MINI Cooper JCW 2016 : une vraie bombe - messages.columnarticles-details.Columns

Standard

MINI Cooper JCW 2016 : une vraie bombe

Benoit Charette

2 novembre 2015

Plaisir de conduire
Sonorité de l'échappement
Agilité incroyable


Confort déficient sur chaussée usée
Espace intérieur restreint
Prix des options


Standard

Données techniques

Marque

Mini

Version

John Cooper Works

Options

Ensemble Branché (1450$), Ensemble Indispensable (1000$), Ensemble Supérieur (1150$), Ensemble Visibilité (1250$), Pneus Performance (50$), Jantes JCW (800$), Bandes de capot (150$), Chaîne audio Harman Kardon (750$), Peinture exclusive JCW (1000$), Transmission automatique (1650$) et Sellerie Dinamica/Cuir (2250$).

Échelle de prix

44 740$

Version à l’essai

John Cooper Works

Marque

Moteur

4 cyl, 2,0 litre, DACT, 228 ch @ 5 200 tr-min, 236 lb-pi @ 1 250 tr-min

Transmission

Automatique à 6 rapports

Autre conduite

Roues motrices avant

Consommation annoncée (ville)

9,5 L

Consommation annoncée (route)

7,6 L

Consommation enregistrée

9,4 L

Garantie de base

4 ans / 80 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

4 ans / 80 000 km

À l’origine, la Mini Austin (Austin Seven ou Morris Mini Minor si vous préférez l’une de ses premières appellations) répondait à un besoin criant en relation avec la Crise du canal de Suez. Le rationnement du pétrole à la fin des années 60 a obligé les constructeurs à revoir leur stratégie en matière de développement automobile. D’ailleurs, le prix exigé pour une Mini de l’époque était de 497 £, plaçant la petite citadine au sein d’une catégorie de voitures très abordables.

Plus de cinquante années plus tard, l’écusson MINI persiste et il est toujours question d’économie de carburant, mais pour ce qui est du prix attaché à la sous-compacte, il est passé à une autre étape! Si la MINI Cooper de base débute à un peu plus de 23 000$, il faut prévoir près du double pour s’asseoir au volant de la plus racée de toutes, l’édition John Cooper Works 2016. Avant de vous livrer mes impressions, prenez note du montant exigé – tenez-vous bien – 44 740$!

Du panache
Il n’ y a pas à dire, cette variante orientée à ceux et celles qui en veulent vraiment plus sous le pied droit fait dans le « tape-à-l’œil ». Le premier élément qui saute aux yeux, ce sont ces jantes allégées JCW Cup de 18 pouces enveloppées par une fine couche de caoutchouc, gracieuseté de la maison Pirelli. Les écussons JCW se font assez nombreux au niveau de la carrosserie, question de rappeler à tous les passants qu’il ne s’agit pas d’une banale MINI!

La mécanique gonflée à bloc a besoin d’être refroidie au maximum, ce qui explique le pare-chocs exclusif à cette version. Vous aurez compris que ce dernier est plus aéré et c’est la même histoire à l’arrière. Le pot d’échappement central est lui aussi unique à la JCW, tout comme l’aileron arrière surdimensionné qui surplombe la lunette. Dans le cas qui nous intéresse, la voiture prêtée commandait 1950$ additionnels à cause des jantes (800$), des pneus haute performance (50$), des bandes décoratives sur le capot (150$), sans oublier la peinture exclusive à la gamme JCW (1000$).

Ambiance John Cooper Works
Elle a beau être gigantesque par rapport à son ancêtre, la MINI JCW ne remportera jamais de prix pour son volume intérieur. Une MINI JCW, c’est un go-kart extrême destiné à être malmené au quotidien et rien d’autre! Oublier le fait de pouvoir transporter des passagers à la deuxième rangée. L’opération est possible, mais risque d’être désagréable pour ceux qui y prennent place.

Les sièges de la première rangée offrent un meilleur support qu’à bord d’une Cooper S, mais les plus sévères – ceux qui passent leur temps à la piste le weekend venu – trouveront à redire sur ces baquets sport. D’ailleurs, leur assise n’est pas la plus moelleuse de l’industrie, mais heureusement, celle-ci est ajustable sur le sens de la longueur.

