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Mitsubishi Outlander 2016 : en éternelle quête identitaire

Benoit Charette

7 juin 2015

Fiabilité des moteurs
Construction solide
Traction intégrale efficace
Capacité de remorquage du V6 (3500 livres)

Style figé dans le temps
Nouveau faciès peu convaincant
Consommation du V6


Standard

Données techniques

Marque

Mitsubishi

Marque

Moteur

4-cylindres de 2,4 litres et 166 chevaux; V6 de 3 litres et 224 chevaux (boîte automatique à six rapports)

Transmission

Automatique à variation continue

Autre conduite

Traction intégrale à prise temporaire

Consommation annoncée (ville)

4-cylindres : 9,2 l/100 km (2RM) et 9,7 l/100 km (4RM) ; 6-cylindres : 11,9 l/100 km.

Consommation annoncée (route)

4-cylindres : 7,5 l/100 km (2RM) et 8,1 l/100 km (4RM) ; 6-cylindres : 8,5 l/100 km.

Garantie de base

5 ans / 100 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

10 ans / 160 000 km

Pour la troisième fois en autant d’années, Mitsubishi dote son Outlander d’un nouveau faciès, de quoi nous rappeler la belle époque alors que les constructeurs modifiaient le style de leurs bolides chaque année, tout simplement parce que c’était comme ça qu’on faisait les choses.

En fait, au cours des huit millésimes compris entre 2009 et 2016 inclusivement, l’Outlander a porté cinq masques différents. Le problème, c’est que Mitsubishi n’essaie pas ici de reproduire ce qui se faisait à l’époque.

Non. Plutôt, elle se cherche désespérément une signature.

L’a-t-elle enfin trouvé?

Jasons...

La quête
Pour 2010, Mitsubishi donnait à son Outlander le museau de la Lancer. Plusieurs, y compris celui qui écrit ces lignes, croyaient que la compagnie l’avait trouvé, sa signature. Erreur! À l’automne 2013, le modèle de troisième génération se pointait le nez (!) et arborait un faciès beaucoup plus générique. Mitsubishi était consciente que plusieurs consommateurs aimaient l’allure du modèle, mais que plusieurs la détestaient, aussi.

Ça la dérangeait passablement. Voilà pourquoi le design apparu en 2014 était plus générique, soporifique.

En 2015, le bec était retouché, et voilà qu’encore une fois, les concepteurs le revoient pour 2016.

La quête d’une image, ça ressemble à ça. Lorsqu’on trouve la bonne formule, on n’y touche plus; ou à peine. De toute évidence, Mitsubishi se cherche une image.

Ainsi, ce « nouveau » Outlander reçoit des bandes chromées qui viennent délimiter les frontières du nouveau parechoc. On remarque aussi la présence de nouveaux phares antibrouillard alors que les phares et les feux accueillent des DEL.

En fait, même si ça demeure subtil, tout ce qu’on voit à l’avant du parebrise a été revu.

Certes, c’est plus distinctif. De là à dire que c’est beau, il y a une marge, mais la beauté demeure tellement subjective que je vous laisse être juge et juré.

Ce qui est définitif, c’est qu’on ne peut reprocher à Mitsubishi de dormir sur ses deux oreilles; la compagnie déploie des efforts pour mousser les ventes de son Outlander, un pilier au sein de sa gamme.

Et elle doit composer avec une concurrence nombreuse et fort compétente; pas facile!

Chut!
Quantité des améliorations apportées à cet Outlander 2016 se retrouvent à l’intérieur. Dans le désordre, on découvre un nouveau volant offrant une texture et une prise en main plus intéressantes, des matériaux plus doux et coussinés, notamment sur le tableau de bord et l’appuie-bras, de même qu’un repositionnement des contrôles de la radio et du système de navigation. Aussi, l’interface de ces derniers a-t-elle été revue dans le but d’offrir une impression plus somptueuse.

À l’arrière, on a simplifié les étapes pour faire passer les sièges de leurs positions redressées à un plancher plat, un élément qui sera apprécié des propriétaires.

Cependant, et surtout, on a sensiblement amélioré l’insonorisation. Voilà une excellente nouvelle. Sur place, un court essai du modèle 2015 a confirmé cette impression ressentie lors des premiers kilomètres franchis avec la nouvelle mouture.

Il faut dire que 31 des 101 améliorations que Mitsubishi dit avoir apportées à l’Outlander ont été consacrées à la réduction des bruits environnants.

C’est concluant.

Mécaniques identiques, mais…
On va se dire les vraies choses; Mitsubishi n’a pas de grands moyens financiers. En conséquence, elle nous sert encore les mêmes mécaniques, soit le 4-cylindres de 2,4 litres et le V6 de 3 litres.

On a deux options ici : pester contre l’immobilisme de l’entreprise ou regarder ce que ces mécaniques nous proposent d’intéressant. Allons-y de façon constructive. De toute manière, a-t-on le choix?

