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Nissan Sentra 2015

Benoit Charette

6 avril 2015

Boîte manuelle qui dynamise la conduite
Relativement frugale
Coffre immense
Fiable

Insonorisation perfectible
Direction plutôt neutre
Peu de confort à l'arrière
Puissance un peu juste

Standard

Données techniques

Marque

Nissan

Version

SV

Échelle de prix

20 165 $

Version à l’essai

SV

Marque

Moteur

4 cylindres de 1,8 litre

Transmission

Manuelle à 6 rapports

Autre conduite

Roues motrices avant

Consommation annoncée (ville)

8,9 litres aux 100 kilomètres

Consommation annoncée (route)

6,6 litres aux 100 kilomètres

Consommation enregistrée

7,2 litres aux 100 kilomètres

Garantie de base

3 ans / 60 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans / 100 000 km

La Sentra fait partie des meubles au sein de la grande famille Nissan. Produite depuis 1982, elle œuvre à l’intérieur d’une multitude de marchés. Au cours de son histoire, elle a tantôt connu de grands succès et tantôt été plus... oubliée.

Du moins chez nous.

Une carrière ponctuée de hauts et de bas, donc.

Plus récemment, on se souviendra des modèles de la génération 2000-2006. Ces derniers pullulaient sur nos routes. Puis, à la refonte de 2007 s’est amorcée une période plus obscure, l’ombrage étant la résultante d’un modèle plutôt banal et de l’arrivée de la Versa sur le marché. Pour illustrer le tout, deux statistiques. En 2003, Nissan écoulait 8247 Sentra au Québec, un chiffre qui n’a pas été menacé depuis. En 2007, seulement 3428 versions étaient écoulées.

En 2013, la Sentra était revue et Nissan la repositionnait dans la gamme, tout comme la Versa, question de proposer une gradation dans l’offre.

Le remue-méninges semble avoir porté ses fruits. Une légère hausse des ventes du modèle s’est opérée depuis.

Le style…
La Sentra figure dans le segment des voitures compactes, un créneau où, historiquement, les constructeurs n’ont jamais déployé de grands efforts pour offrir aux consommateurs des produits esthétiquement désirables.

Les choses ont changé depuis quelques années, notamment grâce aux efforts de Ford avec la Focus.

Désormais, on offre du beau. Voilà qui a forcé Nissan, ainsi que d’autres constructeurs, surtout japonais, à revoir leurs pratiques.

C’est dans ce contexte qu’est née la dernière évolution de la Sentra. Son style a alors tranché de celui proposé avec le modèle d’ancienne génération. Du moins a-t-on senti qu’un effort avait été fait en matière de style.

Cependant, chez Nissan, on est capable du meilleur et du pire. La Sentra nage entre ces deux antipodes.

Elle n’est ni laide, ni belle.

Remarquez, ce fait n’a pas empêché la Toyota Corolla de connaître du succès. Ainsi, rien n’est perdu pour la Sentra… à condition qu’elle offre autre chose.

Habitacle
Le mot simplicité résume parfaitement le traitement réservé au cocon de la Sentra. Les méchantes langues diront qu’on a cruellement manqué d’originalité au niveau de la présentation. Les plus modérés affirmeront qu’on ne s’est tout simplement pas cassé la tête.

Quelque chose entre les deux aurait été souhaitable. Sans exiger d’une telle voiture une présentation à la Ferrari, un peu de créativité aurait rendu l’ensemble plus attrayant. La vérité, c’est que la présentation qui nous est servie est terne au possible. Ceux qui aiment le beau déprimeront.

En revanche, au niveau de la fonctionnalité, il y a peu à redire. Les commandes sont faciles d’accès et leur utilisation ne requiert aucune formation. Un ordinateur de bord nous renseigne sur des éléments essentiels comme la durée des trajets et notre consommation d’essence. Dans le cas de la version SV dont nous profitions, les sièges chauffants avaient même été invités à bord.

Avec l’hiver que nous avons eu…

Ces sièges, en passant, se veulent confortables, sans plus. Sur de longs trajets, certains découvriront leurs limites. À l’arrière, la limite s’atteint plus rapidement alors que la notion de confort en prend pour son rhume. Les enfants ne s’en formaliseront pas.

