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Dodge Charger 2015 : consolidation

Benoit Charette

31 octobre 2014

Nouvelle gueule réussie
Traction intégrale offerte sur le modèle de base
Comportement routier
Prestations relevées de la version Hellcat

Qualité d'assemblage à surveiller
Voiture lourde
Dépréciation qui demeure importante
Consommation des moteurs V8

Standard

Données techniques

Marque

Dodge

Version

Toutes

Version à l’essai

Toutes

Marque

Moteur

V6 de 3,6 litres, V8 de 5,7 litres, V8 de 6,4 litres et V8 de 6,2 litres

Transmission

Automatique à 8 rapports

Consommation annoncée (ville)

12,4 litres aux 100 kilomètres

Consommation annoncée (route)

7,7 litres aux 100 kilomètres

Consommation enregistrée

8,7 litres aux 100 kilomètres (routes et autoroutes)

Garantie de base

3 ans / 60 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans / 100 000 km

Au milieu des années 2000, une vague rétro plutôt forte dominait la scène automobile. Volkswagen commercialisait la New Beetle, BMW la MINI. Chez Chrysler, le PT Cruiser se vendait bien depuis 2001 alors que chez Chevrolet, les SSR et HHR en étaient à leurs débuts. Chez Ford, comment oublier le style rétro donné à la Mustang en 2005?

Et c’est sans oublier qu’on préparait le retour de la Challenger chez Dodge et qu’une deuxième vie prenait forme pour la Camaro dans les bureaux de GM.

C’est dans ce contexte qu’est née la Charger. Sauf qu’on a fait les choses à l’envers chez Dodge. On a d’abord dessiné la voiture pour ensuite lui donner un nom.

Ainsi, le modèle introduit en 2006 n’avait rien de rétro.

Même qu’un élément majeur empêchait toute comparaison avec la version légendaire des années 60; le nombre de portes.

On était alors pris avec un beau défi, soit celui de convaincre les gens que la Charger était une vraie Dodge dans l’âme.

Bases solides

Heureusement pour la compagnie, la Charger a hérité de bases solides, soit un châssis alors dérivé de la Classe E de Mercedes-Benz, alors partenaire de la marque. La voiture s’est bien implantée dans son segment, bien servi par son nom, une gueule accrocheuse et une conduite intéressante.

En 2011, on a décidé de rétablir certains ponts avec le passé, principalement à l’aide d’éléments stylistiques (forme d’une bouteille de Coke dans le profil, feux arrière rappelant ceux du passé, etc.).

Pour 2015, la nouvelle génération poursuit la réconciliation avec le passé, un peu au niveau du style, beaucoup au niveau de la performance.

De quoi consolider les assises du modèle sur le marché.

Dégriffée

Ce dont tout le monde parle, c’est de la version Hellcat, une brute débridée qui cache un moteur V8 de 6,2 litres, muni d’un compresseur, qui offre la bagatelle de 707 chevaux et 650 livres-pieds de couple à celui qui en prend les commandes.

Oui, ça marche. Oui, c’est impressionnant. Oui, Dodge réalise un tour de force avec cette version qui, comme je le mentionnais, fait beaucoup jaser.

Cependant, il faut savoir que la Charger, c’est plus que ça.

Au total, mis à part la Hellcat, il y a huit autres versions. Une SRT392, pratiquement aussi venimeuse que la Hellcat, puis trois versions R/T, les représentantes plébéiennes de la performance au sein de la famille.

Des voitures servies par le moteur V8 HEMI de 5,7 litres et 370 chevaux, ce n’est jamais à négliger.

Puis, on retrouve le pain et le beurre du modèle, soit les versions SE et SXT, celles qui se vendent à plus grand volume. Si vous le voulez bien, on va se concentrer sur ces deux dernières.

Encore plus intéressantes

Ceux intéressés par la Charger seront heureux d’apprendre que Dodge a démocratisé son offre initiale. Pour la première fois, le modèle d’entrée de gamme, SE, est proposé avec la traction intégrale, moyennant un supplément de 2200 $. Ainsi, l’acheteur n’a plus besoin de grimper au rang de la SXT pour s’offrir la motricité aux quatre roues.

Une excellente nouvelle.

