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Infiniti Q50 2016

Essai du Infiniti Q50 2016

Pierre Michaud

18 décembre 2017

Sportive remarquable
Agrément de conduit garanti
Puissance insoupçonnée
Ligne magnifique
Réputation de fiabilité

Habitacle qui pourrait être plus chaleureux
Distinctions esthétiques timides (Red Sport 400)
Suspension ferme (même en mode normal)
Systèmes d'assistance à la conduite à améliorer

Standard

Données techniques

Marque

Infiniti

Version

Q50S AWD Red Sport 400

Options

Ensemble Sport Technologie

Version à l’essai

Q50S AWD Red Sport 400

Marque

Moteur

V6, 3,0 litres, biturbo, 400 ch @6 400 tr-min, 350 lb-pi @ 1 600 - 5 200 tr-min

Transmission

Automatique à 7 rapports

Autre conduite

Traction intégrale à prise constante

Consommation annoncée (ville)

12,8 l aux 100 km

Consommation annoncée (route)

9,1 l aux 100 km

Garantie de base

4 ans / 80 000 km

Les berlines sport de luxe se font de plus en plus nombreuses sur le marché. Cette année seulement, l’offre s’élargit encore une fois avec l’arrivée des Alfa Romeo Guilia et Jaguar XE. Il est donc clair que le marché prend de l’ampleur. Et bien sûr, personne ne souhaite manquer le bateau.

 

Évidemment, les meneurs du segment demeurent les mêmes, année après année. Inutile de s’inspirer de l’Acura TLX ou de la Volvo S60 pour créer une berline sport. La cible demeure encore et toujours BMW et Mercedes-Benz. C’est dans cette optique qu’Infiniti lance pour 2016 une nouvelle famille de moteurs qui permettront de mieux rivaliser avec les ténors allemands. Au menu, un quatre cylindres de 2,0 litres turbocompressé, une version hybride, celle-là inchangée, ainsi que deux variations d’un nouveau moteur V6 biturbo de 3,0 litres, développant respectivement 300 et 400 chevaux. Je vous laisse maintenant deviner sur quelle version je me suis tout récemment attardé…

 

Les 400 coups !
Si vous avez parié sur la version à 400 chevaux, vous êtes gagnant! Évidemment, loin de moi l’idée de mettre de côté les autres versions, mais pour être honnête, Infiniti n’avait mis à notre disposition que ce modèle, histoire de nous démontrer que cette nouvelle Q50S, qu’on baptise Red Sport 400, a tout ce qu’il faut pour faire mordre la poussière à la compétition.

On identifie d’abord la voiture à quelques éléments esthétiques, se résumant au becquet arrière, aux jantes de 19 pouces de couleur graphite et à l’écusson « S » de couleur rouge. Aurait-on souhaité un traitement esthétique plus audacieux pour cette version? Sans doute. Et à ce compte, un traitement façon F Sport chez Lexus aurait été le bienvenu. Cela dit, la voiture a déjà toute une gueule, ce qui ne risque donc pas de décevoir une grande quantité d’acheteurs.

Fort heureusement, le moteur V6 est pour sa part à la hauteur de nos attentes. Non seulement la puissance est saisissante, mais le couple maximal généré dès 1 600 tr-min démontre tout le muscle issu de cette mécanique. Sans avoir mesuré la chose, on peut estimer un 0-100 km/h en un peu moins de 5 secondes. Et bonne nouvelle, on conserve toujours cette sonorité magnifique qui caractérisait l’ancien V6 de 3,7 litres.

Audace nipponne
Pour plusieurs, le choix d’une berline sportive japonaise rime avec compromis, dans la mesure où l’on sacrifie le pur plaisir de conduire et l’expérience sensorielle, au profit d’une fiabilité supérieure. Or, depuis plusieurs années, Infiniti prouve le contraire avec une berline qui à mon sens, propose un agrément de conduite réel ainsi que des capacités routières surprenantes. Et parce que la marque de luxe de Nissan tente par tous les moyens de gagner son pari en défiant les Série3 et Classe C de ce monde, on améliore cette année le produit de façon significative.

D’abord, un mot sur le fait qu’en 2016, toutes les versions canadiennes de la Q50 reçoivent le rouage intégral de série. Heureusement, on conserve un système redistribuant une partie du couple de l’arrière vers l’avant, toujours dans l’optique d’offrir des sensations de conduite d’une authentique voiture à propulsion. Infiniti propose également une nouvelle suspension réglable de façon numérique qui, en conjoncture avec un choix de six modes de conduite, permet d’obtenir un comportement toujours idéal, selon l’humeur du moment.