D’abord, le 4-cylindres. Fait intéressant, ce dernier reçoit une nouvelle boîte CVT (CVT8) qui vient grandement modifier son rendement. En gros, elle permet une exploitation plus rapide du couple. Concrètement, à l’accélération, l’Outlander s’exécute plus promptement et lorsqu’une accélération brusque est nécessaire, il en va de même.

Puis, on l’entend moins, fruit d’une meilleure efficacité et de la trentaine d’attentions portées à l’insonorisation.

De la musique (!) pour nos oreilles.

Concernant le V6 de 3 litres, il perd trois chevaux pour en compter maintenant 224 en raison d’un nouveau système catalytique, mais on n’y voit que du feu. Ce dernier demeure efficace et devrait continuer à équiper 70 % des Outlander que choisissent les consommateurs canadiens.

À la pompe, il ne faut pas s’attendre à des miracles de sa part, hélas. La moyenne annoncée est à 10,4 litres aux cent. Cependant, la consommation du 4-cylindres a été réduite, merci à la nouvelle transmission.

Dans les deux cas, LA chose intéressante, c’est la fiabilité. Ces deux moulins montrent des bulletins impeccables et vont vous rendre de fiers services longtemps.

Ça, lorsqu’on se magasine un véhicule neuf, ce n’est pas rien. Mitsubishi n’offre pas sa garantie de 10 ans aveuglément. D’ailleurs, c’est la première raison que donnent les acheteurs pour justifier leur choix chez ce constructeur.

Retour aux sources
Depuis le passage au modèle de la présente génération, à l’automne 2013, une des critiques essuyées par Mitsubishi a trouvé une oreille attentive au département d’ingénierie. Elle concernait la suspension qui n’offrait plus la rigidité d’antan, ce qui, de facto, rendait la conduite du Outlander moins sportive que par le passé.

Et la compagnie qui mise sur l’image sportive de son utilitaire…

En conséquence, on a effectué un retour aux sources. À l’avant, la traverse (cross-member) a été renforcée et rigidifiée cependant que les amortisseurs ont été recalibrés afin d’offrir un meilleur compromis entre le confort et la tenue de route.

À l’arrière, les cylindres des amortisseurs ont pris du volume et la flexibilité des ressorts a été revue de façon à optimiser, encore une fois, le compromis confort/agilité.

Aux commandes, on perçoit une différence. En fait, l’Outlander 2016 retrouve une partie du caractère sportif perdu lors de la dernière refonte.

Au risque de se répéter, on ne peut reprocher à Mitsubishi un manque d’efforts.

Au demeurant, on a un véhicule qui propose un agrément de conduite louable, un niveau d’insonorisation désormais appréciable et des mécaniques qui, à défaut d’être hyper frugales et à la fine pointe de la technologie, sont fiables et éprouvées.

En prime, le choix d’une version à moteur 4-cylindres est désormais intéressant.

Avant d’y aller avec les versions, rappelons deux choses. L’Outlander est livrée avec une kyrielle de caractéristiques de sécurité et il est toujours équipé d’une des meilleures tractions intégrales de l’industrie. Attention, toutefois, chacun des modèles ne profite pas nécessairement des mêmes dispositifs.

Prix et versions
ES à 2RM    : 25 998 $
ES à 4RM     : 27 998 $. Version Premium : 31 998 $
SE à 4RM     : 31 198 $. Version Touring      : 32 798 $
GT-S 4RM     : 36 498 $. Avec navigation     : 38 398 $

Notez que la disponibilité du moteur V6 débute avec la livrée SE

Conclusion
Le sentiment demeure mitigé en ce qui concerne ce nouveau Outlander. Considérant que la compagnie est capable de produire du matériel intéressant, on aurait espéré tellement plus. Du coup, compte tenu de sa réalité financière, on est conscient qu’elle fait ce qu’elle peut avec les moyens du bord.

S’il y a un pot à distribuer, il touche le design. Là, la liste d’excuses de la compagnie s’effrite.

Les fleurs, elles vont à cette nouvelle combinaison 4-cylindres/boîte CVT, aux raffinements apportés à l’habitacle et à l’éternelle fiabilité du modèle.

En conséquence, si l’esthétisme et le raffinement mécanique sont les derniers de vos soucis, je vous le recommande sans hésiter.

Marque

Mitsubishi

Marque

Moteur

4-cylindres de 2,4 litres et 166 chevaux; V6 de 3 litres et 224 chevaux (boîte automatique à six rapports)

Transmission

Automatique à variation continue

Autre conduite

Traction intégrale à prise temporaire

Consommation annoncée (ville)

4-cylindres : 9,2 l/100 km (2RM) et 9,7 l/100 km (4RM) ; 6-cylindres : 11,9 l/100 km.

Consommation annoncée (route)

4-cylindres : 7,5 l/100 km (2RM) et 8,1 l/100 km (4RM) ; 6-cylindres : 8,5 l/100 km.

Garantie de base

5 ans / 100 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

10 ans / 160 000 km

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