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Kia Sportage 2017

Essai du Kia Sportage 2017

Pierre Michaud

20 mars 2016

En progression à tous les niveaux
Conduite plus sportive
Nouvelle traction intégrale prometteuse
Niveau de confort à point
Versions de base intéressantes

Cotes de consommation encore élevées
Prix de la version SX = mauvais achat
Comportement du moteur turbo
Concurrence...

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Données techniques

Marque

Kia

Marque

Moteur

4-cyl, turbo, DACT, 2 litres, 237 ch @ 6000 tr-min, 260 lb-pi @ 1450 à 3500 tr-min; 4-cyl, DACT, 2,4 litres, 181 ch @ 6000 tr-min, 175 lb-pi @ 4000 tr-min

Transmission

Automatique à 6 rapports

Autre conduite

Traction intégrale à prise constante

Consommation annoncée (ville)

10,7 litres aux 100 kilomètres

Consommation annoncée (route)

8,1 litres aux 100 kilomètres

Garantie de base

5 ans / 100 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans / 100 000 km

Avec les segments des voitures compactes et des VUS sous-compacts, le créneau où œuvre le Sportage de Kia, celui des VUS compacts, est l’un des plus congestionnés et plus prisés de l’industrie.

Y figurer avec panache exige l’avance d’un produit, non seulement efficace et concurrentiel, mais capable de se démarquer, d’une manière ou d’une autre, pour s’élever au-dessus de la mêlée.

Jusqu’ici, le Sportage, présent chez nous depuis 1999, n’a jamais pu, malgré une progression constante, s’imposer de la sorte. Un bon rapport qualité/prix, ça a ses limites.

Pour 2017, Kia revampe son Sportage pour lui permettre de mieux se battre.



Une gamme variée
Le catalogue propose sept modèles différents, regroupés sous trois habillages, soit LX, SX et EX. Le premier est livrable en configuration à traction ou avec le rouage intégral. Il en va de même pour la livrée SX à l’exception que cette dernière avance deux variantes supplémentaires : EX Premium et EX Tech. L’équipement se rehausse d’une à l’autre, tout simplement. Finalement, le modèle SX ferme la marche, lui qui est bardé d’à peu près tout, des commodités à l’équipement de luxe en passant par des caractéristiques de sécurité comme le régulateur de vitesse adaptatif et l’avertisseur de changements de voie.

C’est au niveau des prix qu’on départage le tout d’une façon plus rationnelle. L’offre débute à 24 795 $ et demeure sous les 30 000 $ jusqu’à la variante EX AWD, mais grimpe rapidement par la suite pour atteindre 39 395 $ avec l’édition SX. S’il y a de bons achats dans le lot, il y en a de moins bons, aussi. J’y reviens.

Style controversé
Si le nouveau museau du Sportage ne fait pas l’unanimité, il a le mérite d’être différent. Il faut applaudir l’approche, distincte, car on critique souvent les constructeurs pour leur manque d’audace sur ce plan. Joli, pas joli? À vous d’en juger.

Dans l’ensemble, le véhicule propose une allure premium. On note la présence de deux types de calandre, l’une pour les modèles à traction, l’autre pour... les autres.

Vous remarquerez aussi la présence de deux designs pour les feux de brouillard. Les plus jolis, qui peuvent être remarqués dans les publicités vantant le véhicule, mettent à profit quatre blocs aux DEL. Disponible seulement sur les modèles SX; ah, le marketing! (voir nos photos pour l’autre design)

Dans les deux cas, ils sont dotés d’une prise d’air servant au rafraîchissement des freins. La calandre des modèles SX joue un rôle similaire alors que son design maximise la respiration du moteur turbo.

Enfin, vous retrouverez trois tailles de jantes, de 17 à 19 pouces, chacune servant un habillage. Sept coloris sont sélectionnables; quatre qui varient entre le noir et le blanc ainsi que trois vraies teintes; bleu, bronze et rouge

À bord
La recette est semblable à bord. Le noir domine partout, mais dans les livrées EX et SX, il est possible d’opter pour des teintes brunes et beiges, respectivement. 

Ce qui retient davantage l’attention, c’est le pas en avant réalisé au niveau de la qualité des surfaces. Le Sportage se raffine, certes, mais de là à faire avaler la facture de 39 395 $, il y a une marge.