Qui plus est, la Charger entre aussi dans le modernisme en mettant de l’avant une boîte automatique à huit rapports qui n’était offerte qu’en option. Désormais, sa présence est... automatique.

En résumé, il y a une version SE à deux roues motrices, une autre à traction intégrale. La même formule s’applique aux variantes SXT. Les prix sont respectivement de 32 495 $ (SE), 34 695 $ (SE AWD), 35 595 $ (SXT) et 37 795 $ (SXT AWD).

Rapport prix/équipement

On note une hausse du prix des modèles au passage de cette génération. La Charger SE 2014 était proposée à 29 995 $. Cependant, il fallait débourser 1200 $ pour profiter de la boîte à huit rapports, ce qui réduit l’écart entre les millésimes 2014 et 2015. L’exercice nous donne des résultats similaires lorsqu’on compare d’autres versions… comparables.

Par rapport à la concurrence, disons que la Charger n’est pas la moins chère. Dodge se targue cependant d’en offrir plus au niveau de l’équipement, ce qui n’est pas faux. Encore faut-il que ce qui est offert réponde à vos besoins. Tout nous ramène toujours à cela.

Ce qui est certain, c’est que Dodge ne semble pas trop inquiète de sa concurrence américaine directe, soit la Chevrolet Impala et la Ford Taurus. L’acheteur d’une Charger, selon eux, a 20 ans de moins, en moyenne, que celui des deux autres marques.

Une conduite… Dodge

L’événement de presse qui nous était réservé pour ce premier contact avec la Charger incluait un arrêt au Summit Point Motorsports Park, un circuit situé en Virginie-Occidentale. Là, bien sûr, nous étions invités à pousser à fond les machines de guerre que sont les versions SRT.

Cependant, pour nous rendre audit circuit, nous devions sillonner les routes de la campagne virginienne pendant quelques heures et c’est au volant d’une version de base à moteur V6 que nous l’avons fait.

Tout comme c’était le cas pour le modèle d’ancienne génération, la conduite de la Charger demeure axée sur le confort, sans que la performance soit laissée pour contre. Le V6 de 3,6 litres Pentastar avance une puissance de 292 chevaux et 260 livres-pieds de couple. On ne se sent jamais lésé lorsqu’on enfonce l’accélérateur. Sur routes sinueuses, la Charger répond bien, fruit d’une suspension bien calibrée; l’ADN Dodge est au rendez-vous.

Notez qu’avec l’ensemble performance Rallye, la puissance de ce même moteur passe à 300 chevaux.

À bord, le niveau de confort est très bon. Au niveau de la présentation, on a sensiblement reconduit ce qu’on trouvait en 2014. C’est bien présenté, l’ergonomie est bonne et la quantité d’information disponible est généreuse. À bord des versions R/T et SRT, elle est encore plus riche alors que l’on peut pratiquement savoir tous les secrets que cache le véhicule.

Malgré une qualité de construction qui semble bonne, certains craquements se sont laissés entendre à bord de certains bolides empruntés. Dodge n’a jamais eu la meilleure des réputations à ce niveau et si le passé récent est garant de l’avenir, des problèmes sont à prévoir. C’est donc un point à surveiller.

Autre élément à avoir à l’œil : le système audio. Les problèmes répertoriés par le célèbre magazine Consumer Reports sont nombreux et récurrents depuis 2011.

Conclusion

Tranquillement, la Dodge Charger se bâtit sa propre légende, sans l’aide du modèle qui faisait vibrer les amateurs il y a un peu plus de 40 ans.

L’arrivée de versions encore plus performantes va y contribuer, c’est clair.

Parallèlement, la bonification de l’offre des versions de base va également y concourir, tout en permettant à Dodge de consolider sa position dans son segment.

La Charger est sur la bonne voie.

Marque

Dodge

Version

Toutes

Version à l’essai

Toutes

Marque

Moteur

V6 de 3,6 litres, V8 de 5,7 litres, V8 de 6,4 litres et V8 de 6,2 litres

Transmission

Automatique à 8 rapports

Consommation annoncée (ville)

12,4 litres aux 100 kilomètres

Consommation annoncée (route)

7,7 litres aux 100 kilomètres

Consommation enregistrée

8,7 litres aux 100 kilomètres (routes et autoroutes)

Garantie de base

3 ans / 60 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans / 100 000 km

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