Mitsubishi Lancer 2016 - messages.columnarticles-details.Columns

Standard

Mitsubishi Lancer 2016

Essai du Mitsubishi Lancer 2016

Pierre Michaud

13 juillet 2016

Tenue de route
Fiabilité
Garantie intéressante


Insonorisation à revoir
Transmission CVT
Sonorité du moteur


Standard

Données techniques

Marque

Mitsubishi

Version

GTS

Options

Transmission CVT (1300 $)

Échelle de prix

24 458 $

Version à l’essai

GTS

Marque

Moteur

4-cyl, DACT, 2,4 litres, 168 ch @ 6000 tr-min, 167 lb-pi @ 4100 tr-min

Transmission

Automatique à variation continue

Autre conduite

Roues motrices avant

Consommation annoncée (ville)

9,8 l aux 100 km

Consommation annoncée (route)

7,6 l aux 100 km

Consommation enregistrée

8,7 l aux 100 km

Garantie de base

5 ans / 100 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

10 ans / 160 000 km

J’écrivais dans l’Annuel de l’automobile 2016, au sujet de la Mitsubishi Lancer, qu’il ne fallait pas s’attendre à des modifications importantes au sujet de la livrée 2016. Je dois l’admettre, mes informations au sujet de cette mouture étaient erronées, la voiture ayant été retouchée ici et là.

Toutefois, en la regardant de plus près cette Lancer 2016 – vous avez devant vous une version GTS à traction avant –, je me rends bien compte qu’elle n’a pas changé tant que ça. Ironiquement, cette berline a amorcé sa carrière en même temps que la mienne. Un peu moins de dix ans plus tard, la compacte japonaise est toujours là, avec ses particularités bien à elle. Et à entendre les intentions des dirigeants de la marque, ce n’est pas demain la veille qu’on verra une nouvelle Lancer sillonner les rues du Vieux Montréal. Malgré son âge, cette vieillissante berline continue de dominer les ventes canadiennes. On comprend mieux les dirigeants de la marque de vouloir poursuivre la carrière de celle-ci.



Un léger coup de balai pour 2016
À l’époque, la berline était venue jeter une douche froide sur une catégorie qui manquait cruellement de punch visuel. Ce museau en nez de requin jumelé à cette ligne de caisse surélevée, sans oublier ces feux translucides à l’arrière et les jantes de 18 pouces disponibles, tout ceci mis ensemble attirait l’attention. La voiture avait un look d’enfer qui n’était pas sans rappeler celui de l’ultime Lancer, mieux connue sous l’acronyme Evo.

Pour 2016, le département de design a enfin décidé de dépoussiérer la ligne de sa populaire compacte. Habituellement, ce genre de modification s’attaque aux deux extrémités de la voiture, mais dans ce cas-ci, le coup de crayon s’est limité au bouclier avant qui, soyons francs, a fière allure avec ces insertions de chrome entre les blocs optiques et la grille de calandre. D’ailleurs, celle-ci a perdu son contour chromé au passage, tandis que les ouvertures aux deux extrémités du pare-chocs accueillent de nouveaux feux de jour au DEL. En plus de cette rhinoplastie, la Lancer GTS se voit confier de nouveaux sabots de 18 pouces qui remplissent très bien les arches de roues. Du reste, la Lancer GTS conserve sa mine du milieu des années 2000.

Même constat à l’intérieur
Un simple regard à l’intérieur confirme que l’ambiance est fort semblable à celle du modèle de l’an dernier. Au milieu de la planche de bord, l’écran du système de divertissement a été amélioré, idem pour la qualité de l’affichage qui, malheureusement, n’est pas encore à la hauteur de certaines concurrentes. La bonne nouvelle, c’est que ces boutons de part et d’autre de l’écran sont faciles d’utilisation au quotidien, un commentaire qui s’applique aussi aux molettes de la ventilation, situées quelques pouces plus bas.

