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Volkswagen Touareg 2017

ESSAI DU VOLKSWAGEN TOUAREG 2017

Benoit Charette

13 octobre 2016

Confort
Design intérieur
Qualité de fabrication


Mécanique vieillissante
Puissance juste
Le diesel est mort


Standard

Données techniques

Marque

Volkswagen

Version

Execline

Échelle de prix

65 460 $

Version à l’essai

Execline

Marque

Moteur

V6, 3.6 litres de 280 ch. @ 6 200 tr-min, 266 lb-pi de 3 000 à 4 000 tr-min

Transmission

Automatique à 8 rapports

Autre conduite

Traction intégrale à prise constante

Consommation annoncée (ville)

13.8 litres/100km

Consommation annoncée (route)

10.2 litres/100km

Consommation enregistrée

10.9 litres/100km

Garantie de base

4 ans / 80 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans / 100 000 km

Sur le marché sous sa forme actuelle depuis 2011, le Volkswagen Touareg commence à prendre sérieusement de l’âge. De plus, son plus gros vendeur, la version TDI, a dû être abandonné en plein cœur du scandale des moteurs diesels. Il ne reste plus que le V6 de 3,6 litres sur la liste alors que le V8 est, lui aussi, disparu. Le comble, son nom, donné en l’honneur du peuple touareg africain, est aujourd’hui reconnu par Washington comme un groupe terroriste… Avec toutes ces embuches, le Touareg est-il encore pertinent? Les Américains ont répondu : NON. 2017 marque les derniers pas du Touareg dans son désert avant l’introduction de son remplaçant, l’Atlas 2018.

Sur le marché sous sa forme actuelle depuis 2011, le Volkswagen Touareg commence à prendre sérieusement de l’âge. De plus, son plus gros vendeur, la version TDI, a dû être abandonné en plein cœur du scandale des moteurs diesels. Il ne reste plus que le V6 de 3,6 litres sur la liste alors que le V8 est, lui aussi, disparu. Le comble, son nom, donné en l’honneur du peuple touareg africain, est aujourd’hui reconnu par Washington comme un groupe terroriste… Avec toutes ces embuches, le Touareg est-il encore pertinent? Les Américains ont répondu : NON. 2017 marque les derniers pas du Touareg dans son désert avant l’introduction de son remplaçant, l’Atlas 2018.

Presque pas de rides

Volkswagen est reconnu pour la sagesse de ses lignes. Des années sont nécessaires avant que l’on commence à voir des signes de vieillesse sur ses produits. Le Touareg, même s’il date de 2011, continue d’avoir fière allure, manifestation indéniable de la qualité de son design. En 2014, on a dépoussiéré, pour une dernière fois, le tout. L’ensemble demeure moderne et classique avec une touche d’aventure.

La version la plus cossue à l’essai se distingue par ses nombreux accents de chrome et d’énormes jantes de 20 pouces à l’allure particulièrement réussie. Comme la tradition l’oblige dans les modèles haut de gamme de Volkswagen, on obtient une collection de DEL, que ce soit aux phares ou encore aux feux. Même s’il est dans ses derniers tours de roue, le Touareg n’a rien de gênant et sa relative rareté ajoute un intérêt supplémentaire pour l’acheteur.

Conserver sa superbe

Volkswagen sait habiller richement un produit. Le Touareg revêt, selon moi, l’une des plus belles présentations intérieures de l’industrie. On propose un design épuré tout en étant somptueux. On peut facilement s’y méprendre avec une Audi tant le travail de finition est relevé. Les matériaux ne sont pas en reste avec des cuirs épais, mais finement taillés en plus d’appliques de boiseries qui meublent la planche de bord, la console et les portières. Le tout est rehaussé par un éclairage orangé le soir. Malheureusement, pas de DEL d’ambiance, signe que l’on commence à prendre de l’âge.

