Mercedes-Benz Classe SL 2017 - messages.columnarticles-details.Columns

Standard

Mercedes-Benz Classe SL 2017

Essai de la Mercedes-Benz Classe SL 2017

Pierre Michaud

10 mars 2016

Lignes intemporelles
Habitacle toujours aussi bien ficelé
Équipement toujours aussi complet
Confort exceptionnel
Prestations très relevées

Prix des groupes d’options
Prix des versions AMG
Frais d’entretien
Trop de technologies?

Standard

Données techniques

Marque

Mercedes-Benz

Version

SL 550, SL 63 AMG et SL 65 AMG

Version à l’essai

SL 550, SL 63 AMG et SL 65 AMG

Marque

Moteur

(SL 450) V6, 3 litres, biturbo, 362 ch @ 5500 tr-min, 369 lb-pi @ 2000 à 4200 tr-min; (SL 550) V8, 4,7 litres, biturbo, 449 ch @ 5250 tr-min, 516 lb-pi @ 1800 à 3500 tr-min; (SL 65 AMG) V8, 5

Transmission

Automatique à 9 rapports

Autre conduite

Roues motrices arrière

Garantie de base

4 ans / 80 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

4 ans / 80 000 km

C’est en 1954 qu’est apparue la 300 SL de production. Aussi spectaculaire qu’avant-gardiste, elle avait été conçue deux ans auparavant pour faire la barbe à ses rivales sur les circuits de l’époque. Sa réputation s’est bâtie instantanément et elle est devenue, pour Mercedes-Benz, un symbole d’excellence.

Hier comme aujourd’hui, la possession d’une SL lance un message clair à propos de la réussite.

Le modèle a évolué au fil des décennies. Jusqu’à la période d’expansion du portfolio M-Benz au début des années 90, il demeurait fort populaire et se voulait LE choix de celui qui recherchait luxe et performance à cette adresse.

La multiplication de l’offre, chez M-Benz et ailleurs, a fait de l’ombre à la SL, mais son créateur s’est toujours assuré de la garder au-dessus de la mêlée en matière de qualité et de rendement.

Ses ventes, plus restreintes, pourraient forcer la compagnie à revoir sa pertinence sur le marché, mais il faut comprendre que la SL, c’est plus que cela. On ne peut écarter une icône de la sorte du revers de la main. Plutôt, on lui donne les outils pour qu’elle entretienne son mythe. 



Trois pôles
On ne parle pas d’une nouvelle génération pour la SL en 2017. On a plutôt poli le diamant en focalisant sur trois éléments : le style, une nouvelle transmission et le niveau de performance/raffinement.

Le style
Les changements sont mineurs et touchent surtout le faciès. Le nouveau design de la grille a été en partie inspiré par la légendaire 300 SL Panamericana. On note aussi que la signature AMG se colle désormais à toutes les versions. De nouveaux phares aux DEL sont invités à l’avant et modifient le regard de la bête. Autrement, le modèle demeure sensiblement le même.

La transmission
La SL se décline en quatre versions, soit la nouvelle 450, la 550, la 63 AMG et la 65 AMG. Dans les deux derniers cas, la boîte automatique à sept rapports est toujours de service.

Cependant, les deux autres modèles reçoivent une nouvelle transmission à neuf vitesses (9G-Tronic). Cette dernière ne fait pas qu’offrir deux engrenages supplémentaires. Profitant de nouvelles technologies (dont une qui rend pratiquement imperceptibles certains passages), sa calibration permet d’atteindre des vitesses plus importantes à des régimes moteurs moins élevés.

Aussi, malgré l’ajout de rapports, la taille de la boîte n’a pas cru.

Du grand raffinement. Notre premier contact avec cette boîte s’est avéré probant.

La performance
Depuis toujours, la SL offre des prestations relevées. On vient d’en remettre en ajoutant quelques étalons à la version 550, notamment (voir fiche technique). Cependant, lorsqu’une voiture met moins de 5 secondes pour atteindre les 100 km/h, l’ajout d’une poignée de chevaux ici et là n’est pas ce qui fait la différence.

Par exemple, entre les 577 et 621 chevaux des versions 63 AMG et 65 AMG, il y a 0.2 seconde de différence pour cette mesure. C’est à peine perceptible au volant et ce n’est certes pas suffisant pour justifier la différence de prix entre les deux.