La sellerie en tissu, d’une mollesse exemplaire, manque tout de même un peu de support pour les situations plus sinueuses sur la route. De son côté, la banquette arrière est elle aussi assez molle pour les balades prolongées en famille. Malheureusement, il manque une colonne de direction ajustable en longueur, ce qui force le conducteur à ajuster son siège de manière un peu trop verticale. Pour certains, ce détail importe peu, mais soyez tout de même certains de votre confort au volant avant d’apposer votre signature au bas d’un contrat d’achat. Si l’insonorisation insuffisante passe encore (surtout à bord d’une voiture de cet âge), la visibilité arrière est inexcusable. En effet, l’aileron est bien joli, mais il voile presque la moitié de la lunette. Pas idéal, vous en conviendrez! Heureusement, la caméra de recul sauve la mise pour les manœuvres de stationnement.

Au volant
S’il y a une chose qui a marqué la Lancer au fil des années, c’est son agrément de conduite. Sans être aussi chirurgicale qu’une Mazda3 ou même une Volkswagen Golf, la berline conçue au milieu des années 2000 continue d’impressionner à ce niveau. Sa suspension est relativement ferme pour aborder les courbes à vive allure, la direction demeure assez précise, tandis que sa mécanique 4-cylindres de 2,4-litres de cylindrée fait le travail lorsque le pied droit est enfoncé dans le plancher. La sonorité de ce dernier n’impressionne guère, une réalité amplifiée par la transmission CVT boulonnée en option.

Sachez que pour avoir accès au rouage intégral disponible, il faut accepter de vivre avec cette transmission spécifique. Évidemment, il est possible de jouer avec les énormes palettes installées à même la colonne de direction, mais celles-ci ne changent rien au comportement de la voiture. Il vaut mieux laisser le groupe motopropulseur travailler dans ce cas-ci. Sans vouloir m’acharner sur la berline nippone, je dois admettre que le volant n’est pas aussi inspirant à tenir en main que les lignes de la voiture le laissent croire. Celui de l’Evolution était plus convaincant. Si la Lancer commence à afficher quelques signes évidents de vieillesse au chapitre de l’agrément de conduite ou même du design, la consommation d’essence de cette version GTS à boîte CVT est satisfaisante.

Après quelques jours au volant, la moyenne indiquait 8,7 L/100 km, une statistique qui pourrait être améliorée avec un peu plus de retenue de la part du conducteur, mais malgré tout, ce résultat est une bonne nouvelle pour les consommateurs à la recherche d’une voiture honnête et fiable qui ne consomme pas exagérément.

Conclusion
À un prix de 24 458 $ (celui-ci incluant la boîte CVT optionnelle), la Lancer GTS n’est pas exactement la définition même d’une aubaine. Heureusement, Mitsubishi offre d’autres livrées beaucoup plus abordables. La GTS est plus attrayante visuellement, mais il est possible de s’amuser au volant d’une version moins cossue également. Au final, ce qu’il faut retenir de la Mitsubishi Lancer, c’est qu’elle est toujours là!
 

Marque

Mitsubishi

Version

GTS

Options

Transmission CVT (1300 $)

Échelle de prix

24 458 $

Version à l’essai

GTS

Marque

Moteur

4-cyl, DACT, 2,4 litres, 168 ch @ 6000 tr-min, 167 lb-pi @ 4100 tr-min

Transmission

Automatique à variation continue

Autre conduite

Roues motrices avant

Consommation annoncée (ville)

9,8 l aux 100 km

Consommation annoncée (route)

7,6 l aux 100 km

Consommation enregistrée

8,7 l aux 100 km

Garantie de base

5 ans / 100 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

10 ans / 160 000 km

RPM est fière de vous livrer des opinions 100% indépendantes. Nos essais routiers et nos essais comparatifs ne sont pas exigés ni commandités par les constructeurs automobiles.

Appuyez Entrée pour rechercher ou Échapper pour fermer