La position de conduite est – vous l’auriez deviné – excellente, le volant étant sculpté pour une prise en main idéale. La planche de bord propose encore une ambiance rétro qui demande un certain temps pour s’acclimater à quelques commandes logées sous celles de la ventilation. Pour naviguer plus facilement au travers du système de divertissement, il faut savoir manier la molette entre les deux sièges, même si à bord d’un tel jouet, ce détail demeure secondaire. Quant à cette console centrale qui peut être repliée vers l’arrière, je dois vous affirmer que mon coude a constaté la dureté de son plastique à plusieurs reprises… si vous voyez ce que je veux dire! Pour le peu d’espace qu’elle procure, celle-ci pourrait être enlevée.

Plus de punch
D’emblée, je serais le premier à vous recommander la version Cooper S, amplement suffisante dans 99% des cas, mais puisque certains d’entre nous adorent manger épicé, il semble que la JCW a sa raison d’être.
La mécanique 4-cylindres turbo de 2,0-litres est donc poussée à 228 chevaux (!), tandis que le couple optimal grimpe à 236 lb-pi. Si les puristes préfèrent la boîte manuelle à six rapports, il y a certainement quelques consommateurs qui opteront pour l’optionnelle transmission automatique comptant le même nombre de vitesses. 

Mais, ce n’est pas tout, puisque la suspension a été allégée et raffermie au passage afin d’optimiser les réactions de la voiture sur un circuit. Il est même possible de commander le dispositif Dynamic Damper qui ajuste la fermeté de la suspension. Qui plus est, les freins à disques ont été élaborés en collaboration avec la maison Brembo. Bref, c’est du sérieux cette petite.

Au volant
Depuis son retour dans l’arène, la MINI Cooper est comparée à un go-kart, l’agilité de la sous-compacte étant son principal attrait. Chapeau aux ingénieurs de la marque pour avoir installé un système d’échappement aussi  expressif à haut régime. Les accélérations sont plus sauvages que dans la Cooper S et même si cette version est munie de l’unité automatique, les changements de rapports sont fort efficaces, que ce soit avec les palettes derrière le volant ou le levier de vitesse.

La direction n’a pas perdu de son lustre, celle-ci étant lourde à souhait, tandis que la fermeté de la suspension est appréciée sur une route lisse, mais devient un irritant sur nos routes secondaires truffées de nid de poule. Rien de surprenant à ce niveau, toute personne ayant déjà troqué la suspension d’origine de sa voiture pour un ensemble plus sportif sachant à quoi s’attendre. Même constat au niveau des freins, les nouveaux sabots étant beaucoup plus mordants que ceux de la S. Je me vois donc obligé d’affirmer que la JCW est vraiment plus plaisante à conduire que la Cooper S.

Conclusion

J’ai souvent affirmé qu’une MINI Cooper avait un effet positif sur son conducteur. Est-ce toujours le cas? La réponse est oui. Bien entendu, à un peu moins de 45 000$, ça fait cher la livre. Mais, en matière de sous-compacte luxueuse et sportive, il est impossible de trouver mieux, à moins de regarder du côté des bombes à traction intégrale.
 

Marque

Mini

Version

John Cooper Works

Options

Ensemble Branché (1450$), Ensemble Indispensable (1000$), Ensemble Supérieur (1150$), Ensemble Visibilité (1250$), Pneus Performance (50$), Jantes JCW (800$), Bandes de capot (150$), Chaîne audio Harman Kardon (750$), Peinture exclusive JCW (1000$), Transmission automatique (1650$) et Sellerie Dinamica/Cuir (2250$).

Échelle de prix

44 740$

Version à l’essai

John Cooper Works

Marque

Moteur

4 cyl, 2,0 litre, DACT, 228 ch @ 5 200 tr-min, 236 lb-pi @ 1 250 tr-min

Transmission

Automatique à 6 rapports

Autre conduite

Roues motrices avant

Consommation annoncée (ville)

9,5 L

Consommation annoncée (route)

7,6 L

Consommation enregistrée

9,4 L

Garantie de base

4 ans / 80 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

4 ans / 80 000 km

RPM est fière de vous livrer des opinions 100% indépendantes. Nos essais routiers et nos essais comparatifs ne sont pas exigés ni commandités par les constructeurs automobiles.

Appuyez Entrée pour rechercher ou Échapper pour fermer