Ford Mustang GT 2015 : l'hiver, c'est possible? - messages.columnarticles-details.Columns

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Ford Mustang GT 2015 : l'hiver, c'est possible?

Benoit Charette

5 janvier 2015

Qualité de fabrication nettement supérieure
Agrément de conduite relevé
Comportement routier, même en hiver !


Prix de la version GT,,,en forte hausse
Options trop nombreuses



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Données techniques

Marque

Ford

Version

Coupé GT Premium

Options

Peinture "triple yellow" (400$), groupe d'équipement 401A (2 000$), Tapis toutes saisons (150$), chauffe-bloc (150$), Ensemble sécurité (700$), Régulateur de vitesse adaptatif (1 600$), Ensemble de performance GT (3 700$), Sonar de recul (350$), Sièges de cuir Recaro (1 800$), système de navigation (800$)

Échelle de prix

54 249$ + 1 600$ (transport et préparation)

Version à l’essai

Coupé GT Premium

Marque

Moteur

V8, 5,0 l, DATCT 32 soupapes, 435 ch @5 500 tr-min, 400 lb-pi de cuple à 2 000 tr-min

Transmission

Manuelle à 6 rapports

Autre conduite

Roues motrices arrière

Consommation annoncée (ville)

15,2 l aux 100 km

Consommation annoncée (route)

9,3 l aux 100 km

Consommation enregistrée

12,2 l aux 100 km

Garantie de base

3 ans / 60 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans / 100 000 km

Médiatisée à outrance, la nouvelle Mustang est débarquée chez les concessionnaires depuis quelques mois. Les nouveaux propriétaires rêvent déjà d’un premier printemps à son volant, tandis que d’autres s’adonnent pendant l’hiver au plaisir de la modification. Déjà, on salive sur la Shelby GT350 dévoilée récemment au salon de Los Angeles, laquelle sera sans doute suivie par une Shelby GT500 dont la puissance devrait dépasser les 707 chevaux de la Dodge Challenger Hellcat. Entre vous et moi, il faudra d’ailleurs que cesse un jour cette course à la puissance, carrément inutile.

Cela dit, mis à part un premier contact automnal avec la nouvelle Mustang, je n’avais personnellement pas eu  la chance jusqu’ici d’en effectuer un réel essai routier. Et c’est au moment où sévissait la première tempête de l’hiver que j’allais finalement découvrir la bête. Une bête qui, dans les circonstances, chaussait des Pirelli Sotto Zero, conçus pour affronter nos hivers.

Jaune?
Histoire de faire tourner les têtes, la voiture était peinte d’un jaune plutôt voyant, qui je l’avoue, ne me permettait pas d’apprécier à leur juste valeur les lignes de la voiture. Disons que le jaune, ce n’est pas dans ma palette ! Et ce l’est encore moins lorsque la couleur exige un déboursé supplémentaire de 400$. J’ajouterais aussi, question de goût, que les roues de 19 pouces noires, ne font pas non plus honneur aux lignes de la voiture, qui sont pourtant sublimes. Certes, la nouvelle Mustang adopte un look plus international, et il est vrai que la version GT pourrait se distinguer davantage des autres modèles, sur le plan esthétique. Mais il n’en demeure pas moins que le design de la nouvelle Mustang, qui ne joue plus d’aucune façon la carte rétro, est fort réussi.

On peut en dire autant du poste de conduite, moderne et nettement mieux ficelé, lequel conserve néanmoins une architecture symétrique de chaque côté. Offrant plus de dégagement, l’habitacle permet aussi au conducteur de bénéficier finalement d’une position de conduite digne d’une vraie voiture sport. Pour la première, fois la Mustang propose d’ailleurs une colonne de direction télescopique. On ne peut non plus passer sous silence le confort des sièges, surtout lorsqu’il est question des baquets Recaro optionnels, qui prenaient place à bord de notre bolide d’essai.

Les technophiles seront aussi heureux de découvrir la présence d’un écran tactile multifonction, nettement plus évolué que par le passé, ainsi qu’un centralisateur informatique amélioré sur le plan ergonomique. Hélas, la technologie SYNC à commande vocale demeure toujours aussi inefficace, du moins si l’on ne s’exprime pas dans la langue de Shakespeare.  

Une propulsion en hiver?
Bien sûr, la Mustang n’a pas la prétention d’être aussi à l’aise en hiver qu’un Ford Explorer. Et pour se sortir d’un banc de neige, il se pourrait que vous en arrachiez un peu. Toutefois, des pneumatiques efficaces jumelés à un système antipatinage permissif et à une conduite à la carte (proposant le mode « hiver ») permettent en fin de compte de profiter de la voiture, 365 jours par année. Agile, maniable et désormais plus stable, grâce à l’abandon (enfin!) de l’essieu rigide arrière, la Mustang propose également une tenue de cap qui pourrait étonner les plus sceptiques, notamment sur surface enneigée.

