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Chevrolet Corvette 2015 : les Allemands rient jaune...

Benoit Charette

25 septembre 2015

Ligne spectaculaire
Agrément de conduite exceptionnel
Puissance impressionnante
Qualité d'assemblage en nette progression

Mode Eco agaçant
Pneumatiques capricieux
Options nombreuses...et coûteuses
Une plaque d'immatriculation à l'avant...c'est vraiment laid !

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Données techniques

Marque

Chevrolet

Version

Cabriolet 3LT

Options

Peinture (Laguna Blue) 1 045$, Ensemble apparence ZF1 (2 095$), Cadrage de plaque d'immatriculation avant (15$)

Échelle de prix

85 305$

Version à l’essai

Cabriolet 3LT

Marque

Moteur

V8, 6,2 litres, ACC, 455 ch @ 6 000 tr-min, 460 lb-pi de couple @ 4 600 tr-min

Transmission

Manuelle à 7 rapports

Autre conduite

Roues motrices arrière

Consommation annoncée (ville)

13,7 l aux 100 km

Consommation annoncée (route)

8,2 l aux 100 km

Consommation enregistrée

10,6 l aux 100 km

Garantie de base

3 ans / 60 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans / 160 000 km

Dans le domaine des sportives d’exception, on en a généralement que pour les allemandes. Audi R8 V10, Mercedes-AMG GT, sans compter l’incontournable Porsche 911. Parallèlement, Chevrolet propose depuis maintenant plus de soixante ans une Corvette, de laquelle les biens pensants osent souvent se moquer. L’image péjorative qui entoure cette voiture s’expliquerait peut-être par le fait qu’on ait commercialisé à une certaine époque, des Corvette pataudes et pas très performantes. Or, mis à part Porsche, qui d’autre osait commercialiser une sportive d’exception en 1979?

Cela étant dit, GM poursuit aujourd’hui la production de sa sportive la plus mythique en proposant depuis deux ans, une septième génération. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que son succès, depuis sa relance, est fulgurant. Uniquement aux États-Unis, pas moins de 37 288 Corvette trouvaient preneur en 2014, plusieurs clients ayant été contraints de patienter jusqu’en 2015 pour avoir accès à un modèle. Au Canada, où la disponibilité était extrêmement limitée, c’est 1 181 unités qui ont été livrées en 2014.

GM étant conscient de la clientèle attirée par la Corvette, on s’est attardé à tout ce qui devait être amélioré, tout en conservant l’essence même de ce que doit être une Corvette. Indéniablement, la voiture ne pourrait être autrement identifiée. Personne ne pourrait croire à une sportive allemande, à une japonaise ou même une italienne. Les éléments de style tels que le long museau plongeant, les ailes avant proéminentes, les trappes d’évacuation d’air latérales et la partie arrière tronquée sont donc toujours présents, permettant d’identifier le bolide.

Si le coupé se dote d’un toit targa amovible extrêmement bien pensé, le cabriolet propose pour sa part une capote souple dont le rabattement est entièrement automatisé. La capote se glisse d’ailleurs sous un couvercle rigide de couleur assortie qui améliore de beaucoup la présentation de la voiture, lorsque le toit est abaissé.

Pour 2015, l’arrivée de la version Z06 aura énormément fait jaser, avec raison puisque ce bolide repousse les limites de la performance, devant d’ailleurs la Corvette de rue la plus puissante jamais produite à ce jour. Néanmoins, GM a également ramené avec la C7 (Corvette de septième génération) le nom Stingray, ce qui explique la présence de ces logos positionnés de chaque côté des ailes avant.

Le jour et la nuit
À son bord, la nouvelle Corvette propose un environnement qui nous fait rapidement oublier celui de sa devancière. D’un habitacle bâclé où la qualité de finition était carrément gênante, on passe aujourd’hui à un poste de conduite qui se compare avec ce qui se fait de mieux dans l’industrie, tant sur le plan esthétique qu’en matière de technologie. Bien sûr, certaines voitures allemandes vendues au double du prix proposent des matériaux de qualité encore supérieure, mais la qualité de finition n’est aujourd’hui plus contestable dans la Corvette.

Le conducteur profite donc d’un siège bien dessiné, proposant plus de support, et particulièrement si vous optez pour les sièges sport optionnels. La position de conduite est donc excellente et le dégagement, qui faisait lui aussi défaut sur l’ancienne génération, est aujourd’hui plus généreux.

Incliné vers le conducteur, le poste central propose un système d’infodivertissement très bien conçu, lequel abrite l’essentiel des fonctions proposées à bord. Il faut aussi mentionner qu’à l’inverse de la C6, tout est aujourd’hui à portée de main, et très facile à utiliser.

