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Lincoln MKX 2016

Benoit Charette

22 septembre 2015

Design
Comportement
Mécanique


Espace avant
Qualité de fabrication
Programme Black Label non disponible au Canada


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Données techniques

Marque

Lincoln

Version

2,7 litres

Options

Ensemble climatique, V6 EcoBoost, Ensemble Luxe

Échelle de prix

66 890 $

Version à l’essai

2,7 litres

Marque

Moteur

V6, 2.7 litres, turbo, DACT, 335 ch @ 5 500 tr-min, 380 lb-pi @ 3 000 tr-min

Transmission

Automatique à 6 rapports

Autre conduite

Traction intégrale à prise temporaire

Consommation annoncée (ville)

14,1 litres/100km

Consommation annoncée (route)

9,7 litres/100km

Consommation enregistrée

10,8 litres/100km

Garantie de base

4 ans / 80 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

6 ans / 110 000 km

Je dois avouer que je suis surpris par le tout nouveau Lincoln MKX 2016. Comme plusieurs, je m’attendais à ce que l’on récupère la même formule que l’on connaît depuis trop d’années chez cette division: prendre un Ford et l’habiller en Armani.

Force est d’admettre que cette fois, la transformation est particulièrement réussie. Il faut bien dire que l’on retrouve encore la plateforme d’un Ford, le Edge dans le cas présent, mais qu’en aucun cas, je n’ai eu l’impression ou le sentiment d’un rapprochement avec le produit populaire. Ayant eu la chance de mettre le Ford Edge 2015 à l’essai à peine quelques jours avant, tout était très frais dans ma mémoire et non, je ne l’ai pas reconnu.

Bien que j’aime le nouveau MKC, j’y sens un peu trop de l’Escape, mais cette fois, je n’y vois que du feu. Alors que j’ai toujours considéré Lincoln comme une marque de luxe et non pas de prestige, je constate que le MKX est le premier VRAI Lincoln depuis des années.  Je l’estime digne de porter l’étoile comme l’on fait ses illustres aïeules des années 30, 40 et 50.

La plume de Max
Le MKX 2016 aura été le dernier produit sur lequel le jeune et dynamique designer Max Wolff aura travaillé avant de partir. C’est à lui que l’on doit les plus récents dogmes de Lincoln. Il dessina la MKZ, le MKC et voilà qu’il complète un tour du chapeau avec le MKX pour 2016.

J’aime ce que je vois. On ne dirait plus un simple Edge un peu plus fini. Au contraire, on n’aperçoit absolument rien du Ford et en ce qui me concerne, c’est une bonne nouvelle. Le style est mature et laisse une impression de prestige sans équivoque. Il peut maintenant se pointer devant un Lexus RX ou encore un Mercedes-Benz GLE sans gène.

L’avant est tout particulièrement agréable à l’œil. Je sais que la calandre est toujours un sujet de controverse. Moi, j’apprécie cette forte identification avec les pseudo ailes de faucon. Les blocs optiques sont aussi un spectacle avec pas moins de 37 DEL par phares.

Au profil, on lui donne des airs musclés avec une épaule et une hanche proéminentes grâce à l’apport d’un pli qui sculpte la paroi. Pour le look, ma version d’essai au sommet de la gamme avait de splendides jantes de 21 pouces.

Pour ce qui est de l’arrière, c’est plus sage. On intègre un large feu en DEL qui accueille une bande lumineuse (light bars) qui elle aussi est caractéristique de la nouvelle génération de Lincoln.

Dans l’ensemble, j’ai découvert un beau design qui est assez classique. Toutefois, lorsque l’on prend le temps de bien l’observer, le MKX dévoile plusieurs détails qui lui permettent d’avoir une personnalité propre.

Raffinement et gadgets

À l’image de l’extérieur, le MKX suit les tendances que l’on connaît des MKZ et MKC. On découvre une imposante planche de bord qui coule entre les passagers avant. Personnellement, je trouve ça très massif, mais esthétiquement, c’est vraiment réussi. Mon MKX d’essai venait avec des appliques en faux aluminium, j’aurais voulu du vrai. Il n’en demeure pas moins que l’on retrouve un beau mélange de texture dont beaucoup de cuir avec surpiqûres qui habille l’essentiel de la présentation. Comme toujours, j’aime le contraste que l’on obtient dans cette version avec les assises et les contreportes en orange brulé.

Concernant l’ergonomie, Lincoln s’est enfin rappelé que de bons vieux boutons et des molettes sont irremplaçables. Il est donc plus facile de gérer son véhicule et considérant la proximité des commandes, on les manipule avec aisance. Il est certain qu’il y a comme dans tous les produits de luxe des détails qui agacent, mais rien de vraiment notable.

À l’instrumentation, on retrouve les écrans qui nous permettent d’avoir accès à toutes les données disponibles. Je trouve cette technologie simple et intelligente! Du bout des pouces, on peut aller chercher une pléthore d’informations.

À la console, on récupère intégralement le même système que dans n’importe quel autre Ford. J’aime ses fonctionnalités et l’aisance que l’on peut en tire avec son aspect tactile. Pour être critique, Lincoln devrait avoir des graphiques plus élaborés que ceux des Ford. Un peu de distinction n’a jamais fait de mal à personne! Toutefois, bien que l’on dise l’avoir amélioré, les commandes vocales me font toujours invoquer tous les saints du ciel devant la stupidité des réactions du programme, franchement inutile!

