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Mazda CX-5 2015 : un succès justifié

Benoit Charette

27 janvier 2015

Habitacle spacieux
Coffre polyvalent
Conduite stimulante
Consommation raisonnable

Visibilité arrière réduite
Moteur de 2,0 L quelconque
GPS réservé au modèle le plus cher


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Données techniques

Marque

Mazda

Version

GT Technologie

Options

Groupe Technologie : système intelligent d’aide au freinage en ville, phares bixénon, système d’éclairage avant adaptatif, phares à réglage automatique du faisceau, système de navigation et radio par satellite SiriusXM

Échelle de prix

35 290 $ + 1 895 $ (transport et préparation)

Version à l’essai

GT Technologie

Marque

Moteur

4-cyl, 2,5 litres, DACT, 184 ch @ 5 700 tr/min, 185 lb-pi @ 4 000 tr/min

Transmission

Automatique à 6 rapports

Autre conduite

Traction intégrale à prise temporaire

Consommation annoncée (ville)

9,9 L aux 100 km

Consommation annoncée (route)

7,9 L aux 100 km

Garantie de base

3 ans / kilométrage illimité

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans / kilométrage illimité

Au Salon international de l’auto de Montréal, au début de janvier, Mazda a présenté une version modernisée millésimée 2016 de son utilitaire CX-5; une mise à jour de milieu de cycle de vie visant à le garder au goût du jour. Cette nouvelle venue invite à jeter un dernier coup d’oeil sur sa devancière, la version 2015, toujours disponible chez les concessionnaires de la marque.

Présent sur le marché depuis 2012, l’utilitaire CX-5 a remplacé deux véhicules : le sempiternel Mazda Tribute, qui n’était qu’une pâle copie du Ford Escape, et le CX-7, un véhicule élégant doté d’une mécanique suralimentée gourmande. Le nouvel utilitaire a propulsé Mazda à des années-lumière de l’univers des clones imposé par son ex-partenaire étatsunien (une voie menant à un cul-de-sac), en plus de se substituer habilement à l’autre CX grâce à une conception plus polyvalente et des mécaniques éconergétiques. Pour preuve, au Canada, le CX-5 a réussi à lui seul à égaler les ventes combinées des deux modèles qu’il a remplacés, et ce dès 2012. L’année suivante, ses ventes ont continué d’augmenter d’environ 40 %.

Le succès de ce véhicule s’explique par son esthétique accrocheuse doublée d’une conception intérieure efficace, mais aussi par sa dotation bien définie et des prestations routières satisfaisantes.

Une silhouette qui a une âme
Le style moderne de cet utilitaire est basé sur le concept esthétique « Kodo » (âme du mouvement en japonais) adopté par Mazda pour l’ensemble de sa gamme. On le reconnaît dès qu’on aperçoit la calandre trapézoïdale du CX-5, mais aussi les formes de sa carrosserie, qui semblent avoir été littéralement sculptées — ce qui tranche avec les flancs droits et l’allure anguleuse du Tribute. Bref, il serait difficile de méprendre ce véhicule avec ses rivaux, qui sont nombreux. Après tout, le créneau des utilitaires compacts réunit plusieurs modèles populaires comme le Honda CR-V, le Toyota RAV4, le Ford Escape, les coréens Tucson et Sportage, de même que le Subaru Forester, pour ne nommer que ceux-là.

Les ailes galbées de ce véhicule Mazda enveloppent des roues de 17 ou 19 po, selon la version. Pour le CX-5 GX, modèle d’entrée de gamme, les roues de 17 po sont en acier, alors qu’elles sont en alliage pour le modèle de gamme moyenne GS. Le porte-étendard de la gamme, le CX-5 GT, se pare de roues en alliage de 19 po élégantes, certes, mais plus coûteuses à chausser de pneus d’hiver.

