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Volkswagen Jetta 2016

ESSAI DE LA VOLKSWAGEN JETTA 2016

Benoit Charette

27 septembre 2016

Moteur performant et peu gourmand
Intérieur spacieux
Tableau de bord bien aménagé
Coffre volumineux et transformable

Visibilité arrière réduite
Seuil élevé du coffre
Revêtement peu inspirant des sièges


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Données techniques

Marque

Volkswagen

Version

Jetta Trendline+ (BVA)

Options

Boîte de vitesses automatique (1 400 $); ensemble Connectivité (450 $) : commande vocale, entrée audio USB, radio satellitaire SiriusXM, chaîne audio Composition Media, système d'intégration pour téléphones cellulaire App Connect.

Échelle de prix

20 845 $ (transport et préparation, frais pour climatiseur, droits sur les pneus et taxes en sus)

Version à l’essai

Jetta Trendline+ (BVA)

Marque

Moteur

L4 turbo, 1,4 litre, DACT, 150 ch @ 5 000 tr-min, 184 lb-pi @ 1 400-3 500 tr-min

Transmission

Automatique à 6 rapports

Autre conduite

Roues motrices avant

Consommation annoncée (ville)

8,5 L aux 100 km

Consommation annoncée (route)

6,0 L aux 100 km

Consommation enregistrée

7,4 L aux 100 km

Garantie de base

4 ans / 80 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans / 100 000 km

La Volkswagen Jetta est comme une vieille amie : toujours là, toujours la même et sans surprise. Depuis l’apparition de sa première génération en 1980 (vous savez, cette berline dont la forme anguleuse pouvait facilement être reproduite avec des blocs Lego), elle a finement évolué en s’adaptant aux tendances du marché, mais en évitant la carte de l’excentricité esthétique. Malgré sa filiation évidente à la Golf, son constructeur a réussi à lui donner une personnalité propre.

La Volkswagen Jetta est comme une vieille amie : toujours là, toujours la même et sans surprise. Depuis l’apparition de sa première génération en 1980 (vous savez, cette berline dont la forme anguleuse pouvait facilement être reproduite avec des blocs Lego), elle a finement évolué en s’adaptant aux tendances du marché, mais en évitant la carte de l’excentricité esthétique. Malgré sa filiation évidente à la Golf, son constructeur a réussi à lui donner une personnalité propre.

Lancée en 2011, la sixième génération poursuit sur cette lancée avec une gamme qui, jusqu’à l’avènement du « dieselgate », était très diversifiée. Aujourd’hui, faute d’avoir des TDI peu gourmandes et performantes à se mettre sous la dent, il reste tout de même les Jetta TSI qui, même en version d’entrée de gamme, se révèlent attrayantes… et pas si gourmande que ça.

TRÈS POPULAIRE, LA JETTA
Depuis 2011, la Jetta est le modèle le plus populaire de la marque allemande au pays. Cette berline compacte talonne les cinq modèles les plus vendus de ce créneau qui sont, dans l’ordre, la Civic, l’Elantra, la Corolla, la Mazda3 et la Cruze.

Toutefois, si l’on combine les ventes de Jetta à celles de la Golf, modèle qui vacille entre la septième et la huitième place au palmarès canadien d’année en année, on constate alors que l’attrait suscité par ce duo allemand (ou mexicain, puisque ces autos sont assemblées à l’usine VW de Puebla) est plus considérable qu’on ne le pense. Cette combinaison les propulserait en quatrième position, et ce malgré la mauvaise presse que s’est méritée le constructeur, on sait pourquoi.

Pour saisir l’origine de cet attrait, il suffit de conduire une Jetta TSI Trendline+, une version d’entrée de gamme bonifiée qui n’est pas banale.

SILHOUETTE ANONYME QUI VIEILLIT BIEN
L’attrait n’est sûrement pas engendré par l’esthétique de cette voiture. Comparativement à une Civic, une Cruze ou même une Mazda3, la Jetta paraît classique, voire même discrète, sobre et même anonyme. Sa silhouette offre cependant une qualité indéniable : en évitant les attributs chromés excessifs et les formes excentriques, dont on se lasse rapidement, la Jetta vieillit bien.

Dans le cas d’une Trendline (et même la Trendline+ dont nous avons fait l’essai), l’absence de roues en alliage, d’antibrouillards (une option), de DEL faisant office de feux diurnes et d’autres artifices purement décoratifs ne se fait pas sentir.

D’ailleurs, l’acheteur avisé ne se plaindra pas de rouler sur d’humbles pneus de 15 po chaussant de vulgaires roues d’acier masquées par des enjoliveurs de plastique. Cette taille de pneus lui permettra d’économiser une somme significative lorsque viendra le temps d’acheter des « galoches d’hiver ». Il ne déboursera sûrement pas autant que le propriétaire d’une rutilante Jetta GLI Autobhan, une variante sport dotée de belles roues Mallory de 18 po en alliage.

