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Land Rover LR4 2016

Essai du Land Rover LR4 2016

Pierre Michaud

9 avril 2016

Gueule inimitable
Impressionnant volume de chargement à près de 2500 litres
Douceur de roulement
Capacités hors routes
Qualité de construction

Prix une fois bien équipé
Historique de fiabilité
Consommation élevée
Système multimédia lent et dépassé
Produits de la concurrence plus modernes

Standard

Données techniques

Marque

Land Rover

Version

HSE Luxury (qui s'ajoute aux modèles de base et à la version HSE)

Options

Aides à la vision (2100 $); rails de toit pleine longueur (300 $)

Échelle de prix

75 390 $

Version à l’essai

HSE Luxury (qui s'ajoute aux modèles de base et à la version HSE)

Marque

Moteur

V6, 3 litres, DACT, 340 ch @ 6500 tr-min, 332 lb-pi @ 3500 tr-min

Transmission

Automatique à 8 rapports

Autre conduite

Traction intégrale à prise constante

Consommation annoncée (ville)

16,2 litres aux 100 kilomètres

Consommation annoncée (route)

12,1 litres aux 100 kilomètres

Consommation enregistrée

12,4 litres aux 100 kilomètres (80% sur routes de campagne)

Garantie de base

4 ans / 80 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

4 ans / 80 000 km

Après avoir vu son départ du catalogue Land Rover retardé, il semble que l’année 2016 soit la dernière pour le LR4.

Ce n’est pas qu’il ne se montre pas intéressant à bien des égards, mais bien parce que le temps l’a rattrapé.

Son remplaçant, un nouveau membre de la famille Discovery, effectuera une brisure importante avec le passé.

En attendant, il a droit à un dernier tour de piste.

 

Rebelle
Un mot décrit parfaitement le Land Rover LR4 : rebelle. Pendant que la tendance est à la conformité dans l’industrie, Land Rover persiste et signe avec un produit qui se moque des conventions.

Il y a quelque chose de baveux là-dedans; on aime ça.

Sauf qu’il faut se rendre à l’évidence. L’avenir de la marque passe par des modèles plus tendance et collés aux besoins de la masse. La métamorphose s’est amorcée déjà avec l’arrivée des Evoque et Discovery Sport.

N’empêche, la gueule actuelle du LR4 fait encore et toujours craquer. Même ceux indifférents à la chose automobile s’arrêtent pour l’admirer ou la commenter; du respect pour un grand design.

Le maître de la conduite hors route
Le premier Land Rover a été présenté le 30 avril 1948. Il était conçu pour répondre à des besoins dans le domaine agricole. Ses utilisateurs ont vite réalisé l’ampleur de ses capacités hors routes. Les consommateurs se sont mis à le réclamer. Une légende en matière de conduite hors route était née.

Encore aujourd’hui, de nombreux amateurs astiquent leur vieux Land Rover afin de se lancer à la conquête de la brousse dans leurs temps libres.

Et le LR4 là-dedans? C’est là que la magie opère. Bien que les véhicules Land Rover soient devenus des produits de grand luxe avec le temps, ils n’ont rien perdu de leurs capacités. Dans le cas du LR4, la clef de ses prouesses réside dans le système Terrain Response qui lui permet d’adapter son comportement selon les conditions du terrain (boue, rochers, sable, neige, etc.). Au volant, il suffit de placer la molette au bon endroit, d’ajuster la suspension pneumatique au besoin et de laisser l’électronique faire le reste. Bref, il est possible de passer presque n’importe où au volant de ce véhicule.

Ce qui est dommage, c’est qu’ici, les gens n’achètent pas un LR4 pour exploiter ses capacités. Son image de prestige sert davantage.

L’image
Et du prestige, le LR4 en dégage à la tonne. D’abord avec sa gueule d’aristocrate qui semble se foutre de tout, puis avec son caractère luxueux qui, dans la version HSE Luxury qui était à notre disposition, n’a rien à envier à quiconque.

Seulement, le LR4 prend de l’âge. Il a été retouché en 2010, mais avant, on parlait du LR3. Les bases de ce produit nous ramènent au milieu des années 2000.