Les sièges se montrent confortables, mais leur conception à « l’américaine » fait que l’on manque un peu de support latéral. Les ajustements sont en grand nombre et les dégagements sont bons pour tous les occupants. Concernant l’ergonomie, la complexité de certaines composantes, dont l’écran multimédia, demande une adaptation, mais rien de sévère. Les touches principales, comme la radio et la climatisation, sont multiples et sont faciles d’accès. Limitant les places au compte de cinq, on conserve une bonne aire cargo avec un volume de 910 et 1 812 litres une fois le dossier de la banquette rabattu.

Les signes du temps et d’un scandale

Pour la vie du Touareg, on peut presque parler de déchéance. Le V8 n’est plus offert, il ne peut donc plus aller jouer dans la cour du HEMI présent dans le Jeep Grand Cherokee. Le pire est arrivé en septembre 2015 lors du scandale Volkswagen et ses moteurs diesels. Si les Jetta et Golf ont réussi à s’en tirer relativement bien, pour le Touareg, on parle d’une véritable tragédie. L’essentiel de ses ventes se concluait grâce au V6 de 3,0 litres fonctionnant au gazole. Difficile de récupérer les incalculables ventes perdues.

On se retrouve donc avec une seule possibilité, un V6 de 3,6 litres bon pour 280 chevaux et un couple de 266 lb-pi. Sans l’ombre d’un doute, il fait le travail, mais il manque de puissance à bas régime. On voit bien que Volkswagen essaie d’éviter les départs canon en favorisant l’économie de carburant. D’ailleurs, sa boite automatique à huit rapports avec mode manuel encourage fortement cette avenue. Au compte d’une semaine d’essai mariant la ville, l’autoroute et les sentiers hors route, on obtient une moyenne tout juste sous la barre des 13 litres/100km.

Bien que le système ne soit pas aussi évolué et complet que ce que l’on retrouve dans le Grand Cherokee, le Touareg se montre capable en situation routière difficile. Avec une molette à la console, on peut choisir un mode hors route qui relève la garde au sol, permettant ainsi un meilleur dégagement pour le passage d’obstacles. Le rouage 4MOTION demeure intéressant, mais là encore, on n’ira pas aussi loin qu’avec un Jeep.

Lourdaud

Je dois confesser que mon souvenir du comportement sur la route du Touareg était meilleur. En aucun temps, il ne se montre vilain, mais la direction manifeste un manque endémique de précision. Je sais bien qu’il s’agit d’un VUS et que l’on ne cherche pas l’acuité d’une sportive, mais venant de Volkswagen, je suis resté sur mon appétit. Par contre, le travail des suspensions fait un excellent travail en tout temps en demeurant ferme et solide, peu importe le type de surfaces. L’agrément de conduite est au rendez-vous, dans la mesure où on le compare aux ténors de la catégorie. Il n’en demeure pas moins que l’on sent constamment la lourdeur du véhicule et tout particulièrement en virage où il tangue si l’on démontre un peu trop d’enthousiasme.

Conclusion

Le Touareg achève sa carrière et franchement, ça paraît. La qualité générale du produit se manifeste par sa fabrication et sa solidité, mais les signes du temps ne mentent pas lorsque l’on parle de mécanique. L’Atlas est à nos portes et arrivera avec ses promesses de mieux servir les Américains soit par une configuration à sept places ou encore par sa motorisation à quatre cylindres de 238 chevaux plus modernes. L’ultime bonne nouvelle, Volkswagen nous confirme que son prix sera plus digeste que les 68 000 $ demandés pour notre version à l’essai.
 

Marque

Volkswagen

Version

Execline

Échelle de prix

65 460 $

Version à l’essai

Execline

Marque

Moteur

V6, 3.6 litres de 280 ch. @ 6 200 tr-min, 266 lb-pi de 3 000 à 4 000 tr-min

Transmission

Automatique à 8 rapports

Autre conduite

Traction intégrale à prise constante

Consommation annoncée (ville)

13.8 litres/100km

Consommation annoncée (route)

10.2 litres/100km

Consommation enregistrée

10.9 litres/100km

Garantie de base

4 ans / 80 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans / 100 000 km

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