Enfin, un mot sur l’insonorisation qui se veut moyenne. En ville, ça s’endure, mais sur l’autoroute, ça peut devenir agaçant, surtout si Éole fait des siennes.

En somme, tout est OK à bord, mais si l’ensemble était amélioré, l’expérience en serait grandement rehaussée.

Mécanique
L’acheteur n’a pas à se casser la tête lorsqu’il acquiert une Sentra. Un seul moteur repose à l’avant, soit un 4-cylindres de 1,8 litre qui propose 130 chevaux et 128 livres-pieds de couple. On ne demande pas à ce dernier d’être performant, mais efficace et frugal. À ce chapitre, c’est réussi. La fiabilité à long terme est excellente et à la pompe, on s’en tire avec de bonnes médianes.

Lors de ma semaine d’essai, marquée par un froid de canard, ça s’est soldé par 7,1 litres aux 100 kilomètres. L’été, vous pouvez vous attendre à quelque chose autour de 6,5 litres.

Au niveau des boîtes de vitesse, on retrouve la CVT dans la majorité des modèles, mais sachez que la boîte manuelle à six rapports est toujours offerte par Nissan. Si la première promet des économies d’essences supérieures à la deuxième, elle promet un degré d’ennui impressionnant à l’utilisation.

Heureusement, pour éviter la dépression avec l’hiver qui n’en finit plus, c’est une version pourvue d’une boîte manuelle que j’ai mise à l’essai.

Comportement
On n’a beau parler que d’une boîte de vitesse par rapport à une autre, mais ces dernières influent grandement sur l’expérience derrière le volant.

Avec une CVT, la conduite de la Sentra est d’un ennui mortel.

Avec une boîte manuelle, c’est une autre histoire. Je ne vous dis pas que la voiture tient mieux la route, freine comme une Formule 1 ou négocie les virages avec plus d’assurance. Non. Sauf qu’aux commandes, on a l’impression de la conduire cette voiture et non l’inverse. La boîte à six rapports propose des engrenages bien étagés et l’embrayage, sans proposer un raffinement à la Honda ou à la Toyota, se manipule avec aisance.

Aussi, ça nous permet de mieux exploiter la puissance avancée. Ça peut sembler banal, mais sur une bretelle d’autoroute ou lors d’une manœuvre de dépassement, rien n’égale un changement de rapport que l’on décide nous même et que l’on contrôle de plein gré.

Et ne me parlez pas de palettes au volant. Elles ne riment pas toujours avec efficacité et promptitude à l’exécution.

Bref, une Sentra munie d’une boîte manuelle, c’est oui en ce qui me concerne. Avec une CVT, je préfère le vélo.

Conclusion
Malgré un style quelconque, un habitacle qui profiterait de raffinement, une conduite plus neutre que branchée, la Sentra n’est pas porteuse de défauts que l’acheteur doit fuir comme la peste.

Au contraire, cette voiture exécute sans faillir aux tâches qui lui incombent.

Pour l’acheteur, elle représente une valeur sûre, sa fiabilité mécanique étant au-dessus de la moyenne. 

Le hic, c’est que dans le segment, il y a mieux ailleurs, notamment du côté de la Civic de Honda et de la Corolla de Toyota.

Eh oui, encore elles!

N’empêche, si votre instinct vous mène chez Nissan, vous ne ferez pas une mauvaise affaire, mais de grâce, essayez les deux transmissions. 

Marque

Nissan

Version

SV

Échelle de prix

20 165 $

Version à l’essai

SV

Marque

Moteur

4 cylindres de 1,8 litre

Transmission

Manuelle à 6 rapports

Autre conduite

Roues motrices avant

Consommation annoncée (ville)

8,9 litres aux 100 kilomètres

Consommation annoncée (route)

6,6 litres aux 100 kilomètres

Consommation enregistrée

7,2 litres aux 100 kilomètres

Garantie de base

3 ans / 60 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans / 100 000 km

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