Mitsubishi Outlander 2015 : obstinément efficace - messages.columnarticles-details.Columns

Standard

Mitsubishi Outlander 2015 : obstinément efficace

Benoit Charette

26 octobre 2014

Capacité de remorquage
Bonne qualité de construction
Fiabilité
Garantie béton

Lignes quelconques
Présentation intérieure ordinaire
Consommation trop élevée


Standard

Données techniques

Marque

Mitsubishi

Version

GT S-AWC

Options

Ensemble de navigation

Échelle de prix

40 628 $

Version à l’essai

GT S-AWC

Marque

Moteur

V6 de 3 litres

Transmission

Automatique à 6 rapports

Autre conduite

Traction intégrale à prise temporaire

Consommation annoncée (ville)

10,1 litres aux 100 kilomètres

Consommation annoncée (route)

7,1 litres aux 100 kilomètres

Consommation enregistrée

12,5 litres aux 100 kilomètres

Garantie de base

5 ans / 100 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

10 ans / 160 000 km

Mitsubishi, la compagnie automobile, peine à s’enraciner en Amérique du Nord. Depuis une dizaine d’années, sa mort a dû être annoncée… une dizaine de fois.

Pourtant, en février dernier, le nouveau président de Mitsubishi Motors, Tetsuro Aikawa, a répondu catégoriquement "non" lorsqu’on lui a demandé si la compagnie considérait se retirer du marché nord-américain.

On s’entête, donc, mais on n’a peut-être pas tort de le faire.

En 2013, les ventes de modèles Mitsubishi ont fait un bon de 8 % chez nos voisins du Sud. Chez nous, la situation progresse à pas de tortue; certains modèles (RVR) font un pas en avant alors que d’autres (Outlander) en font un en arrière.

Espérant reverser la vapeur, quelques retouches ont été apportées à l’édition 2015 de l’Outlander, fraîchement débarquée.

De légers changements

Au lancement de la nouvelle génération, l’an dernier, la déception avait été unanime concernant la nouvelle gueule du baroudeur japonais. On avait remplacé une signature agressive qu’était la grille en forme de gueule de requin par un facies timide, à la limite grimaçant et porteur d’un trait gênant; le logo qui trônait au centre de la grille ressemblait étrangement au sigle des vieilles consoles Atari.

Oups!

Que ce soit un hasard ou non, le constructeur nous revient un an plus tard avec un Outlander au museau légèrement redessiné et où les références avec la console de jeu ne sont plus possibles. En fait, on a modifié la forme des deux bandes latérales chromées horizontales qui relient les phares. Ces dernières ne pointent plus vers le haut autour du logo de Mitsubishi, effet qui nous rappelait la marque de commerce du célèbre fabricant de jeu. (voir la photo du modèle 2014 dans notre galerie)

Autrement, le véhicule demeure le même, à l’exception du fait que la bande horizontale située au bas du bouclier est désormais noire, ce qui redonne un tantinet l’effet gueule de requin des modèles de l’ancienne génération.

Un B pour l’effort. Au moins, on a dégainé rapidement et il faut le saluer.

Du reste, l’Outlander se décline toujours en quatre versions, soit ES 2WD, ES AWC, SE AWC et GT S-AWC. C’est cette dernière qui était à notre disposition.

À bord

L’habitacle demeure inchangé et il se caractérise par le fait qu’il peut accueillir sept personnes. Dans la catégorie, ça place l’Outlander dans une classe à part.

Les places six et sept ne conviennent qu’à de jeunes enfants cependant, il est important de le souligner.

Au niveau du confort, il n’y a rien à redire, vraiment. La qualité des matériaux est aussi fort acceptable. Il est vrai que notre version profitait du nec plus ultra en matière d’équipement.

Un bon mot pour la qualité d’assemblage, également. La cabine est solidement construite et ça se ressent.

Le principal défaut, il est dans le style. En fait, la présentation manque de caractère.

Mécanique

Depuis des lunes, l’Outlander peut être animé par deux mécaniques, soit un 4-cylindres de 2,4 litres ou un V6 de 3 litres. Si le premier se tire d’affaire, c’est le deuxième qui rend la conduite de ce VUS plus intéressante. D’abord en raison de sa puissance, plus grande, mais aussi parce qu’il est jumelé à une boîte automatique à six rapports. Le moteur 4-cylindres est marié à une boîte CVT qui a grandement besoin d’être raffinée.

Qui plus est, les versions servies de série avec le moteur V6 (SE AWC et GT S AWC) profitent d’une traction intégrale fort efficace et méconnue au niveau de sa compétence. A-t-on besoin de rappeler que Mitsubishi et le rallye sont intimement liés?

Notez que la version ES AWC est aussi livrée avec la motricité aux quatre roues.

Comportement

On aime souvent être surpris, ébahi ou emballé, lorsqu’on prend le volant d’un véhicule. Ce n’est pas le cas avec l’Outlander,

Cependant, n’allez pas interpréter ce commentaire de façon négative.

D’abord parce que la mission du Outlander n’est pas de nous émerveiller. Plutôt, elle est de nous rassurer et à ce niveau, elle le fait très bien. Ce que ce véhicule propose sur le strict plan de la conduite ne déçoit pas.

Concrètement, l’Outlander transmet une impression de solidité, et ce n’est pas de la frime. On sent ce camion très capable. Sa construction est solide et c’est sans rechigner qu’il répond à nos sollicitations. La puissance du V6, chiffrée à 224 chevaux, ne le transforme pas en émule de Bruni Surin, mais suffit à la tâche. Sa capacité de remorquage de 3500 livres en fait un des favoris auprès d’une clientèle ciblée.

Et, à ne pas négliger, la garantie de 10 ans du groupe motopropulseur séduit. Elle est aussi une preuve de la confiance que porte le constructeur envers ses moulins.

Et là encore, ce n’est pas de la poudre aux yeux.

Rarement vous entend-on nous parler de vos problèmes de fiabilité Mitsubishi. Vous nous louangez plutôt leur fiabilité.

En terminant sur ce thème, question d’en ajouter, la cote du réputé magazine Consumer Reports ne pourrait être plus immaculée en ce qui a trait aux mécaniques de ce véhicule. On ne recèle aucun problème, et ce, depuis des années.

En revanche, il faut surveiller l’usure des freins.

Conclusion

En résumé, oui au Mitsubishi Outlander qui, sans offrir de flafla, propose une expérience fort honnête.

Ça ne doit pas se faire à n’importe quel prix, cependant. La note de la version essayée s’élevait à 40 628 $. Trop cher! La version SE AWC à moteur V6, sans y ajouter d’options, est proposée à 31 198 $. Voilà qui est plus raisonnable.

Comme toujours, évaluez bien vos besoins.

Marque

Mitsubishi

Version

GT S-AWC

Options

Ensemble de navigation

Échelle de prix

40 628 $

Version à l’essai

GT S-AWC

Marque

Moteur

V6 de 3 litres

Transmission

Automatique à 6 rapports

Autre conduite

Traction intégrale à prise temporaire

Consommation annoncée (ville)

10,1 litres aux 100 kilomètres

Consommation annoncée (route)

7,1 litres aux 100 kilomètres

Consommation enregistrée

12,5 litres aux 100 kilomètres

Garantie de base

5 ans / 100 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

10 ans / 160 000 km

RPM est fière de vous livrer des opinions 100% indépendantes. Nos essais routiers et nos essais comparatifs ne sont pas exigés ni commandités par les constructeurs automobiles.

Appuyez Entrée pour rechercher ou Échapper pour fermer