Mazda 3 Sport 2016 - messages.columnarticles-details.Columns

Standard

Mazda 3 Sport 2016

Benoit Charette

4 décembre 2015

Conduite stimulante
Finition soignée
Moteur performant
Habitacle polyvalent

Visibilité arrière très limitée
Places arrière peu spacieuses
Ensemble Technologie réservé à la version GT


Standard

Données techniques

Marque

Mazda

Version

3 Sport GT

Options

Ensemble Technologie : 2 500 $; Système i-ELOOP avec récupération d’énergie au freinage, système de surveillance de l’angle mort (BSM), alerte de trafic transversal arrière (RCTA), système d’avertissement de sortie de voie (LDWS), système intelligent d’aide au freinage en ville (SCBS), système d’éclairage avant adaptatif (AFS) avec mise à niveau automatique des phares, système de commande des feux de route (HBC), volet de calandre actif, rétroviseur intérieur à atténuation automatique avec système sans fil

Échelle de prix

30 950 $ + 1 695 $ (transport et préparation)

Version à l’essai

3 Sport GT

Marque

Moteur

L4, 2,5 litres, DACT, 184 ch @ 5 700 tr/min, 185 lb-pi @ 3 250 tr/min

Transmission

Automatique à 6 rapports

Autre conduite

Roues motrices avant

Consommation annoncée (ville)

8,2 L aux 100 km

Consommation annoncée (route)

6,0 L aux 100 km

Consommation enregistrée

7,8 L aux 100 km

Garantie de base

3 ans / kilométrage illimité

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans / kilométrage illimité

La Mazda3 plaît. C’est une évidence. Année après année, elle se retrouve au sommet du palmarès des ventes d’automobiles au Canada. Depuis 2012, la quatrième place est sienne derrière les trois championnes dominant le marché : la Honda Civic, la Hyundai Elantra et la Toyota Corolla. Cela en fait donc une des quatre autos les plus populaires au pays. En 2010, cette petite Mazda a même talonné la Civic (championne absolue depuis 16 ans) en décrochant le second rang, alors qu’en 2009 et 2011 elle occupait le troisième rang.

Bref, bon an, mal an, ce sont environ 40 000 Canadiens qui choisissent cette compacte pour se véhiculer. Du coup, ils en font aussi le produit Mazda le plus vendu. Or, ce succès s’explique par une gamme étayée, une silhouette au goût du jour, un design efficace, un comportement routier agréable et, surtout, des prix concurrentiels.

UNE HISTOIRE QUI REMONTE LOIN
Mazda a toujours eu la faveur des Canadiens avec ses petites voitures. On pourrait se rappeler l’époque glorieuse de la GLC (acronyme de Great Little Car) de la fin des années 70 et les modèles qui lui ont succédé : la 323 et la Protegé.

Nos vieux oncles évoqueraient aussi sans les 616, 808, RX-3 et autres « antiquités » qui ont marqué leur jeunesse !

Au tournant du nouveau millénaire, le constructeur de Hiroshima a adopté l’appellation Mazda3 pour désigner les voitures compactes vendues en Amérique du Nord. La première à porter ce nom est arrivée au Canada à la fin de 2002… même si elle portait le millésime 2004.

PUIS ARRIVE LE STYLE « KODO »
La Mazda3 actuelle (de troisième génération) a fait ses débuts en septembre 2013. Sa carrosserie adoptait le style « Kodo », design désormais commun à tous les modèles de la marque, du petit utilitaire CX-3 à la berline intermédiaire Mazda6.

Comme pour les générations antérieures, sa gamme se compose de berlines et des 5-portes — ces dernières étant appelées Mazda3 Sport. Le modèle qui fait l’objet de cet essai (la version haut de gamme Mazda3 Sport GT) a le type de carrosserie que choisissent 37 % des acheteurs québécois de cette voiture. Une tendance qui s’explique peut-être par les prix des berlines, qui sont systématiquement 1 000 $ moins élevés que ceux des versions 5-portes équivalentes .

Pour mieux répondre aux attentes de leur clientèle, qui a un penchant évident pour les berlines, les stratèges canadiens de Mazda ont ajouté une quatrième berline à la gamme : la Mazda3 G; une version d’entrée de gamme qui n’a pas d’équivalent parmi les 5-portes.

Ces derniers se déclinent donc en trois versions GX, GS et GT. Toutes trois partagent un aileron arrière, des embouts d’échappement doubles et des poignées de porte de couleur coordonnée à la carrosserie.

Par contre, les phares bixénon à décharge à haute intensité et les feux arrière à DEL sont réservés à la version GT, tout comme les roues en alliage de 18 po. Les deux versions moins chères ont des roues de 16 po — en acier pour la GX et en alliage pour la GS, la plus cossue des deux.

INTÉRIEUR ACCUEILLANT
Le design de l’habitacle s’exprime par une finition soignée et des matériaux de belle qualité. Le noir prédomine, mais les designers ont su exploiter la brillance et la texture des matériaux pour créer des effets lumineux efficaces et rehausser l’apparence. Pour ce faire, on utilise des appliques au fini argenté ou brillant sur le volant, autour des cadrans, des buses de ventilation, de l’écran multimédia et du levier de vitesses.

