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Mercedes-Benz B250 4Matic 2015 : suite logique

Benoit Charette

16 février 2015

Performances surprenantes
Qualité de finition remarquable
Traction intégrale finalement disponible


Options coûteuses
Sièges qui manquent de support latéral
Espace aux places arrière


Standard

Données techniques

Marque

Mercedes-Benz

Version

B250 4Matic

Options

Ensemble haut de gamme (3 800$), Ensemble polyvalence (1 800$), radio satellite (475$), Système d'assistance au stationnement (900$), Phares partiellement au DEL (900$)

Échelle de prix

41 375$

Version à l’essai

B250 4Matic

Marque

Moteur

4 cyl, 2,0 litres, Turbo, DACT, 208 ch @ 5 500 tr-min, 258lb-pi @ 1 200 tr-min

Transmission

Automatique (séquentielle à double embrayage) à 7 rapports

Autre conduite

Traction intégrale à prise temporaire

Consommation annoncée (ville)

10,0 l aux 100 km

Consommation annoncée (route)

7,5 l aux 100 km

Consommation enregistrée

9,2 l aux 100 km

Garantie de base

4 ans / 80 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

4 ans / 80 000 km

Ça y est, c’est fait. La Classe B a elle aussi droit à la traction intégrale 4Matic, aujourd’hui si chère à Mercedes-Benz. Il faut dire que la très grande majorité des modèles de la marque  en sont désormais équipés, exception faite de quelques sportives exotiques, et des roadsters. Et puisque la B250 a servi de base au développement de la CLA et du GLA, qui reçoivent déjà la traction intégrale, rien n’était plus prévisible que de voir naître une B250 4Matic.

Bien sûr, avec l’arrivée récente du GLA sur le marché, il est pertinent de s’interroger sur l’avenir de la Classe B, dont les ventes sont déjà timides. La popularité de tout ce qui peut être qualifié de VUS ou de multisegment place le GLA comme grand favori, alors que le qualificatif de familiale, monospace ou de voiture à hayon plaît nettement moins, surtout à l’extérieur des frontières québécoises. Certes, l’arrivée du système 4Matic pourrait convaincre certains acheteurs qui avaient rebroussé chemin dans le passé, mais seul l’avenir nous dira si la stratégie fonctionne.

Remodelage
Pour 2015, la B250 reçoit aussi quelques petits changements cosmétiques. Vous observerez ainsi un remodelage timide de la partie avant, qui peut être agrémentée de feux au DEL (en option), ainsi que d’un nouvel ensemble sport se distinguant par des jupes de bas de caisse, des pare-chocs exclusifs, des jantes de 18 pouces AMG ainsi que des étriers de freins avec écusson Mercedes-Benz. C’est d’ailleurs la première fois que Mercedes joue la carte sportive avec ce modèle, qui tente visiblement d’élargir son auditoire. Mais non, toujours pas de version B45 AMG en vue…
 
Ce qui m’agaçait à bord de la Classe B demeure pour 2015. Le siège du conducteur manque vigoureusement de support et en raison de l’aménagement de l’habitacle, il est difficile de se trouver une position de conduite véritablement adéquate. Certes, plusieurs apprécient la position surélevée que procure la B250, mais on compose ici avec certaines lacunes ergonomiques. En revanche, l’instrumentation centrale ainsi que le volant ont été repensés, justement par souci d’ergonomie. Et il en va de même pour cet écran central, élégamment juché au centre du tableau de bord. Ce dernier est toujours contrôlé via une molette qui est hélas mal positionnée, mais les commandes sont plus simples et conviviales que par le passé. Livrée de série avec un écran de 7 pouces, la voiture peut aussi recevoir un écran de 8 pouces qui accueillera la navigation.

Fort heureusement, la firme allemande s’est assurée de ne plus laisser planer l’impression d’un sous-produit Mercedes-Benz avec la Classe B. Ainsi, on retrouve à bord des matériaux riches et de bons goûts, ainsi qu’une qualité d’assemblage à rendre jaloux les plus fervents amateurs de voitures BMW. J’ajouterais aussi que Mercedes-Benz joue intelligemment la carte du luxe avec ce modèle, en proposant un grand choix de teintes, de textures et de garnitures. Personnellement, je me laisserais séduire par le cuir « canneberge » et les garnitures de fibre de carbone, un agencement tout simplement magnifique à mes yeux.
 
