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Toyota Camry hybride 2015

Benoit Charette

9 mars 2015

Consommation tout de même intéressante
Efficacité des composantes mécaniques et de leur interaction
Dossier de fiabilité impeccable
Douceur de roulement
Espace et aménagement intérieur
Prix des versions
Siège du conducteur (assiste trop courte, manque d'ajustements)
Taille du coffre légèrement amputée (version hybride)


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Données techniques

Marque

Toyota

Version

XLE

Échelle de prix

36 385 $

Version à l’essai

XLE

Marque

Moteur

4-cylindres de 2,5 litres à cycle Atkinson

Transmission

Automatique à variation continue

Autre conduite

Roues motrices avant

Consommation annoncée (ville)

5,5 litres aux 100 kilomètres

Consommation annoncée (route)

6 litres aux 100 kilomètres

Consommation enregistrée

5,7 litres aux 100 kilomètres

Garantie de base

3 ans / 60 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans / 100 000 km

La Toyota Camry en a pris pour son rhume au cours des dernières 10-15 années. On s’est attaqué à son allure moribonde, à l’expérience de conduire somnifère qu’elle avançait et à son caractère… Au fait, quel caractère?

La Camry, c’était la définition de la platitude, point à la ligne.

Mais au fait, que pouvait-on vraiment lui reprocher, mis à part d’être plate? De fournir un espace généreux pour tous les occupants, d’offrir des mécaniques efficaces et fiables au possible, de livrer un niveau de confort tout à fait adéquat?

Elle s’est même déguisée en version hybride pour contribuer à la santé de la planète.

En vérité, ce qu’on aurait souhaité, c’est que toutes ces qualités soient intégrées à un ensemble plus dynamique, tant visuellement qu’au niveau du rendement.

Un peu de chien, ça ne nuit jamais.

La bonne nouvelle, c’est que les critiques ont été entendues, du moins partiellement. L’actuelle génération de la Camry, sans être devenue une party animal, est plus jolie et propose une conduite plus inspirée. Pour 2015, Toyota y est même allé de retouches esthétiques intéressantes. On est sur la bonne voie, y compris pour la version hybride.

Cependant, j’ai toujours des doléances à propos de cette dernière. Mais avant, faisons le tour de notre sujet.

Discrétion
Comme mentionné, le style de la Camry a bien évolué au passage de la dernière génération, si bien que la voiture possède des traits plus singuliers. Vous êtes libres d’aimer ou non, mais au moins, c’est moins fade.

La discrétion à laquelle je fais référence, c’est au secret hybride. Bien malin est celui qui va, d’un simple coup d’oeil, distinguer cette version des autres. Il faut pour cela porter attention aux logos reposant à l’avant et à l’arrière, ces derniers empruntant une teinte bleutée. 

Au niveau des versions, vous en retrouverez trois, dont une qui s’installe de façon permanente dans la gamme, la SE. Cette dernière profite d’une suspension aux réglages plus sportifs et vise à offrir une conduite plus dynamique.

Quand on vous dit que Toyota est au courant de ses lacunes…

Autrement, il y a la variante de base LE ainsi que la XLE, entièrement équipée. C’est elle qui était à notre disposition.

Espace invitant
Toyota a redessiné l’habitacle de sa Camry au cours des dernières années et rehaussé son niveau de qualité, si bien qu’on doit reconnaître l’excellent travail qui a été accompli. C’est beau et les matériaux sont de qualité; le règne des plastiques douteux semble résolu.

L’information retransmise au conducteur est facile à consulter et très complète en ce qui concerne cette version hybride. L’élément le plus intéressant se veut ce tableau qui nous informe, en temps réel, de la relation entre le moteur et les piles. Ainsi, on sait en tout temps qui fournit la traction aux roues avant et on peut même influencer cette relation; j’y reviens.

À l’arrière, les passagers profitent de beaucoup d’espace et d’un niveau de confort très correct. Malheureusement, le même constat ne s’applique pas à la position du conducteur. Le siège qui l’accueille manque de soutien et son assise est trop courte. Qui plus est, il manque d’ajustements, ce qui fait que tous ne pourront pas trouver leur zone de confort.

