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Acura NSX Type S 2022 : le glorieux au revoir

Les améliorations qu’a apportées Acura à la NSX Type S lui permettent d’être la version la mieux accomplie. Dommage qu’elle nous quitte déjà.

Acura NSX 2022

  • Performances de haut calibre
  • Rendement de la motorisation hybride
  • Exclusivité assurée
  • Système multimédia agaçant
  • Finition correcte de l’habitacle, mais sans plus
  • Cher payé pour les performances obtenues

L’Acura NSX de deuxième génération est une supervoiture qui ne fait que commencer à se faire apprécier à sa juste valeur. Et c’est dommage ! En effet, au moment où Acura semble enfin lui avoir donné le « punch » qu’il lui manquait, le constructeur la retire de la gamme. Elle nous envoie donc un glorieux adieu avant de partir.

Un design beaucoup plus éclaté

Toutes les NSX de l’année modèle 2022 sont des Type S. Il s’agit donc d’une édition très limitée qui n’est commercialisée qu’en 350 exemplaires au total, dont seulement 15 au Canada.

Acura en a profité pour lui apporter quelques changements esthétiques, notamment une partie avant complètement différente d’une NSX ordinaire par son pare-chocs clairement plus agressif et ses effets de sols distinctifs comme l’énorme diffuseur sous le pare-chocs arrière. Le subtil écusson Type S au bas de ses flancs permet de l’identifier comme une édition spéciale.

Personnellement j’adore ce qu’Acura a fait avec ce design. Lorsqu’elle a été introduite en 2016, je reprochais à la NSX d’être trop sobre et je détestais son bec chromé. Acura a tout corrigé avec la nouvelle calandre. Peinte en jaune Indy, mon exemplaire attirait l’œil par sa flamboyance. Sa prestance sur la route est immanquable.

Fidèle à ses habitudes, la NSX est très chère. Il s’agit d’un modèle entièrement personnalisable où les options et les ensembles coûtent les yeux de la tête. Mon exemplaire se vendait 225 495 $, y compris des frais de manutention de 3 295 $.

Un habitacle amélioré, mais toujours décevant

Parmi les améliorations apportées, je note un habitacle clairement mieux ficelé qu’avant, surtout par la présence de matériaux de meilleure qualité, comme de l’Alcantara dans la planche de bord. C’est un peu mieux.

Acura n’a cependant pas réglé le pitoyable système multimédia, qui ne comprend toujours pas de bouton physique pour abaisser le volume, ni le ridicule porte-gobelet qui agit plutôt comme élément décoratif. La NSX souffre toujours au chapitre de l’espace de rangement. Le coffre, situé derrière le compartiment-moteur, n’est pas très profond, et le compartiment avant ne propose aucun espace permettant de loger quoi que ce soit. Même la boîte à gants est d’une inutilité déconcertante.

Tout cela étant dit, les bons coups de cet habitacle demeurent bien évidents. La qualité globale de construction est exemplaire. Il est facile de monter à bord même si elle est très basse. Et une fois installé dans son cockpit, on découvre des sièges d’un confort absolument exceptionnel. La position de conduite est parfaite considérant sa vocation sportive.

La prise en main du volant est impeccable, et la visibilité me donnait l’impression d’être derrière le volant d’une Honda Accord plutôt que d’une superbombe de plus de 200 000 $. Les minces piliers A, jumelés à un court capot, nous donnent l’impression d’être assis sur le museau de l’auto et de tout bien voir vers l’avant, une sensation reprise intégralement de l’ancienne NSX.

Toujours hybride et beaucoup plus puissante

La NSX présente une motorisation qui combine toujours un moteur thermique installé au centre arrière du bolide et pas moins de 3 moteurs électriques, dont 2 installés sur le train avant. Elle est donc quatre roues motrices.

Pour la Type S, Acura s’inspire de sa participation dans les courses de catégorie GT3. Elle reçoit ainsi les mêmes turbocompresseurs que la voiture de course. Ceux-ci soufflent à une pression de 111 kilopascals (16,1 livres par pouce carré) contre 104,8 kilopascals (15,2 livres par pouce carré) dans la NSX ordinaire. Le V6 biturbo de 3,5 litres reçoit de nouveaux injecteurs et des refroidisseurs de turbocompression qui seraient, selon le constructeur, 15 % plus efficaces. Tout cela permet d’ajouter 20 chevaux et 36 livres-pieds au moteur thermique.