C’est plutôt les niveaux de réglages du châssis qui nous permettent de donner un sens au mot performance lorsqu’on prend le volant de la SL. En conduite normale, déjà, le bolide impressionne par sa stabilité. Lorsqu’on sélectionne les modes de conduite Sport+ ou Race à bord d’une version AMG, on fait passer les choses à un autre niveau alors que la suspension, la direction et le moteur se campent en mode attaque.

Mais le raffinement va au-delà de l’agressivité avec laquelle les réglages permettent au commun des mortels de négocier un virage. On retrouve sur les versions 450 et 550 un dispositif nommé Curve. Ce dernier, à l’entrée d’un virage, abaisse le châssis à l’intérieur jusqu’à 2.65 degrés afin d’amoindrir l’effet de transfert latéral. Cette gâterie technologique ne permet pas d’attaquer les courbes plus rapidement, seulement de les négocier en profitant d’un plus grand niveau de confort.
 
Le rendement
Si la version 550 nous en donne suffisamment au niveau de la puissance, imaginez la perception ressentie à bord des variantes SL 63 AMG et SL 65 AMG, respectivement équipées de moteurs biturbos V8 et V12. Lorsqu’on enfonce l’accélérateur de la première, la livrée nous plaque fermement aux baquets; le même exercice avec les deux autres ajoute un peu de violence à l’expérience. Les deux sont aussi équipées d’un différentiel autobloquant qui limite le glissement de la roue située à l’intérieur d’un virage. En substance, ça colle davantage au bitume.

Et le son! Littéralement, de la musique pour les oreilles. Encore là, si la 550 émet une belle symphonie, on tombe dans le hard rock avec la SL 63 AMG dont la sonorité est gutturale. Avec la SL 65 AMG, c’est similaire à l’exception que la pétarade proposée par l’échappement lorsqu’on relâche brusquement les gaz est plus effrénée et vient chatouiller nos tripes, littéralement.

Frissons garantis. Sourires aussi!

Mais revenons sur terre. Au quotidien, jamais vous n’aurez besoin des chevaux des versions AMG. Diable, même les 429 poulains de la 550 sont difficiles à exploiter sans risquer de voir des cerises scintiller tôt ou tard dans le rétroviseur. Vous aurez compris que la nouvelle variante 450, avec son modeste 6-cylindres biturbo de 362 forces (!), c’est bien assez.

Benz compte d’ailleurs sur celle-ci pour « démocratiser » un tant soit peu l’accès à la SL.

Au nom de l’image
Pourquoi en offrir tant, alors? La question mérite d’être posée. Si la plus dévergondée des versions de la SL peut être exploitée à son plein potentiel sur les Autobahn allemands, ce n’est pas le cas chez nous. Cependant, il faut comprendre le rôle que joue la SL au sein de la gamme, elle dont l’histoire, nous l’avons vu, nous ramène au milieu du siècle dernier.

En fait, la SL, avec les modèles des Classes G et S, représente l’ADN de la marque. Mercedes-Benz pourrait-elle proposer l’un de ses modèles signatures sans étaler, à travers lui, son plein potentiel?

La réponse est évidemment non.

Conséquemment, que la SL se vende bien ou non, elle est là pour rester.

D’ailleurs, ne dit-on pas que les diamants sont éternels?

Marque

Mercedes-Benz

Version

SL 550, SL 63 AMG et SL 65 AMG

Version à l’essai

SL 550, SL 63 AMG et SL 65 AMG

Marque

Moteur

(SL 450) V6, 3 litres, biturbo, 362 ch @ 5500 tr-min, 369 lb-pi @ 2000 à 4200 tr-min; (SL 550) V8, 4,7 litres, biturbo, 449 ch @ 5250 tr-min, 516 lb-pi @ 1800 à 3500 tr-min; (SL 65 AMG) V8, 5

Transmission

Automatique à 9 rapports

Autre conduite

Roues motrices arrière

Garantie de base

4 ans / 80 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

4 ans / 80 000 km

RPM est fière de vous livrer des opinions 100% indépendantes. Nos essais routiers et nos essais comparatifs ne sont pas exigés ni commandités par les constructeurs automobiles.

Appuyez Entrée pour rechercher ou Échapper pour fermer