À revoir, de grâce.

Mécanique
La Camry hybride est équipée d’un 4-cylindres de 2,5 litres à cycle Atkinson, lequel est jumelé à un moteur électrique. La puissance combinée des deux organes est de 200 chevaux. Comme c’est souvent la norme, une boîte CVT est au menu, efficacité énergétique oblige.

Au niveau de la fiabilité, c’est béton. Je vous mets au défi de trouver quelque chose de plus fiable sur le marché.

Au niveau du rendement, par contre, il est temps d’offrir plus.

À l’usage
Comprenez-moi bien. Il n’y a rien qui cloche dans le fonctionnement du système hybride de la Camry. Il est efficace. À l’arrêt, il est facile de démarrer en ne mettant à contribution que l’énergie électrique. À vitesse stable, lorsqu’on voit que le niveau d’énergie des piles est suffisant, il suffit de relâcher brusquement l’accélérateur pour faire basculer le mode de propulsion du moteur thermique à l’électricité. Au freinage, le système de génération fait son travail. Bref, tout fonctionne très bien.

Cependant, lorsque j’ai fait l’essai de ma première voiture hybride (une Prius), il y a une dizaine d’années, j’avais obtenu une consommation pratiquement identique à celle réalisée avec cette Camry hybride, soit environ 5,5 litres aux 100 kilomètres.

N’a-t-on pu réaliser de véritables progrès en 10 ans? Pour être honnête, le système est plus efficace qu’il ne l’était, mais si peu. Il y a 10 ans, on prédisait qu’en 2015, les voitures hybrides nous permettraient d’atteindre des moyennes de 3,5 litres aux 100 km.

En fait, pour cela, il faut aller vers les versions enfichables (plug-in).

L’autre problème, il réside au niveau du prix. Il faut, au bas mot, débourser entre 3000 $ et 4000 $ de plus pour une version hybride similairement équipée à une version conventionnelle. En économisant trois litres aux cent et en parcourant en moyenne 20 000 kilomètres par année, il faudra compter un peu plus de cinq ans pour récupérer son investissement.

C’est trop long!

Et la version enfichable de la Prius, qui propose un meilleur rendement, à condition de pouvoir être branchée régulièrement?

L’équation n’est pas meilleure. Il faut débourser quelque 7000 $ supplémentaires pour l’obtenir.

En somme, tout se résume à une question monétaire. Si l’acheteur n’y trouve pas son compte rapidement, il va regarder ailleurs.

Si vous voulez savoir pourquoi on retrouve peu de versions hybrides sur la route, ne cherchez pas plus loin.

C’est en ce sens qu’il va en falloir plus à cette Camry hybride pour convaincre les acheteurs.

Car pour le reste, elle n’est pas inintéressante. Sa conduite, à défaut d’être excitante, est rassurante et empreinte de confort. Elle est peu coûteuse à l’usage, tant au niveau de la consommation que de l’entretien. Bref, plusieurs éléments militent pour elle.

Conclusion
Si la Camry régulière se vend très bien, et pour cause, Toyota a du pain sur la planche pour vendre plus de variantes hybrides.

Les raisons vous ont été énumérées. Le jour où l’écart de prix avec les versions régulières va fondre, ou que les cotes de consommations vont osciller autour de 3 litres aux 100 km, les ventes vont grimper.

Pour l’instant, son choix demeure une question de principe, pas de logique.

Marque

Toyota

Version

XLE

Échelle de prix

36 385 $

Version à l’essai

XLE

Marque

Moteur

4-cylindres de 2,5 litres à cycle Atkinson

Transmission

Automatique à variation continue

Autre conduite

Roues motrices avant

Consommation annoncée (ville)

5,5 litres aux 100 kilomètres

Consommation annoncée (route)

6 litres aux 100 kilomètres

Consommation enregistrée

5,7 litres aux 100 kilomètres

Garantie de base

3 ans / 60 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans / 100 000 km

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