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Fiat 500X 2016

Benoit Charette

18 avril 2015

Style réussi
Format de poche pratique
Image distince


Boîte à neuf rapports
Espace arrière restreint
Prix des versions plus équipées


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Données techniques

Marque

Fiat

Version

Toutes

Version à l’essai

Toutes

Marque

Moteur

4-cylindres turbo de 1,4 litre; 4 cylindres de 2,4 litres

Consommation annoncée (ville)

À venir

Consommation annoncée (route)

À venir

Garantie de base

3 ans / 60 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans / 100 000 km

Un bien drôle de titre que je vous propose, ne trouvez-vous pas? En fait, si les mots semblent me manquer pour caractériser cet essai éclair du nouveau modèle 500X de Fiat, c’est qu’il y a une bonne raison.

Laquelle?

Mais non, je ne vous le dirai pas tout de suite, quand même! Pour le savoir, il faut lire ce billet jusqu’à sa conclusion.

Je vous le jure, cependant, c’est d’intérêt.

Un créneau en effervescence
Le segment des véhicules utilitaires compacts s’apprête à faire parler de lui comme jamais auparavant. Lui qui ne regroupait que quelques membres accueille une kyrielle de nouveaux joueurs cette année, y compris la recrue de Fiat.

La mode est aux petits VUS.

Pour FCA (Fiat Chrysler Automobile), c’est l’occasion de faire d’une pierre deux coups. Il y a quelques semaines, nous assistions au lancement du Jeep Renegade et voilà que son petit cousin, le 500X, avec lequel il partage son architecture et quantité de composantes mécaniques, s’ajoute à l’index.

Deux atouts importants pour FCA, nul doute sur ce fait.

M’as-tu vu?
Esthétiquement, on parle de deux produits fort différents. Alors que le Renegade propose une allure de petit baroudeur, le 500X emprunte un style plus urbain et très tendance qui risque de faire de lui la saveur populaire dans certains milieux branchés. Au passage, l’ADN Fiat a été préservé; un bel exercice de style.

Outre le fait qu’il se décline en cinq versions (Pop, Sport, Trekking, Lounge et Trekking Plus), dont les quatre dernières peuvent à la fois être livrées en configuration à traction ET à quatre roues motrices, l’acheteur peut aussi sélectionner parmi sept types de jantes et cinq couleurs intérieures. Cela s’ajoute aux 12 coloris proposés pour la carrosserie, dont certains garantissent l’attention, même de ceux laissés généralement de glace par la chose automobile. Comme pour tout produit Fiat, le niveau de personnalisation demeure important.

Soyons francs, au niveau du style, on a réussi là où on a piétiné avec la 500L.

À bord
L’environnement ici réservé demeure à l’image de la marque, soit distinct. On le constate surtout sur les versions moins cossues qui profitent d’une partie de la planche de bord assortie à la couleur extérieure. Original. Sur les modèles plus garnis, la finition est peut-être de meilleure qualité, mais elle est plus monotone.

Heureusement, comme on le mentionnait, il y a du choix, donc vous pourrez organiser ça à votre goût.

Au niveau du confort, ça va, et les ajustements possibles permettent à tous de trouver une zone de confort derrière le volant. À l’arrière, c’est un peu plus exigu. L’assise est confortable, toutefois. Les dossiers, vous le devinez peut-être, peuvent être rabattus pour augmenter l’espace au niveau du chargement. Ça ne donne rien d’exceptionnel, mais c’est supérieur à ce que propose la petite 500.

Notez qu’un espace de rangement additionnel est situé sous le plancher, à la place du pneu de secours. Un ensemble de réparation est proposé, mais soyez rassurés, si vous souhaitez une petite roue de secours, c’est offert.

Quant au niveau d’équipement, évitons d’interminables descriptions. Je vous résume ça en vous disant que c’est très complet, mais que Fiat s’est bien gardé d’offrir quelques commodités en option.

Mécanique
Nous voici presque rendus au moment où je dois vous expliquer le choix de mon titre, mais avant, un mot sur les moteurs, les mêmes que ceux montés à bord du Jeep Renegade. Dans un premier temps, il y a le 4-cylindres de 1,4 litre MultiAir turbo qui avance une puissance de 160 chevaux et 184 livres-pieds de couple. Ce dernier est uniquement jumelé à une boîte manuelle à six rapports, laquelle est seulement offerte sur les modèles à traction Pop, Sport et Trekking.