Familiale?
Pratique, la B250 n’est néanmoins pas des plus spacieuses. Le volume du coffre est généreux, l’aménagement est honnête, mais l’espace et le dégagement, particulièrement aux places arrière, n’a rien de vraiment impressionnant. Il n’y a en fait qu’au niveau de la tête que le dégagement impressionne, au point où on pourrait sans doute y accueillir une mascotte de festival. Toutefois, cette dernière devrait en revanche retirer ses godasses…

Le manque de polyvalence (lire manque d’espace) des petits monospaces, comme la B250, explique d’ailleurs peut-être le faible intérêt de la part des acheteurs visés à la base. Certes, on réussit chez Mercedes-Benz à rejoindre une certaine clientèle avec ce produit, mais rares sont ceux qui en font une utilisation véritablement familiale. Voilà peut-être aussi la raison qui explique l’abandon momentané de BMW a introduire chez nous la Série 2 Active Tourer, rivale directe de la Classe B.

Nerveuse
Après la mise en marche effectuée par l’entremise d’un bouton de démarrage hélas optionnel, on embraye le véhicule via un petit levier que vous confondrez sans doute au début avec celui des essuie-glaces. Cette période d’adaptation un peu agaçante se fait toutefois pardonner par la puissance et la nervosité du petit quatre cylindres turbocompressé de 2,0 litres, fort de ses 208 chevaux, et qui fait équipe avec une boîte séquentielle qui permet d’exploiter efficacement la puissance disponible. En conduite régulière, vous ressentirez de temps à autre les changements de rapports, parfois saccadés, surtout si vous sélectionnez le mode « Eco ». Car effectivement, la Classe B vous offre trois modes de conduite, ce qui comprend aussi un mode sport surtout ressenti par la l’étirement des rapports de la transmission.

Même avec le modèle 4Matic, un léger effet de couple se fait sentir en accélération. Rien de majeur, mais sur chaussée dégradée, ça peut parfois être agaçant. Fort heureusement, le système 4Matic prend rapidement le dessus en redistribuant une partie du couple vers l’arrière, jusqu’à hauteur de 50%. Léger, le rouage intégral n’ajoute d’ailleurs que 40 kg au poids de la voiture, ce qui n’affecte donc pas réellement les performances. Et il faut dire bravo à l’efficacité du système, qui change réellement le comportement général de la voiture, là où ça compte.

Je ne cacherai pas que le passionné de voiture que je suis a été déçu de constater que les différents systèmes d’assistance à la conduite, incluant le contrôle dynamique de stabilité, sont ici un peu plus intrusifs que sur d’autres modèles de la marque. On n’a donc plus autant de latitude que par le passé lorsque la voiture perd de l’adhérence, ne serait-ce que très légèrement. Et malheureusement, impossible de désactiver complètement les systèmes, exception faite de l’antipatinage. Certes, la sécurité est assurée avec cette voiture, au point où il est extrêmement difficile d’en perde le contrôle. Mais toute cette assistance vient mettre un peu d’ombre sur le plaisir au volant, du moins dans la saison froide.

La facture
La traction intégrale 4Matic ajoute à la facture 2 200$. C’est donc dire qu’un modèle sans option coûte 33 500$. Maintenant, croyez-moi, vous en choisirez des options. Celles-ci sont souvent nécessaires, ou du moins incontournables sur une voiture de ce type. Et la première chose que vous réalisez, c’est que le prix de la voiture frôle finalement les 40 000$. Toujours intéressé? Parce que tant qu’à y être, il ne suffit que d’allonger quelques milliers de dollars de plus pour prendre le volant du GLA250 4Matic. Alors, lequel choisiriez-vous?

 

Marque

Mercedes-Benz

Version

B250 4Matic

Options

Ensemble haut de gamme (3 800$), Ensemble polyvalence (1 800$), radio satellite (475$), Système d'assistance au stationnement (900$), Phares partiellement au DEL (900$)

Échelle de prix

41 375$

Version à l’essai

B250 4Matic

Marque

Moteur

4 cyl, 2,0 litres, Turbo, DACT, 208 ch @ 5 500 tr-min, 258lb-pi @ 1 200 tr-min

Transmission

Automatique (séquentielle à double embrayage) à 7 rapports

Autre conduite

Traction intégrale à prise temporaire

Consommation annoncée (ville)

10,0 l aux 100 km

Consommation annoncée (route)

7,5 l aux 100 km

Consommation enregistrée

9,2 l aux 100 km

Garantie de base

4 ans / 80 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

4 ans / 80 000 km

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