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Ford Escape 2016

Essai du Ford Escape 2016

Pierre Michaud

25 février 2016

Silhouette qu’on remarque
Sièges avant confortables
Suspension qui masque bien les défauts du revêtement
Moteur EcoBoost 2,0 L puissant
Coffre volumineux

Visibilité arrière très limitée
Peu d’espace pour les jambes à l’arrière
Roulis prononcé en courbe
Commande du mode manuel de la BVA peu pratique

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Données techniques

Marque

Ford

Version

Escape Titanium 4RM

Options

Ensemble « Canadian Touring » (2 000 $) : toit panoramique électrique Vista, système de navigation à commande vocale avec chaîne audio Sony; ensemble « 301A » (1 750 $) : phares à décharge à haute intensité bixénon, système d'alerte d'angle mort BLIS avec détection de circulation transversale arrière, essuie-glaces à détecteur de pluie, assistance de stationnement avant, assistance active durant le stationnement; ensemble de remorquage de classe II (500 $); barres transversales de toit (150 $); roues en alu

Échelle de prix

34 899 $ + 1 690 $ (transport et préparation) + 100 $ (frais pour la climatisation) + 15 $ (droits sur les pneus) = 36 704 $ (total avant taxe et sans options)

Version à l’essai

Escape Titanium 4RM

Marque

Moteur

L4 turbo, 2,0 litres, DACT, 240 ch @ 5 500 tr-min, 270 lb-pi @ 3 000 tr-min

Transmission

Automatique à 6 rapports

Autre conduite

Traction intégrale à prise constante

Consommation annoncée (ville)

11,4 L aux 100 km

Consommation annoncée (route)

8,4 L aux 100 km

Consommation enregistrée

11,8 L aux 100 km (hiver)

Garantie de base

3 ans / 60 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans / 100 000 km

Le Ford Escape est un véhicule populaire. C’est une évidence. Plus de 47 000 Canadiens l’ont choisi l’an dernier, plutôt qu’un Toyota RAV4 ou un Honda CR-V, pour en faire le champion de sa catégorie. Et c’est ainsi depuis plus de 10 ans. Est-ce à dire que tous ces automobilistes ont eu raison de faire ce choix ? Un tour du propriétaire jette un éclairage nuancé là-dessus.

 

UN RENOUVEAU BIENVENU
En dévoilant la génération actuelle de l’Escape au Salon de l’auto de Los Angeles en novembre 2011, Ford jouait la carte du changement en renouvelant son utilitaire compact de manière radicale.

Jusque-là, les automobilistes d’Amérique du Nord avaient dû se contenter d’un véhicule plutôt conservateur lancé en octobre 2000; un utilitaire mis au point conjointement par Ford et Mazda (qui en vendait une variante appelée Tribute).

Pourtant, avec l’Escape montré à L.A., Ford ne faisait pas table rase, puisqu’il s’agissait d’une évolution américanisée d’un utilitaire appelé Kuga que Ford avait lancé en Europe en 2008.

Un changement qui était néanmoins bienvenu puisque l’utilitaire qu’on connaît aujourd’hui y a gagné plus de sophistication avec, entre autres, une transmission intégrale Haldex en prise constante, une variété de moteurs suralimentés EcoBoost de petites cylindrées et un aménagement intérieur mieux fini et plus moderne.

SILHOUETTE MODERNE
L’Escape ne ressemble plus à un bloc de glace taillé à la hache. L’allure spartiate du modèle antérieur a cédé sa place à un style plus travaillé qui se fond avec celui d’une automobile compacte. Comme le veut la tendance actuelle du design, la ceinture de caisse très horizontale du modèle antérieur a été remplacée par une ceinture de caisse relevée vers l’arrière. Un attribut qui dynamise l’esthétique, mais au détriment de la surface vitrée et, donc, de la visibilité vers l’arrière.