QUEL MOTEUR !
La Jetta Trendline+ suit la tendance de l’industrie avec son nouveau moteur suralimenté. Ce petit 4-cylindres de 1,4 L à turbocompresseur a remplacé un 4-cylindres atmosphérique de 2,0 L, qui équipait cette version en 2015. Un changement où l’acheteur n’a pas perdu au change.

Au contraire, ce moteur TSI injecte un surcroît de puissance à cette berline compacte, d’abord par les 35 ch additionnels qu’il produit, mais plus encore par son couple délirant. Imaginez, l’ancien 2,0 L ne produisait que 125 lb-pi de couple à 4 000 tr/min, alors que ce TSI de 1,4 L ne livre rien de moins que 184 lb-pi, et ce sur une large plage de régimes : de 1 500 à 4 750 tr/min !

Tout cela se traduit par des performances nettement plus inspirantes, car l’accélération de 0 à 100 km/h s’accomplit désormais en 8 secs plutôt que 10. Mais précisons qu’elle est aussi beaucoup plus linéaire. En prime, malgré le turbocompresseur, ce moteur TSI se contente de peu de carburant : le constructeur annonce une cote moyenne d’environ 7,3 L/100 km, cote que nous avons reproduite à un dixième de litre près sur un parcours mixte (ville, campagne et autoroute) de plus de 500 km. Et, naturellement, nous parlons de carburant régulier, et non du super ! Difficile de demander mieux.

CONDUITE STIMULANTE POUR LES SENS
Sur la route, la Jetta Trendline+ ne laisse jamais paraître son statut de modèle bon marché. La conduite est stimulante grâce à une servodirection précise, des freins faciles à moduler et une suspension indépendante aux quatre roues qui, sans être molle, masque parfaitement les défauts des routes cahoteuses d’arrière-pays.

De plus, la boîte de vitesses automatique, dont notre voiture d’essai était munie, offre le meilleur des deux mondes. En mode automatique, elle passe ses rapports sans heurt et se révèle idéale pour la circulation urbaine à l’heure de pointe, alors que son mode séquentiel permet d’exploiter le frein moteur pour rendre la conduite un tantinet plus sportive lorsque les conditions routières le permettent.

Bien entendu, l’aménagement intérieur conserve les qualités ergonomiques associées à l’ensemble des produits Volkswagen, mais l’apparence paraîtra terne pour certains. Après tout, il n’y a pas de garnitures noir brillant (« piano ») ou iridium brossé, comme on en retrouve dans l’habitacle d’une Jetta Highline, cette version qui est la plus cossue de la gamme. De plus, les sièges de la Trendline+ sont recouverts d’un matériel grisâtre vraiment, vraiment peu inspirant.

En revanche, les sièges baquets sont superbement confortables et la dotation de série de cette Trendline comprend des sièges chauffants, un climatiseur, une caméra arrière, un régulateur de vitesse, des lève-vitres électriques et l’interface de connectivité Bluetooth permettant la téléphonie cellulaire mains libres. Bref, l’essentiel pour faciliter la vie d’un conducteur y est.

Précisons également qu’avec 440 L de volume utile, le coffre est parmi les plus volumineux des berlines compactes. Il a toutefois un seuil élevé et les supports de son couvercle peuvent écraser des objets fragiles qu’on poserait par mégarde en dessous. À surveiller.

J’ACHÈTE !
Attrayante cette « compacte bon marché » ? Assurément. Son comportement routier, sa consommation raisonnable et son confort compensent son allure discrète, voire anonyme. Après tout, cette Jetta peut transporter confortablement quatre adultes et rendre tout aussi heureux un conducteur passionné par la conduite sportive, même avec la boîte automatique. Tout cela pour un peu plus de 20 000 $.

Et dire que certains automobilistes s’imposent un habitacle de Lilliputien en choisissant une berline Ford Fiesta Titanium qui, ironiquement, coûte beaucoup plus cher…


Photos originales : Luc Gagné
 

Marque

Volkswagen

Version

Jetta Trendline+ (BVA)

Options

Boîte de vitesses automatique (1 400 $); ensemble Connectivité (450 $) : commande vocale, entrée audio USB, radio satellitaire SiriusXM, chaîne audio Composition Media, système d'intégration pour téléphones cellulaire App Connect.

Échelle de prix

20 845 $ (transport et préparation, frais pour climatiseur, droits sur les pneus et taxes en sus)

Version à l’essai

Jetta Trendline+ (BVA)

Marque

Moteur

L4 turbo, 1,4 litre, DACT, 150 ch @ 5 000 tr-min, 184 lb-pi @ 1 400-3 500 tr-min

Transmission

Automatique à 6 rapports

Autre conduite

Roues motrices avant

Consommation annoncée (ville)

8,5 L aux 100 km

Consommation annoncée (route)

6,0 L aux 100 km

Consommation enregistrée

7,4 L aux 100 km

Garantie de base

4 ans / 80 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans / 100 000 km

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