Au niveau de l’équipement, c’est complet et en matière de rapport qualité/prix, Kia fait toujours belle figure, quoique l’écart avec la concurrence n’est plus ce qu’elle a déjà été. Voilà un peu pourquoi, comme nous le mentionnions en ouverture, il faut plus qu’un simple bon rapport qualité/prix pour s’imposer.

N’empêche, des éléments comme la caméra de recul et les sièges chauffants sont présents sur tous les modèles.

 À l’arrière, cette nouvelle génération offre un peu plus d’espace au niveau du chargement, surtout en hauteur puisque le seuil a été abaissé de quelque 80 mm. Les sièges de la deuxième rangée sont toujours rabattables en proportion 60-40. S’ils ne peuvent être couchés pour obtenir un plancher parfaitement plat, on note que l’angle est passé de 16 à 8 degrés.

Deux soldats de retour
Mécaniquement, le Sportage d’ancienne génération profitait de deux valeureux guerriers et c’est sans surprise qu’on les retrouve au service de la nouvelle cuvée. Tous les modèles, à l’exception du SX, reçoivent un 4-cylindres de 2,4 litres dont la puissance se chiffre à 181 chevaux et 175 livres-pieds de couple, ce qui le positionne avantageusement en regard de la concurrence. Le modèle SX a quant à lui droit au 4-cylindres turbo 2 litres dont la prestation est de 237 chevaux et 267 livres-pieds de couple.

À ces deux blocs est jumelée une boîte automatique à six rapports de deuxième génération qui, nous promet Kia, diminuera un tantinet la consommation en carburant.

Plus sportif
Au volant, on découvre un Sportage au comportement plus sportif. Kia ne fait pas que proposer un clone du Hyundai Tucson ici; son produit profite d’une géométrie de suspension différente et réglée de façon à maximiser l’agrément au volant.

De plus, chaque modèle propose trois modes de conduite, soit Normal, Eco et Sport. Vous comprendrez qu’en sélectionnant le dernier, qui aiguise les réflexes du moteur, de la transmission, et raffermit la sensation au niveau de la direction, il y a moyen de s’amuser au volant du Sportage.

Le bémol; les pneus montés sur les modèles essayés ne semblaient pas toujours en mesure de suivre la cadence que le châssis nous permet d’emprunter sur les routes sinueuses.

Et le moteur turbo de la version SX? Puissant, certes. Cependant, les Coréens ne maîtrisent pas encore la technologie turbo. La fluidité n’est pas toujours au rendez-vous.

Du reste, l’expérience au volant est plus agréable que désagréable. Le Sportage vient de faire un gros pas en avant. Kia doit maintenant convaincre les consommateurs. Pour ce faire, elle devra trouver une façon de les installer au volant pour qu’ils découvrent le modèle.

En vrac
Le Sportage de dernière génération n’a pas performé à la hauteur des attentes placées en lui. Il occupe présentement le cinquième rang des ventes au sein de la gamme.

Attendez-vous, d’ici 12 à 18 mois, à ce qu’une version Sport s’invite dans la gamme. Cette dernière recevra moins de fioritures, mais profitera d’un moteur plus puissant. Le 2 litres turbo? Possible. On comprend toutefois à travers les branches qu’un nouveau bloc pourrait être introduit.

Le Sportage profite d’un nouveau rouage intégral (Dynamax) signé Magna. Nous aurons l’occasion de le mettre à l’essai plus profondément lors d’essais subséquents. Particularité intéressante : 5 % du couple est constamment déployé aux roues arrière.

Conclusion
Kia se devait de proposer un Sportage amélioré si elle voulait demeurer dans le coup. C’est fait.

Maintenant, lui reste à convaincre la clientèle qu’elle doit choisir son produit plutôt que celui de Honda (CR-V), de Toyota (RAV4), de Mazda (CX-5), de Ford (Escape) ou de Jeep (Cherokee), pour ne nommer que ceux-là.

Le défi est de taille.

Marque

Kia

Marque

Moteur

4-cyl, turbo, DACT, 2 litres, 237 ch @ 6000 tr-min, 260 lb-pi @ 1450 à 3500 tr-min; 4-cyl, DACT, 2,4 litres, 181 ch @ 6000 tr-min, 175 lb-pi @ 4000 tr-min

Transmission

Automatique à 6 rapports

Autre conduite

Traction intégrale à prise constante

Consommation annoncée (ville)

10,7 litres aux 100 kilomètres

Consommation annoncée (route)

8,1 litres aux 100 kilomètres

Garantie de base

5 ans / 100 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans / 100 000 km

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