L’ancien et le nouvel Escape ont cependant des dimensions très similaires. Le modèle actuel est à peine plus long (+87 mm), moins haut (-38 mm) et moins large (-119 mm). De plus, l’empattement de son châssis n’a presque pas changé (+71 mm), pas plus que sa garde au sol (-12 mm). L’esthétique est un puissant trompe-l’oeil.

Outre la silhouette, le constructeur mise sur certaines couleurs fortes pour faire tourner les têtes au passage de ce véhicule. Nous l’avons remarqué en conduisant un Escape Titanium ayant cette teinte orangée appelée Épice électrique. Les regards approbateurs affluaient. Cependant, le blanc demeure la couleur la plus demandée, en Amérique du Nord comme ailleurs sur la planète, et ça le constructeur l’a compris. Il offre donc, pas une, mais deux teintes blanches pour l’Escape 2016 : le Blanc Oxford (sans frais), qui est ordinaire, et le Blanc platine (+ 550 $), plus riche, qui, avec le Rouge rubis (+ 450 $), est une des deux teintes du nuancier qui impose un supplément à l’acheteur.

SEULEMENT TROIS VERSIONS, DES OPTIONS À REVENDRE
La gamme paraît simple à cerner, puisque Ford ne propose que les Escape S, SE et Titanium, ce dernier étant le plus cossu du lot. Cette apparente simplicité cache toutefois divers ensembles optionnels attrayants qui gonflent les prix. Par exemple, le prix de l’Escape S d’entrée de gamme peut paraître alléchant. Mais cette traction a une dotation sommaire qui en laissera plus d’un sur sa faim. Du moins ceux pour qui l’interface Sync, qui permet l’usage d’un téléphone en mode mains libres, est importante, sans oublier la caméra arrière, qui pallie la piètre visibilité arrière. Or, pour les obtenir dans ce véhicule, il faut débourser les 1 000 $ d’un ensemble optionnel.

Il faut savoir aussi que la transmission intégrale figure parmi les options de chacune des trois versions. Cette option, selon la version et le moteur choisis, ajoute de 2 200 $ à 3 700 $ au prix du véhicule. Et c’est sans compter ces nombreuses autres options qui permettent de personnaliser le véhicule, comme ces roues en alliage d’aluminium de 19 po, couleur Nickel lustré, dont notre véhicule d’essai était doté. Elles coûtent 650 $ et peuvent contribuer à gonfler le prix de base de 34 899 $ de cette version à près de 45 000 $… avant taxes.

L'APÔTRE DE LA SURALIMENTATION
L’Escape propose, en outre, une variété de moteurs. Il y a d’abord le 4-cylindres atmosphérique de 2,5 L qui servait à l’ancien modèle. Ce moteur de 168 ch est le moteur d’entrée de gamme de la version S à deux roues motrices.

Ensuite, il y a deux 4-cylindres EcoBoost, des moteurs à turbocompresseur. Le premier, qui a une cylindrée de 1,6 L, équipe la version S à quatre roues motrices et les versions SE. Il fait miroiter des cotes de consommation qui sont les plus basses de la gamme, de même qu’une capacité de remorquage plus élevée que celle qu’autorise le moteur de 2,5 L (907 kg plutôt que 680). C’est le moteur le plus populaire de la gamme.

L’autre EcoBoost, enfin, est un moteur de 2,0 L qui équipe l’Escape Titanium et figure parmi les options de la version SE. C’est le moteur le plus puissant (240 ch) et celui qui procure la plus grande capacité de remorquage (1 500 kg). C’est aussi le plus gourmand, surtout avec la transmission intégrale. Pour preuve, en conduite hivernale notre Escape Titanium 4RM n’a pu faire mieux que 11,8 L/100 km.