La mise à jour a ses limites. Ainsi, le LR4 a été rattrapé et offre aujourd’hui le meilleur, mais aussi le pire dans les standards actuels de l’industrie.

Le meilleur… et le pire
Allons-y avec les fleurs, d’abord.

Au niveau de la différence, vous frappez un circuit au volant d’un LR4. Même les propriétaires d’Audi Q7 et de BMW X5 y jettent un regard contemplatif. À bord, le niveau de confort est princier, la position de conduite est irréprochable et les sièges sont forts accueillants. Puis, chose rare, la visibilité est excellente, qu’on se tourne la tête pour faire marche arrière ou pour vérifier un angle mort.

L’équipement de la version HSE Luxury est complet, on s’y attend, mais offre des gâteries fort appréciables comme un petit frigo logé dans la console centrale. La liste d’options comprend aussi un système de divertissement qui, soit dit en passant, profite d’une excellente chaîne audio.

L’insonorisation est excellente, tout comme la qualité de construction. Une fois en marche, on a l’impression de conduire un char d’assaut tellement l’impression de solidité est dominante.

Le pot, maintenant.

Si on a l’impression de conduire un panzer, c’est parce que le LR4 fait un peu plus de 2550 kilos. Ça, c’est aussi énorme qu’inacceptable en 2016. Vous vous en doutez, la consommation en prend pour son rhume. À l’intérieur de conditions optimales, j’ai enregistré une médiane de 12,4 litres aux 100 km. Les cotes de consommation du constructeur indiquent 14,3 litres au combiné ville/route.

Voilà pourquoi un moteur V6 de 3 litres, suralimenté, est venu remplacer le V8 de 5 litres qui animait jadis le LR4. On a gagné quelques litres à la consommation, mais perdu une partie de ce qui faisait le charme de ce véhicule, soit son gros V8 tonitruant.

Comprenez-moi bien. Les 340 chevaux avancés par le V6 suffisent à la tâche, mais l’entrain y est moins lorsque vient le temps d’effectuer une manœuvre de dépassement. Aussi, même si la capacité de remorquage est demeurée la même à 3500 kilos, on devine quel moteur peinera plus que l’autre à la tâche.

Et pour en revenir au poids, imaginez ses effets lorsqu’on amorce un virage ou qu’un freinage d’urgence est nécessaire.

Enfin, l’autre signe de vieillesse du LR4 concerne son habitacle. Si le luxe et la qualité y sont, la présentation commence à vieillir. Quant à l’interface multimédia, sa lenteur fait rager et le design de ses menus est dépassé.

Il est temps de passer à autre chose.

Conclusion
Malgré tous ses défauts, le LR4 plaît toujours et voit ses ventes se maintenir. Même que l’an dernier, aux États-Unis, elles ont fait un bond spectaculaire de 93 % (proportionnelle au prix de l’essence à la baisse, nul doute) par rapport à l’année précédente.

C’est signe qu’il plaît toujours, mais comme toute bonne organisation se doit d’agir avec un vétéran, il vient un temps où le divorce est la meilleure solution.

Land Rover en est rendu là avec son LR4.

Il ne sera pas oublié, toutefois.

Marque

Land Rover

Version

HSE Luxury (qui s'ajoute aux modèles de base et à la version HSE)

Options

Aides à la vision (2100 $); rails de toit pleine longueur (300 $)

Échelle de prix

75 390 $

Version à l’essai

HSE Luxury (qui s'ajoute aux modèles de base et à la version HSE)

Marque

Moteur

V6, 3 litres, DACT, 340 ch @ 6500 tr-min, 332 lb-pi @ 3500 tr-min

Transmission

Automatique à 8 rapports

Autre conduite

Traction intégrale à prise constante

Consommation annoncée (ville)

16,2 litres aux 100 kilomètres

Consommation annoncée (route)

12,1 litres aux 100 kilomètres

Consommation enregistrée

12,4 litres aux 100 kilomètres (80% sur routes de campagne)

Garantie de base

4 ans / 80 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

4 ans / 80 000 km

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