Un peu de survirage? Bien sûr, c’est possible, voire même agréable. Mais le tout se corrige facilement grâce à une direction à assistance électrique, rapide et précise, et qui contribue grandement au plaisir de conduire. À ce niveau, on ne pouvait en dire autant de l’ancienne Mustang. J’ajouterais aussi, au risque de me répéter, que de bons pneumatiques sont primordiaux pour profiter des performances de la voiture en hiver. Et à ce compte, les Pirelli font un boulot incroyable.

Exempte de tout craquement, la voiture m’a aussi étonnée par sa solidité structurelle et par sa qualité de construction. Les yeux fermés, vous vous seriez presque cru à bord d’une allemande. Du moins, jusqu’à ce que le V8 rugisse. Car évidemment, la Mustang GT conserve ses huit cylindres, toujours responsables d’une sonorité plus envoûtante que jamais. Octroyant cette année 435 chevaux, le 5,0 litres se marie d’ailleurs à merveille avec la boîte manuelle à six rapports, une boîte précise et très agréable à utiliser, qui permet évidemment d’exploiter la puissance au maximum, tout en optimisant la consommation d’essence. Bien sûr, vous consommerez davantage qu’avec ce nouveau quatre cylindres EcoBoost de 310 chevaux, aussi offert dans la Mustang. Mais vous serez décemment capable de maintenir une moyenne de 12 litres aux 100 kilomètres. Enfin…si votre botte d’hiver n’est pas trop lourde.

Dédoublement de personnalité
En mode « hiver », la Mustang nous fait sentir ses muscles, mais donne néanmoins l’impression qu’elle se garde une petite gêne. La puissance est quelque peu réduite, les paramètres du contrôle dynamique de stabilité sont modifiés et la suspension mise davantage sur le confort. Un peu comme un humain, elle n’a pas au froid (en mode « hiver ») la même fougue et la même énergie que par une belle journée estivale. En revanche, passez au mode Sport ou Piste, en plein été, et la voiture se transforme tel Astérix, après consommation d’une ration de potion magique. On sent la voiture plus nerveuse, plus puissante, plus légère, bref, plus athlétique. Maintenant, il me faudra vous revenir avec des réelles impressions, car mon essai sur un bitume aussi collant que le serait le cuir des sièges en plein été, n’a hélas pas encore eu lieu.

Quoi? 54 000$ ?
Vous pouvez obtenir une Mustang à moteur V8 à compter de 37 999$. Disons…38 000$ ! Mais à ce prix, vous ne vivrez pas dans le luxe. Et rapidement, vous réaliserez que la version GT Premium pourrait finalement être intéressante. Sauf qu’à 43 000$, vous commencerez peut-être à trouver que la facture est salée. Hélas, vous ne serez pas au bout de vos peines, en constant qu’il vous manque le groupe de performance, les phares au xénon, le système de navigation et les magnifiques sièges Recaro, irrésistibles. Résultat, vous dépasserez le cap des 50 000$. Et encore, vous n’aurez pas choisi la boîte automatique ou pire, la version décapotable. Ainsi équipée, la voiture frôlerait les 60 000$. Alors, qui a dit un jour que la Mustang était une sportive pour toutes les bourses?

Bien sûr, vous pourriez économiser en vous tournant vers une Mustang à moteur V6 de 3,7 litres (300 chevaux), ou vers cette version EcoBoost de 2,3 litres, qui nous ramène 30 ans en arrière, à l’époque où Ford proposait une version SVO de la Mustang, aussi à moteur turbo de 2,3 litres. Vous seriez d’ailleurs étonné des performances tout comme du comportement routier de ces deux versions. Mais…vous n’auriez pas le son. Et le son…pour plusieurs…comme pour moi, c’est l’empreinte de la Mustang.

Cela dit, une Mustang en hiver, c’est oui. Et si vous trouvez qu’il est sacrilège d’exposer son cheval sauvage au calcium et à la gadoue, alors rendez-vous dans quelques mois, lorsque je pourrai vous livrer mes impressions de ce même bolide…au sec !

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Marque

Ford

Version

Coupé GT Premium

Options

Peinture "triple yellow" (400$), groupe d'équipement 401A (2 000$), Tapis toutes saisons (150$), chauffe-bloc (150$), Ensemble sécurité (700$), Régulateur de vitesse adaptatif (1 600$), Ensemble de performance GT (3 700$), Sonar de recul (350$), Sièges de cuir Recaro (1 800$), système de navigation (800$)

Échelle de prix

54 249$ + 1 600$ (transport et préparation)

Version à l’essai

Coupé GT Premium

Marque

Moteur

V8, 5,0 l, DATCT 32 soupapes, 435 ch @5 500 tr-min, 400 lb-pi de cuple à 2 000 tr-min

Transmission

Manuelle à 6 rapports

Autre conduite

Roues motrices arrière

Consommation annoncée (ville)

15,2 l aux 100 km

Consommation annoncée (route)

9,3 l aux 100 km

Consommation enregistrée

12,2 l aux 100 km

Garantie de base

3 ans / 60 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans / 100 000 km

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