Ces trois moteurs partagent une boîte de vitesses automatique à 6 rapports dotée d’un mode manuel SelectShift. Elle masque efficacement le passage des rapports, ce qui contribue à l’agrément de conduite que procure ce véhicule. Son mode manuel, cependant, est actionné par un minuscule commutateur à bascule situé sur le flanc gauche du pommeau du levier de vitesses. Pour l’ergonomie, on repassera. Les stratèges de Ford estiment visiblement que les conducteurs d’Escape ne sont pas du genre à vouloir profiter de ce mode manuel. Sinon, ils offriraient des palettes fixées au volant, à tout le moins pour justifier le statut haut de gamme de la version Titanium.

Cet utilitaire a une suspension indépendante aux quatre roues qui masque admirablement bien les défauts du revêtement. On se croirait presque à bord de la Mercury Grand Marquis de mon père ! Ce confort est obtenu au prix d’un roulis important dans les courbes. Heureusement, la servodirection électromécanique est précise, même à haute vitesse, et transmet une sensation nette de la route. De plus, le freinage, qui est assuré par des disques aux quatre roues, se module très bien.

AGRÉABLE À CONDUIRE
Assis confortablement dans les sièges baquets moulants de l’Escape, on se sent bien. Le conducteur profite aussi d’un poste de conduite qui s’adapte bien à différentes morphologies et dont les commandes sont à portée de main. Les sièges chauffants, de série pour les versions SE et Titanium, ajoutent à l’agrément de conduite lorsqu’on connaît l’hiver québécois. Quant au système Sync, on aime ou on n’aime pas, c’est selon.

La banquette arrière, par contre, peut être moins invitante, car l’espace au niveau des jambes y est limité, surtout lorsque de grandes personnes prennent place devant. De plus, les dossiers asymétriques de cette banquette opposent une forte résistance lorsqu’on tente de les replier pour accroître la surface de chargement du coffre. Lorsqu’ils sont repliés, par contre, on dispose d’un volume utile important avec un plancher dont le seuil est légèrement plus bas que dans l’ancien Escape (-43 mm), ce qui facilite le chargement des colis lourds.

Le succès soutenu de l’Escape tient sans doute à cet amalgame de particularités qui compte plusieurs qualités. Mais certains gadgets inusités, qui attirent l’attention des gens, y contribuent sans doute également. Prenons, par exemple, le hayon assisté, dont l’ouverture peut être déclenchée en faisant un mouvement du pied (un geste déconseillé lorsque vous êtes sur une surface glacée), ou encore ce système de stationnement assisté (moins simple à utiliser qu’on le pense). Des dispositifs pareils font rêver les acheteurs et contribuent à les attirer chez les concessionnaires, c’est évident. Or, entrer chez un concessionnaire, c’est souvent le premier pas vers un achat.


Photos originales : Luc Gagné
 

Marque

Ford

Version

Escape Titanium 4RM

Options

Ensemble « Canadian Touring » (2 000 $) : toit panoramique électrique Vista, système de navigation à commande vocale avec chaîne audio Sony; ensemble « 301A » (1 750 $) : phares à décharge à haute intensité bixénon, système d'alerte d'angle mort BLIS avec détection de circulation transversale arrière, essuie-glaces à détecteur de pluie, assistance de stationnement avant, assistance active durant le stationnement; ensemble de remorquage de classe II (500 $); barres transversales de toit (150 $); roues en alu

Échelle de prix

34 899 $ + 1 690 $ (transport et préparation) + 100 $ (frais pour la climatisation) + 15 $ (droits sur les pneus) = 36 704 $ (total avant taxe et sans options)

Version à l’essai

Escape Titanium 4RM

Marque

Moteur

L4 turbo, 2,0 litres, DACT, 240 ch @ 5 500 tr-min, 270 lb-pi @ 3 000 tr-min

Transmission

Automatique à 6 rapports

Autre conduite

Traction intégrale à prise constante

Consommation annoncée (ville)

11,4 L aux 100 km

Consommation annoncée (route)

8,4 L aux 100 km

Consommation enregistrée

11,8 L aux 100 km (hiver)

Garantie de base

3 ans / 60 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans / 100 000 km

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