Pour éclairer l’habitacle davantage, l’acheteur d’une Mazda3 Sport GT qui choisit l’ensemble Sport ou Technologie, figurant au catalogue d’options, peut aussi substituer une sellerie de cuir blanc cassé d’un chic indéniable (voir les photos) à celle de cuir noir plus commune.

Lorsqu’on se retrouve au volant de cette compacte, la qualité d’exécution de l’assemblage et les matériaux de belle facture donnent l’impression qu’on est à bord d’une voiture de luxe, qui serait beaucoup plus coûteuse. L’écran multifonction du système Mazda Connect, qui semble flotter au-dessus du tableau de bord, y contribue aussi, lui qui rappelle par son design et son emplacement celui des petites Mercedes-Benz Classe B, CLA et GLA. Une étoile à trois branches plantée sur le museau de cette Mazda suffirait sans doute pour berner un néophyte !

Cet écran tactile de 7 po désormais commun à plusieurs Mazda (la MX-5 et le CX-3 entre autres) domine la portion centrale du tableau de bord. Il sert à des fonctions de divertissement, de communication (avec une interface Bluetooth de série) et la navigation (de série pour la GT; une option pour les deux autres versions). Pour l’utiliser, il faut cependant apprendre à utiliser la molette distante, qui est située sur la console derrière le levier de vitesses. D’ailleurs, dès qu’on roule, cette molette devient la seule interface utilisable pour sélectionner les fonctions actives qui s’affichent sur l’écran. En effet, pour une question de sécurité, les touches tactiles ne sont fonctionnelles qu’au moment où la voiture est immobile.

Les concepteurs de Mazda se targuent d’avoir positionné cet écran dans un angle de vision idéal. Ils prétendent aussi offrir une interface facile à utiliser et à consulter grâce, entre autres, à un graphisme de bon goût, une quantité « suffisante » d’informations réparties de manière compréhensible et une programmation efficace. Des affirmations qui s’avèrent juste, surtout lorsqu’on compare ce système au SYNC compliqué de Ford. Cela dit, avec un écran pareil, le conducteur est invariablement confronté à une source de distraction… dont il n’a pas nécessairement besoin.

VIVEMENT LA 5-PORTES
L’habitacle offre cinq places, selon le constructeur du moins. À l’avant, des sièges baquets procurent un confort exemplaire. Derrière, par contre, la banquette n’est pas très large et elle procure peu d’espace au niveau des jambes et des pieds. Elle convient plutôt à de jeunes enfants qu’à des adultes, surtout lorsqu’un « grand six pieds » (comme votre humble serviteur) prend place devant.

Par ailleurs, le coffre transformable de la Mazda3 Sport constitue, à notre avis, la grande qualité de cette voiture, une évidence lorsqu’on la compare à la berline. Cette dernière se contente d’un coffre de 350 L, un volume comparable à celui du coffre d’une berline Honda Civic. Par contre, le volume du coffre de la Mazda3 Sport peut varier de 572 à 1 334 L selon l’usage fait de la banquette arrière à dossiers asymétriques rabattables.

En somme, même si la banquette arrière est occupée par des passagers, le volume utile du coffre de cette 5-portes est 63 % plus important que celui de la berline; un chiffre qui devrait suffire à convaincre les acheteurs de l’aspect pratique indéniable de cette voiture.

DEUX MOTEURS TYPÉS
Deux moteurs atmosphériques figurent au catalogue de cette Mazda. Ce sont des 4-cylindres à haute compression (13:1) et injection séquentielle. Les versions GX et GS partagent un moteur de 2,0 L produisant 148 ch, qui se veut sobre avant tout plus, alors que les versions GT ont l’exclusivité d’un moteur de 2,5 L plus puissant, comme le suggèrent ses 184 ch.

L’amateur de conduite sportive optera spontanément pour la Mazda3 Sport GT pour profiter de cette horde de chevaux, mais aussi le couple généreux qu’il produit. Avec 185 lb-pi livrées à 3 250 tours, ce moteur se révèle plus souple que le 2,0 L, qui se contente de 150 lb-pi à 4 000 tours. Le moteur de 2,5 L permet aussi à la GT d’accélérer de 0 à 100 km/h en 8 secs environ, soit une seconde et des poussières de moins qu’avec le moteur des GX/GS.

Ce moteur entraîne les roues avant par le biais d’une boîte de vitesses manuelle Skyactiv-MT à 6 rapports. C’est la boîte de vitesses de série pour les trois versions. Une boîte automatique Skyactiv-Drive à 6 rapports figure parmi les options. Pour les versions GX et GS, elle est offerte pour 1 300 $, alors qu’elle ajoute 2 100 $ au prix des versions GT. La boîte automatique constitue une option pour toutes Mazda3 Sport sauf la GT équipée de l’ensemble Technologie (comme notre voiture d’essai), qui est livrée d’office avec la boîte automatique dont le mode manuel (de série) peut être opéré avec le levier de la console ou des manettes fixées au volant, une exclusivité très agréable à utiliser.

