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Mazda 5 2016

Essai du Mazda 5 2016

Pierre Michaud

23 mai 2016

Format pratique
Agréable à conduire
Boîte manuelle disponible
Prix de la version de base

Modèle vieillissant
Lignes quelconques
Présentation intérieure fade
Technologie dépassée

Standard

Données techniques

Marque

Mazda

Version

GT

Options

Aucune

Échelle de prix

27 995 $

Version à l’essai

GT

Marque

Moteur

4-cyl, 2,5 litres, DACT, 157 ch @ 6000 tr-min, 163 lb-pi @ 4000 tr-min

Transmission

Automatique à 5 rapports

Autre conduite

Roues motrices avant

Consommation annoncée (ville)

11,1 litres aux 100 kilomètres

Consommation annoncée (route)

8,3 litres aux 100 kilomètres

Consommation enregistrée

8,8 litres aux 100 kilomètres

Garantie de base

3 ans / kilométrage illimité

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans / kilométrage illimité

La Mazda5 s’est pointée sur le marché québécois à la fin de 2005 comme modèle 2006. En moins de temps qu’il en faut pour cligner des yeux, elle s’était taillé une place de choix dans le cœur des amateurs. Son format pratique, son prix raisonnable et sa conduite dynamique ont rapidement fait d’elle une des préférées des acheteurs d’ici, du moins ceux à la recherche d’un véhicule pour la famille.

En 2011, Mazda redessinait sa vedette. La catastrophe! C’est comme si elle l’avait retiré du marché. Du jour au lendemain, celle qui jouissait d’une belle popularité sur l’autoroute du succès s’est retrouvée sur une voie de desserte menant vers l’anonymat.

La raison? Ses lignes quelconques, probablement, mais aussi le fait que le produit demeurait sensiblement le même, conceptuellement parlant. Jumelez à cela la popularité croissante des véhicules multisegment et vous comprendrez que des années difficiles attendaient la Mazda5.

Cinq ans plus tard, la situation n’a pas changé. Toujours au catalogue, la petite familiale a pris de l’âge et montre ses rides. Pire, rien n’a été fait pour la mettre au goût du jour sur le plan technologique.

Malgré tout, elle n’est pas dénuée d’intérêt. Faites vite, toutefois, car elle ne sera plus qu’un souvenir avant longtemps. Clairement, elle n’est plus dans les plans du constructeur.


Le temps : un ennemi intraitable
De nos jours, ces derniers revoient leurs produits en moyenne aux quatre ans. Bien souvent, à l’an deux ou trois, des révisions sont apportées au faciès ou au niveau d’équipement, question de garder ledit produit compétitif.

Ne rien faire est suicidaire.

Mazda, depuis 2011, n’a pas touché à sa 5. Lorsqu’elle avait été revue pour 2011, déjà, elle commençait à tirer de la patte. Imaginez aujourd’hui.

Est-ce grave? Tout dépend de ce que vous recherchez. À bord, par exemple, pas de système de navigation, ni de caméra de recul. Les sièges chauffants, quant à eux, ne sont livrables que sur la version GT, la plus chère. Les systèmes d’aides à la conduite sont réduits au minimum (ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose, mais on parle d’un tout autre débat ici). Enfin, la présentation est vieillotte.

Bref, en s’installant à bord, on n’a pas l’impression de monter à bord d’un véhicule millésimé 2016. Le problème, c’est que l’on paie pour un 2016. Voilà.

Comparé au dernier venu de la famille, le CX-3, on a l’impression que la 5 provient d’un autre constructeur. J’exagère à peine.

Il y a des choses intemporelles...
Cela dit, si vous pouvez faire fi du caractère rétro du cocon, l’habitacle de la 5 peut toujours bien vous servir. Une fois les sièges rabattus, on obtient 857 litres d’espace de chargement. C’est peu, et près de la moitié moins que ce qu’offre le CX-3, mais on peut au moins y déposer des objets plus longs.

Au niveau des places, elles se comptent au nombre de six et les sièges de la deuxième rangée, de style capitaine, se veulent fort accueillants. On y accède facilement grâce aux portes coulissantes, la marque de commerce de toute bonne fourgonnette. Mieux, l’accès à la troisième rangée se fait via une allée centrale, comme dans un bus.

À l’avant, tant le conducteur que le passager profitent d’une excellente position. La visibilité, elle, est excellente, peu importe où l’on se trouve à bord du véhicule.

D’autres moins…
Mais la présentation, elle, nous l’avons effleurée, a été rattrapée par le temps. La qualité des matériaux aussi. La présence d’un trop grand nombre de surfaces plastiques fragiles aux égratignures n’annonce rien d’intéressant.

Ce qui est plus gênant, c’est que sous le capot, la technologie Skyactiv y est persona non grata. Mazda a recours à un vieux, mais tout de même valeureux 4-cylindres de 2,5 litres offrant 157 chevaux et 163 livres-pieds de couple. Au niveau des prestations, ça va, mais sachant à quel point la science Skyactiv se veut efficace, spécialement au niveau de la consommation, ça laisse un goût amer.

La rengaine est la même quant aux transmissions qui ne sont plus les meilleures de la bannière. On retrouve une automatique à cinq rapports (!) ainsi qu’une manuelle à six vitesses.

Au moins, il y a le vroum-vroum
Malgré une liste longue comme le bras d’irritants, on reconnaît l’ADN Mazda lorsqu’on prend les commandes de la 5. Profitant des bases de la 3 (l’ancienne, évidemment), cette dernière profite toujours d’un châssis solide et réagit bien aux différentes épreuves qu’on lui impose sur la route. La direction n’est pas trop assistée et offre un bon ressenti. Le freinage se dose bien et la tenue de cap n’est pas de nature à inquiéter.

En somme, on se plaît au volant de la 5. S’il n’y avait que l’aspect conduite, elle obtiendrait une bien meilleure note.

Conclusion
Mais voilà. La 5 a été oubliée par Mazda qui a mis ses énergies ailleurs ces dernières années. Aux États-Unis, elle a été retirée du catalogue l’an dernier. À moins d’un virage à 180 degrés, le même sort l’attend chez nous.

On parle donc d’un produit dépassé. Malgré tout, vous pouvez toujours vous l’offrir si les irritants mentionnés ci-haut… ne vous irritent pas trop.

En fait, la Mazda5 n’est pas un mauvais produit, à la limite pas un mauvais achat.

Mais vous pouvez cependant trouver de meilleures chaussures pour vos pieds, tant chez Mazda qu’ailleurs.

Comme on dit, merci pour les services rendus.

Marque

Mazda

Version

GT

Options

Aucune

Échelle de prix

27 995 $

Version à l’essai

GT

Marque

Moteur

4-cyl, 2,5 litres, DACT, 157 ch @ 6000 tr-min, 163 lb-pi @ 4000 tr-min

Transmission

Automatique à 5 rapports

Autre conduite

Roues motrices avant

Consommation annoncée (ville)

11,1 litres aux 100 kilomètres

Consommation annoncée (route)

8,3 litres aux 100 kilomètres

Consommation enregistrée

8,8 litres aux 100 kilomètres

Garantie de base

3 ans / kilométrage illimité

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans / kilométrage illimité

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