La forme de ce véhicule se caractérise par une ceinture de caisse relativement haute relevée vers l’arrière, forme à laquelle on a harmonisé la lunette du hayon. L’effet visuel est réussi, comme en témoignent les commentaires approbateurs des badauds qui ont vu notre véhicule d’essai. Cependant, la petitesse de la lunette et la largeur importante des montants arrière du toit limitent le champ de vision arrière. Ce n’est pas catastrophique comme dans le cas d’un Kia Sportage, mais les designers de Subaru ont démontré avec le Forester qu’il est possible de faire mieux. À tout le moins, le CX-5 dispose de gros rétroviseurs extérieurs et, dans le cas des versions GS et GT, d’une caméra arrière qui compensent cette visibilité réduite. Naturellement l’efficacité de cette caméra reste liée à la propreté de sa minuscule lentille, qui est exposée aux éléments sur la face extérieure du hayon...

Habitacle polyvalent
L’intérieur du CX-5 2015 constitue un de ses points forts à cause, entre autres, de l’espace généreux qu’on y trouve et qui satisfait les besoins de quatre adultes. L’aménagement du tableau de bord, par ailleurs, est efficace et les instruments sont à portée de main. On dispose de commandes aussi faciles à manipuler qu’à repérer d’un rapide coup d’oeil ou même de manière intuitive.

Dans les versions GX et GS, l’aménagement noir paraîtrait lourd sans le relief qu’engendre les quelques moulures argentées ajoutées à la console et aux portières, de même que cette applique horizontale « noir piano » qui découpe le tableau de bord. Habillée de cuir, la version GT peut aussi recevoir une sellerie couleur sable qui illumine l’intérieur.

Les sièges baquets sont moulants et procurent le maintient nécessaire lors de longs trajets. Par ailleurs, la banquette arrière a un dossier fractionné qui se replie sans difficulté pour accroître la surface de chargement de l’aire à bagages. Dans le cas du modèle GX, le dossier est constitué de deux sections asymétriques (60/40), alors que les CX-5 GS et GT ont un dossier à triples sections (40/20/40), une formule parfois pratique pour transporter, par exemple, quelques paires de skis avec deux passagers (pas trop gros) de chaque côté.

En outre, le volume utile du coffre varie de 966 à 1 835 litres selon l’usage qu’on fait de la banquette arrière. Ces cotes se comparent très favorablement à celles des rivaux de ce Mazda. D’ailleurs, lorsque la banquette arrière en place, on dispose d’un espace de chargement important, qui est assez volumineux pour loger les provisions nécessaires à une troupe de scouts pour une semaine ! De plus, puisque le seuil du coffre est à peine plus haut que le plancher, le chargement de colis lourds et encombrants, comme une tondeuse à gazon ou un vélo, ne pose aucun problème.

Technique efficace
La rigidité de la structure induit une impression de qualité au conducteur. Mais le plaisir qu’on retire de la conduite de ce véhicule provient aussi de sa direction précise à l’assistance bien dosée, de même qu’à la suspension qui n’impose pas de roulis désagréable malgré une garde au sol généreuse — un avantage sur nos routes parsemées de nids de poules !

La conduite nocturne d’un CX-5 GT, qu’on aura muni de l’ensemble Technologie offert en option (le modèle dont nous avons fait l’essai), procure l’avantage additionnel d’un éclairage puissant produit par des projecteurs bixénon jumelés à un système adaptatif d’autonivellement. Cet équipement, qui s’ajoute aux premiers dispositifs d’aide à la conduite offerts pour un CX-5, hausse le prix de cette version haut de gamme de 33 495 $ à 35 290 $.

Sous le capot de notre véhicule d’essai logeait un 4-cylindres Skyactiv-G de 2,5 litres. Ce moteur à injection directe et haute compression (13.0 à 1) sert également à la Mazda6 et la Mazda3, de même qu’au CX-5 GS. Fort de ses 184 ch et 185 lb-pi de couple, il permet au CX-5 d’atteindre 100 km/h en 8 secondes et des poussières lors d’un départ arrêté, une performance très satisfaisante pour un véhicule à vocation éminemment familiale. Une performance qui convient aussi aux quatre freins à disque, qui se modulent efficacement.