Autrement, sur les autres variantes, c’est le moteur 4-cylindres de 2,4 litres qui est d’office. Ce dernier, qui profite de 20 chevaux supplémentaires, mais qui se trouve en déficit de neuf livres-pieds de couple, ne peut être jumelé qu’à la boîte automatique à neuf rapports qui fait son chemin un peu partout à travers le groupe FCA.

L’explication que vous attendiez, la voici.

Deux choses à retenir
Dans un premier temps, cette boîte à neuf rapports, elle n’arrive pas à convaincre personne. Depuis sa sortie, elle se fait vilipender, à la fois par la critique automobile, mais aussi par une horde de consommateurs déçus. Déjà, Chrysler a livré quantité de mises à jour pour remédier aux nombreux problèmes qu’elle présente. Des exemples? Le bureau américain des transports cite des hésitations au niveau des changements de rapports, des vibrations, des problèmes de rétrogradation en accélération, des boîtes qui passent au neutre sans aucune raison ainsi que l’apparition de témoins lumineux indiquant la présence d’un problème, entre autres.

Chaque semaine, aux États-Unis, Jeep procède au changement de 12 à 15 boîtes sur ses modèles Cherokee, selon Automotive News. En décembre dernier, Acura rappelait quelque 9400 TLX équipées de cette même boîte signée ZF.

Bref, ça ne tourne pas rond. Les problèmes semblent d’ordre électroniques, non mécaniques.

Un hasard, des cas isolés?

Non, car lors de notre essai du véhicule, la boîte a fait des siennes. Lors d’un arrêt de routine, elle est demeurée coincée au cinquième rapport. Rapidement, nous nous sommes rangés en bordure de la route. Après avoir passé le sélecteur de vitesse à la position arrêt, puis l’avoir réengagé, la boîte s’est d’abord placée en première pour rapidement se cantonner en… troisième.

Seul l’arrêt du moteur nous a permis de la remettre en première au redémarrage. Là, un message nous suggérant fortement une visite à l’atelier est apparu.

À ce moment, c’en était assez.

Le problème n’est pas le Fiat 500X en tant que tel, mais plutôt la boîte qui l’équipe, ce qui en soit, demeure quand même… problématique.

Même au volant d’autres 500X, qui n’ont pas rencontré de pépins, soit dit en passant, le comportement de la boîte s’est montré agaçant. Sa calibration fait défaut et on a cette vive impression que le travail a été bâclé quelque part.

Est-ce que ZF est uniquement à blâmer? Le problème appartient-il à Chrysler qui calibre mal cette dernière?

En somme, rien de rassurant.

Reste la boîte manuelle à six rapports. Dans son cas, ça va, mais n’oublions pas qu’elle ne sert que quelques modèles à traction et qu’elle peut uniquement être mariée avec le moteur de 1,4 litre.

N’empêche, pour l’instant, il n’y a que cette combinaison qui s’avère intéressante.

ZF et Chrysler ont du pain sur la planche pour faire de cette boîte à neuf rapports un succès. 

Aux commandes
Ce qui est d’autant plus dommage, c’est que lorsqu’on se trouve aux commandes de cette 500X, on se plaît, vraiment. La suspension est calibrée de façon à rendre sa conduite plus dynamique que celle du Jeep Renegade, et ça fonctionne. Sur quantité de routes en lacets, nous avons eu l’occasion de constater que le produit réagit très bien aux séances de correction qu’on daigne lui imposer.

La direction, en prime, montre une belle précision et propose un bon niveau de rétroaction.

Un essai plus long nous permettra de vous livrer des impressions plus étoffées, mais au niveau de la conduite, la 500X passe le test initial.

Même que dans la famille, c’est elle qui s’impose au niveau de l’agrément de conduite. Voilà qui rend la situation de la boîte à neuf rapports encore plus frustrante.

Quant au mode à quatre roues motrices, ce n’est pas sur les routes sèches de la Californie qu’il nous a été possible de le tester. Nous aurons l’occasion d’y revenir.

Conclusion
Je veux bien donner la chance au coureur, sauf que pour l’instant, le lien de confiance n’y est pas. Ajoutez à cela que la réputation de Fiat en matière de fiabilité n’est pas exemplaire et on ne se retrouve pas avec des conditions gagnantes.

Il est à souhaiter qu’on réagisse avec promptitude chez FCA.

Une histoire à suivre de très près.

Marque

Fiat

Version

Toutes

Version à l’essai

Toutes

Marque

Moteur

4-cylindres turbo de 1,4 litre; 4 cylindres de 2,4 litres

Consommation annoncée (ville)

À venir

Consommation annoncée (route)

À venir

Garantie de base

3 ans / 60 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans / 100 000 km

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