Lincoln a annoncé un partenariat de 13 ans avec Harman pour l’introduction du système audio REVEL. Je l’avoue, il est franchement impressionnant avec ses 13 ou 19 haut-parleurs en option. Je dois admettre qu’il s’agit de l’un des meilleurs du genre que j’ai eu le plaisir de mettre à l’essai depuis des années. On peut surtout le configurer en trois modes en fonction de notre humeur. Adapté selon une salle de concert, on peut être « OnStage » ou «InHall». Il y a véritablement une différence.
 
En fait d’espace, je suis mitigé. Bien que la représente de Lincoln nous ait vendu les sièges comme étant les plus confortables de l’industrie, je ne suis pas de cet avis. Il est vrai que l’on peut les ajuster dans tous les sens, mais en aucun temps je ne suis parvenu à trouver une position satisfaisante. À cela, on doit ajouter que l’assise est étroite et que l’on est très haut.  

Les passagers arrière jouissent d’une superficie des plus enviables. Les dégagements sont excellents et dans la norme du segment. On peut aussi incliner les dossiers pour une place plus relaxante. En ce qui concerne le coffre, on excède maintenant les 1 000 litres et l’on peut rabattre les dosserets à la simple pression d’un bouton.

Du neuf et vieux
Le MKX propose un choix de deux moteurs. Malheureusement, pour la présentation média, seul le V6 EcoBoost de 2,7 litres était disponible pour la mise à l’essai. Il faut toutefois savoir que le moulin de base est le V6 Cyclone de 3,7 litres de 303 chevaux avec un couple de 278 lb-pi est aussi livrable. Je doute que ce dernier soit la meilleure alternative. Il a bien été amélioré avec les années, mais ses fondations datent de dix ans. Ce n’est donc pas une petite jeunesse.

C’est pour cette raison que je pense qu’il est nécessaire de cocher l’option à 2 950$ pour obtenir le 2,7 litres. Ses avantages ne se comptent pas seulement en modernisme, mais aussi en légèreté, en taille, en puissance et surtout en consommation. Il vient avec pas moins de 335 chevaux et un généreux couple de 380 lb-pi. Je peux vous confirmer qu’il se déplace et qu’il est très bien adapté à la vocation du MKX. Dans les deux cas, on reçoit une boite automatique à six rapports et là encore, le travail est particulièrement bien fait.

Il se montre puissant et particulièrement silencieux. À ce titre, il faut dire que Lincoln a poussé la note quant à l’insonorisation, mais il n’en demeure pas moins que même de l’extérieur il est discret.

Évidemment, la question de la consommation est toujours importante. Alors que le 3,7 litres réclame une moyenne de 12,5 litres/100km, le 2,7 baisse la côte à 12,1.  Durant mon essai, j’ai contenu les choses à seulement 10.8 litres, ce qui est très bon considérant le poids et la vélocité du moteur.

Un nuage serein
Autant je suis resté sur ma faim lors de ma conduite du Edge, je suis encore estomaqué par le MKX. Ce véhicule est extrêmement compétent sur la route. Déjà, on est complètement isolé de l’extérieur, il se comporte comme un charme.

Première mention honorable, ses suspensions. On flotte littéralement sur le pavé et ce peu importe l’état, un fait particulièrement rare. Bien que l’on ait des roues de 21 pouces, en aucun temps le confort n’est compromis.

Alors que l’on pourrait croire que l’on va payer le prix de ce bien-être en virage avec des mouvements de l’assiette, ce n’est pas le cas. Le MKX reste très stable dans les courbes et à des vitesses soutenues. Ce n’est pas dynamique, mais c’est serein. Il garde son calme, même en essayant de le « brasser » un peu. Sur l’autoroute, c’est encore plus impressionnant, il avale les kilomètres sans même que l’on s’en rende compte.

Pour le freinage, des disques plus imposants seraient les bienvenus pour plus de mordant, mais dans un usage régulier, on n’y verra pas de problème. La direction se montre très assistée, mais c’est normal considérant ses origines et la concurrence qu’il vise. Il faut toutefois souligne que la notion d’agrément de conduite est en retrait.

Conclusion  
Depuis l’introduction du MKZ en 2013, on nous prépare à une véritable offensive dans le monde des véhicules de luxe. Alors que le MKC fait très bien, le MKX 2016 arrive en plein cœur du segment des utilitaires sport de prestige la tête haute. Ce fut peut-être plus long que je ne le pensais, mais on lance enfin avec un premier VRAI Lincoln depuis des décennies. Maintenant, le défi sera de changer la perception que les consommateurs ont de la marque. Pour ça, je leur suggère de passer un coup de fil à Cadillac!  

À lire également :
Essai du Ford Explorer Platinum 2016,
Essai du Ford Edge 2015,
Essai du Lincoln MKC 2015,
Essai du Cadillac SRX 2015



 

Marque

Lincoln

Version

2,7 litres

Options

Ensemble climatique, V6 EcoBoost, Ensemble Luxe

Échelle de prix

66 890 $

Version à l’essai

2,7 litres

Marque

Moteur

V6, 2.7 litres, turbo, DACT, 335 ch @ 5 500 tr-min, 380 lb-pi @ 3 000 tr-min

Transmission

Automatique à 6 rapports

Autre conduite

Traction intégrale à prise temporaire

Consommation annoncée (ville)

14,1 litres/100km

Consommation annoncée (route)

9,7 litres/100km

Consommation enregistrée

10,8 litres/100km

Garantie de base

4 ans / 80 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

6 ans / 110 000 km

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