Acura a ensuite procédé à une reprogrammation complète des logiciels qui gèrent le système hybride afin d’extraire un peu plus d’énergie de la batterie de 1,3 kilowattheure. Tout cela se traduit par une puissance totale combinée qui passe de 573 à 600 chevaux et un couple qui bondit de 476 à 492 livres-pieds.

Enfin, selon Acura, une révision complète de la programmation de la boîte de vitesses à double embrayage à 9 rapports et du système départ-canon permet à la NSX de boucler le sprint de 0 à 96 kilomètres/heure en 2,7 secondes seulement.

Performer dans un confort absolu

Le fait qu’il soit possible de rouler sur le mode électrique pendant de courtes périodes avec une NSX constitue l’une de ses plus belles qualités. Non seulement est-elle discrète et silencieuse sur ce mode, mais elle est également d’une douceur et d’un confort absolument exemplaires.

Sur son mode Comfort, elle valse entre l’électrique et le thermique sans qu’on s’en rende compte, ce qui la rend tout aussi facile à endurer au quotidien qu’une TLX. Ses amortisseurs adaptatifs deviennent plus souples, encaissant les imperfections de la route avec finesse. Je continue de croire qu’il s’agit de la supervoiture la plus confortable de toute l’industrie de l’automobile.

Évidemment, un bolide du genre se déguste sur un circuit fermé, en mode Track, où elle déballera toute sa cavalerie. Hélas, je n’avais accès qu’à des routes publiques. J’étais tout de même au Texas ou de belles sections d’asphalte m’attendaient sous un brûlant soleil texan. Je me suis donc contenté du mode Sport +.

En enfonçant l’accélérateur devant une longue ligne droite qui s’étendait sur des kilomètres, le puissant V6 se met instantanément à rugir derrière mes oreilles. C’est là que je constate qu’Acura a pris le temps de retravailler sa sonorité pour le rendre encore plus viscéral à plein fouet. La poussée d’accélération est complètement ahurissante, au point où le train avant se met soudainement à devenir très léger, comme si l’auto allait s’envoler.

Malgré cette sensation étrange, je ressens tout de même une forme de contrôle dans la direction grâce aux deux moteurs électriques qui s’assurent de tout bien gérer devant moi. La NSX est une bombe. L’instantanéité de sa mécanique, jumelée à la précision de son sélecteur de vitesses au volant, me permettrait d’atteindre des vitesses complètement insensées en une fraction de seconde. Je me calme étant donné que je suis sur une route publique.

L’adrénaline circulant dans mes veines à 200 miles à l’heure, j’applique une forte pression sur la pédale des freins. Celle-ci communique électroniquement aux étriers de mordre les disques en fibre de carbone. L’effet est particulier compte tenu de sa nature numérique, mais ô combien efficace. En une fraction de seconde, je ressens tout le sang de ma tête se projeter vers mon visage. Mais quel rendement !

Dans le virage, je tente de la faire pivoter en jouant avec la pédale d’accélérateur, mais le système SH-AWD semi-électrique, semi-mécanique, refuse. Il tient l’auto bien neutre, conférant au bolide un peu trop de sous-virage à mon goût. Donc j’attends. Mais une fois dépassé l’apex, j’écrase et je me sens catapulté vers la prochaine ligne droite. Si cette NSX ne permet pas de faire corps avec la machine comme son ancêtre, elle est d’une efficacité mécanique exceptionnelle, ce qui permet même à un chauffeur inexpérimenté de devenir un professionnel sans le moindre effort.

On s’imagine qu’Acura a justement voulu conserver la nature facile à endurer au quotidien du bolide en la calibrant ainsi. Les puristes désirant l’essayer sur un circuit fermé pourraient toutefois être déçus par son refus de faire décrocher le train arrière. Mais dans la vie de tous les jours, ce degré de motricité a toute sa place.

Un futur classique ?

Il est évident qu’à un prix semblable, il existe des bagnoles plus rapides en ligne droite et, même, plus agiles dans les virages. Je pense entre autres à la Porsche 911 Turbo ou à l’Audi R8.

Or, tout comme sa devancière, l’Acura NSX se révèle une supervoiture très incomprise, ce qui explique ses piètres chiffres de ventes. Mais tout comme l’ancienne, tout laisse croire qu’elle deviendra tout autant convoitée lorsqu’elle ne sera plus commercialisée, car les sportives de Honda et d’Acura ont cette étrange manie de soudainement grimper en popularité lorsqu’elles disparaissent du marché.

L’Acura NSX Type S deviendra-t-elle un classique comme sa devancière ? Seul le temps nous le dira. Chose certaine, elle s’assure qu’on se souvienne d’elle avant de nous quitter.

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