Ce moteur ne se révèle pas trop gourmand, malgré le fait que le CX-5 à transmission intégrale que nous conduisions pèse un peu plus de 1 600 kg. Le constructeur lui attribue une cote moyenne de 8,9 L/100 km, cote réaliste puisque nous avons réalisé une moyenne de 9,2 L/100 km au terme d’un essai automnal étalé sur plus de 2 000 km.

Il est intéressant de noter que le 4-cylindres Skyactiv-G de 2,0 L réservé au CX-5 GX n’offre pas une consommation mirobolante. Au mieux, avec la boîte de vitesses manuelle à 6 rapports, que le constructeur réserve à cette version de base, on pourrait réaliser une cote moyenne de 7,9 L/100 km, si l’on se fie aux chiffres officiels (obtenus à l’aide de la nouvelle méthode d’évaluation à cinq cycles de Transports Canada). Avec la boîte automatique à 6 rapports, inscrite parmi les options de cette version (de série pour les autres CX-5), ce moteur de 2,0 L ne pourrait faire mieux que 8,1 L/100 km. En somme, ce « petit » 4-cylindres (155 ch et 150 lb-pi), qui abat les 100 km/h en près de 10 secondes, reste l’apanage des acheteurs de véhicules bon marché (comme ce CX-5 « de base, base, base » à deux roues motrices).

Quoi choisir : l'ancien ou le nouveau ?
Au moment d’écrire ces lignes, une question vient à l’esprit tout naturellement : vaut-il mieux attendre le modèle 2016 ou profiter d’éventuels rabais offerts pour liquider les modèles 2015 ?

D’un point de vue technique, le seul changement qui affecte toutes les versions du CX-5 est le remplacement du levier mécanique du frein de stationnement par un mécanisme actionné électroniquement.

Par ailleurs, le constructeur fait miroiter une diminution de la consommation de carburant de son moteur de 2,5 L. En réalité, seul le CX-5 GS à deux roues motrices affiche une diminution plus ou moins significative de sa consommation moyenne, de l’ordre de 5 %.

De plus, pour suivre la mode actuelle qui a cours dans l’industrie, Mazda a incorporé un écran tactile couleur multimédia de 7 po avec une commande rotative sur la console; le même genre d’équipements qu’on retrouve dans la Mazda3. Or, ces équipements sont de série pour les CX-5 GS et GT 2016, alors qu’ils figurent parmi les options du modèle GX.

Plusieurs changements sont de nature esthétique, comme l’apparition de ces incontournables DEL dans les blocs optiques avant et arrière réservés au nouveau CX-5 GT.

Plus important encore, un nouveau dispositif d’aide à la conduite fait son apparition dans la dotation de série des versions GS et GT : un système d'alerte de trafic transversal arrière qui s’ajoute au système de surveillance des angles morts déjà présent sur les modèles 2015. D’autres dispositifs sophistiqués sont, par ailleurs, réservés à la version 2016 du CX-5 GT qu’on aura muni du nouvel ensemble Technologie : un régulateur de vitesse adaptatif, un système d’avertissement d’obstruction frontale et un système d’avertissement de sortie de voie.

Naturellement, il y aura un prix à payer pour bénéficier de cette nouvelle quincaillerie. Et cela pourrait rendre d’autant plus attrayants les CX-5 2015 en stock...


Photos originales : Luc Gagné

 

Marque

Mazda

Version

GT Technologie

Options

Groupe Technologie : système intelligent d’aide au freinage en ville, phares bixénon, système d’éclairage avant adaptatif, phares à réglage automatique du faisceau, système de navigation et radio par satellite SiriusXM

Échelle de prix

35 290 $ + 1 895 $ (transport et préparation)

Version à l’essai

GT Technologie

Marque

Moteur

4-cyl, 2,5 litres, DACT, 184 ch @ 5 700 tr/min, 185 lb-pi @ 4 000 tr/min

Transmission

Automatique à 6 rapports

Autre conduite

Traction intégrale à prise temporaire

Consommation annoncée (ville)

9,9 L aux 100 km

Consommation annoncée (route)

7,9 L aux 100 km

Garantie de base

3 ans / kilométrage illimité

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans / kilométrage illimité

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