À cela s’ajoute une direction active, optionnelle, qui se distingue par le fait qu’on ne retrouve aucune relation mécanique entre le volant et les roues. Le tout se fait de façon électronique, mais en ne perdant rien de la précision et des sensations de conduite qui caractérise la direction à crémaillère à assistance électrique, offerte de série. Quel est donc son réel avantage? On élimine bien sûr plusieurs pièces mécaniques et donc, du poids, mais on retranche aussi tous les contrecoups normalement ressentis dans le volant, causés par les inégalités de la chaussée.

Pourquoi offrir deux choix de directions? Tout simplement parce que les coûts de développement de la direction active empêchent de l’offrir sur les modèles moins coûteux, mais aussi parce qu’on ne peut la marier avec les systèmes de sécurité active que sont le régulateur de vitesse intelligent, la détection d’angles morts et de changements de voie. Ces dispositifs, tous offerts dans l’ensemble Sport Driver's Assistance, permettent d’ailleurs d’obtenir une conduite semi-autonome. Autrement dit, l’instant d’un moment, vous pourrez laisser aller la voiture en relâchant l’accélérateur et le volant, jusqu’à ce que la voiture ne vous supplie de reprendre le contrôle. Hélas, comme cette technologie est développée pour un monde idéal, mais appliquée dans un monde qui ne l’est pas, vous réaliserez rapidement que celle-ci vous est finalement inutile…

Réellement envoûtante?
Honnêtement, prendre le volant de cette berline nous fait rapidement oublier le côté un peu trop pain blanc des autres rivales nipponnes. Fougueuse, puissante et magnifiquement connectée avec la route, la Q50 est de loin la plus amusante des berlines sport japonaises. Pour arriver au niveau d’une BMW 340i, il ne lui faudrait perdre que quelques kilos, afin d’obtenir un sentiment de légèreté supérieur. Cela dit, si l’amateur de conduite que vous êtes est encore perplexe face à l’agrément de conduite et aux performances que peut offrir la Q50, osez en faire l’essai.

Le pot?
Au moment d’écrire ces lignes, les prix de la Q50S Red Sport 400 n’étaient pas dévoilés. Cela dit, prévoyez une somme qui frisera les 60 000$. On risque donc d’être très compétitif face à la concurrence, qui nous entraine dans l’inévitable piège des options. Toutefois, on souhaiterait à ce prix bénéficier d’un environnement intérieur plus cossu, et qui se distingue davantage de celui des autres versions de la Q50. Entendons-nous, les sièges sont très bien sculptés et l’équipement est ultra complet. Cependant, les contrastes de couleur se font rares et les fausses boiseries nous ramènent dix ans en arrière. Des garnitures noires lustrées, un éclairage d’ambiance de haut niveau, une sellerie de cuir rouge ou encore une instrumentation distinctive permettraient donc d’ajouter une touche de noblesse et de prestige à l’écusson « S »…de couleur rouge !

En terminant, pourquoi ne pas avoir utilisé le qualificatif « Eau Rouge » qui caractérisait le concept à moteur de Nissan GT-R? Tout simplement parce que les droits commerciaux de ce nom appartiennent au légendaire Circuit de Spa Francorchamps, qui ont créé un site enchanteur incluant jardins, salles de réception, hôtel et plus. Vous ne risquez donc pas de voir ce nom de sitôt sur une voiture de production Infiniti…

À LIRE ÉGALEMENT :
Match comparatif - Acura TLX vs. Infiniti Q50S, vs. Lexus IS350


 

Marque

Infiniti

Version

Q50S AWD Red Sport 400

Options

Ensemble Sport Technologie

Version à l’essai

Q50S AWD Red Sport 400

Marque

Moteur

V6, 3,0 litres, biturbo, 400 ch @6 400 tr-min, 350 lb-pi @ 1 600 - 5 200 tr-min

Transmission

Automatique à 7 rapports

Autre conduite

Traction intégrale à prise constante

Consommation annoncée (ville)

12,8 l aux 100 km

Consommation annoncée (route)

9,1 l aux 100 km

Garantie de base

4 ans / 80 000 km

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