Bien entendu, le 4-cylindres de 2,0 L est un peu moins gourmand. Avec la boîte de vitesses automatique, le constructeur lui attribue une cote de consommation moyenne de 7,0 L/100 km, alors que le moteur de 2,5 L donnerait une moyenne de 7,6 L/100 km. Cela représente une différence d’environ 9 %. Une différence qui s’amenuise dans le cas de la voiture dont nous avons fait l’essai. En effet, la Mazda3 Sport GT équipée de l’ensemble Technologie dispose du système i-ELOOP (mystérieux acronyme que Mazda s’abstient de définir). Ce système de récupération d’énergie au freinage, semblable au système EfficientDynamics de BMW, permettrait d’abaisser la moyenne de consommation à 7,1 L/100 km.

SI AGRÉABLE À CONDUIRE !
L’attrait de cette voiture ne se limite pas à sa qualité d’assemblage et ses moteurs typés. Son comportement routier aussi a de quoi stimuler les sens favorablement. Le constructeur y arrive en combinant un châssis rigide, une servodirection électromécanique précise, une suspension indépendante bénéficiant de bons réglages et des freins puissants faciles à moduler.

Un rayon de braquage de 10,6 m rend cette compacte facile à manoeuvrer dans les espaces réduits. De plus, l’étagement judicieux des rapports de la boîte automatique contribue à limiter le niveau sonore du moteur en conduite normale, en plus de masquer efficacement le passage des rapports. Ceux qui choisissent la boîte manuelle, par ailleurs, ne seront pas déçus non plus, puisque son maniement est précis et l’embrayage oppose très peu de résistance.

Sur route, on apprécie beaucoup le confort des sièges baquets. Malgré leurs contours proéminents, ils sont tout de même amples et procurent un niveau de support latéral satisfaisant dans les courbes serrées. En revanche, la ceinture de caisse haute de la carrosserie, ses montants arrière larges et la petite lunette du hayon limitent le champ de vision latéral et, surtout, arrière. Heureusement, la caméra arrière, désormais incluse dans la dotation de série de la Mazda3 Sport, pallie un peu ce défaut, du moins lorsque sa lentille est propre.

DISPOSITIFS D’AIDES À LA CONDUITE
L’ensemble Technologie, qui est réservé à la Mazda3 Sport la plus coûteuse (dont nous avons fait l’essai), comprend aussi une batterie de dispositifs d’aide à la conduite, dont certains compensent un peu cette visibilité réduite à commencer par le système de détection d’obstacle dans les angles morts et l’alarme de trafic transversal arrière. Cette version est également équipée d’un système « tête haute » qui affiche la vitesse sur une petite visière escamotable. Très pratique !

Parmi ces dispositifs d’aide à la conduite, on retrouve aussi un système d’avertissement de sortie de voie (de louvoiement), qui se révèle beaucoup trop sensible. On se lasse rapidement d’entendre son alarme résonner dès qu’on empiète un tant soit peu sur une des lignes blanches bordant la voie de circulation. Ça ressemble à la fable de Pierre et le loup : cette alarme résonne tellement souvent inutilement qu’on finit par la désactiver. Mais lorsque le loup sera là pour vrai, cette alarme sera muette…

Malgré tout, le succès de la Mazda3 s’explique de lui-même dès qu’on embarque à bord et, plus encore, lorsqu’on la conduit. L’ergonomie du tableau de bord et l’élégance d’un habitacle comme celui de notre voiture d’essai rend cette compacte particulièrement accueillante pour le conducteur et la personne qui prend place à sa droite. Avec la Mazda3 Sport, l’usager dispose en prime d’un coffre permettant de transporter une cargaison volumineuse au besoin. Les prestations routières de cette voiture, surtout avec le moteur de 2,5 L, font qu’on ne se lasse pas de la conduire. Pas surprenant qu’elle soit encore aussi populaire.


Photos originales : Luc Gagné

Marque

Mazda

Version

3 Sport GT

Options

Ensemble Technologie : 2 500 $; Système i-ELOOP avec récupération d’énergie au freinage, système de surveillance de l’angle mort (BSM), alerte de trafic transversal arrière (RCTA), système d’avertissement de sortie de voie (LDWS), système intelligent d’aide au freinage en ville (SCBS), système d’éclairage avant adaptatif (AFS) avec mise à niveau automatique des phares, système de commande des feux de route (HBC), volet de calandre actif, rétroviseur intérieur à atténuation automatique avec système sans fil

Échelle de prix

30 950 $ + 1 695 $ (transport et préparation)

Version à l’essai

3 Sport GT

Marque

Moteur

L4, 2,5 litres, DACT, 184 ch @ 5 700 tr/min, 185 lb-pi @ 3 250 tr/min

Transmission

Automatique à 6 rapports

Autre conduite

Roues motrices avant

Consommation annoncée (ville)

8,2 L aux 100 km

Consommation annoncée (route)

6,0 L aux 100 km

Consommation enregistrée

7,8 L aux 100 km

Garantie de base

3 ans / kilométrage illimité

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans / kilométrage illimité

Appuyez Entrée pour rechercher ou Échapper pour fermer