455…en version de base !
Chevrolet propose comme moteur de base un V8 à culbuteurs de 455 chevaux, lequel permet à la voiture de franchie le 0-100 km/h en 4,2 secondes. La sonorité envoûtante du moteur jumelée à des sensations de conduite hallucinantes fait en sorte que l’on ne peut que craquer pour cette mécanique, qui entre vous et moi, propose toute la puissance nécessaire pour vivre des sensations fortes. Vous pourriez bien sûr opter pour la Z06 qui propose près de 200 chevaux supplémentaires, mais à moins de vouloir les exploiter sur un circuit, ces derniers ne vous serviront qu’à frimer.

Au volant, la position de conduite à elle seule vous confirme que vous êtes à bord d’une sportive de haut niveau. Le vrombissement du moteur est lui aussi un fort indice sur le type de bolide que vous conduisez, tout comme le fait qu’on vous propose une boîte manuelle à sept rapports, une exclusivité dans l’industrie…avec la Porsche 911 ! Naturellement, le châssis d’aluminium, la nouvelle géométrie de suspension, la direction communicative et la boîte manuelle extrêmement précise rendent l’expérience de conduite carrément divine. Bien sûr, comme toute sportive largement chaussée, les inégalités de la route vous demandent parfois de corriger votre tir. Sachez également qu’il faut faire gaffe aux terrains inclinés et aux entrées de cour, puisque le volet avant s’y frotte à la moindre inclinaison.

À la carte…
Parce que les besoins comme les envies des conducteurs ne sont pas toujours les mêmes, la Corvette propose une conduite à la carte incluant cinq modes de conduite, allant d’un mode « Eco » jusqu’au mode « Piste ». Personnellement, le mode « Eco » m’a agacé par le fait que sur autoroute, à vitesse de croisière, le moteur à cylindrée variable passe souvent en mode quatre cylindres pour ensuite réactiver les huit cylindres. Cela crée une vibration agaçante dont on se passerait volontiers, le tout pour une économie d’essence quasi imperceptible par rapport au mode « Tourisme ». En ce sens, le second mode est donc celui à privilégier pour une conduite relaxe et sans histoire, ce qui vous permet au passage de maintenir une moyenne de consommation oscillant autour des 8 litres aux 100 kilomètres.

Passez en mode « Piste » et bien sûr, la consommation grimpera. Ce mode affecte la fermeté de la suspension et de la direction, la sensibilité du potentiomètre de pédale, tout en rendement moins restrictif le système d’échappement, qui émet soudainement une sonorité plus violente. Croyez-moi, l’expérience de conduite en vaut la peine. Vous pouvez aussi opter pour le mode « Sport », qui vous donnera un sérieux avant-goût de ce que le mode « Piste » peut offrir, tout en restant un tantinet plus civilisé.

La fierté de Bowling Green
Ne suffit de visiter l’usine de Bowling Green dans le Kentucky, où sont assemblées les Corvette, pour comprendre que l’engouement des employés face à leur travail n’a rien à voir avec celui de ceux qui par exemple, assemblent des Chevrolet Equinox à Ingersoll, Ontario. Chaque voiture est unique, et les employés leur vouent une passion inégalée.

Proposant des performances routières incroyables, un niveau de raffinement inattendu ainsi qu’un agrément de conduite carrément unique, la Corvette est aussi appréciée du public pour son prix qui, sans être accessible à toutes les bourses, demeure plus raisonnable que celui de ses rivales. Essentiellement, pensez à une facture qui oscille entre 65 000$ et 120 000$, selon la version choisie, alors que la Porsche 911 requiert un déboursé allant de 100 000$ à 230 000$...avant options ! Et ne pensez pas que la Porsche peut faire mordre la poussière à la Corvette en criant ciseau. Au contraire ! Pour égaler les performances d’une Corvette Z06, il vous faudra débourser vous pencher vers la 911 Turbo S, laquelle commande un prix de base de 208 500$...

Certes, on pouvait donc se moquer dans le passé d’une Corvette conservatrice et à la finition bâclée, mais la qualité du produit est aujourd’hui de haut niveau, surtout lorsque le prix fait partie de l’équation. Assurément, l’un des meilleurs rapports prix/performance du marché, le tout avec un produit qui n’a comme seule contrainte d’être franchement détestable…en plein mois de février !
 

Marque

Chevrolet

Version

Cabriolet 3LT

Options

Peinture (Laguna Blue) 1 045$, Ensemble apparence ZF1 (2 095$), Cadrage de plaque d'immatriculation avant (15$)

Échelle de prix

85 305$

Version à l’essai

Cabriolet 3LT

Marque

Moteur

V8, 6,2 litres, ACC, 455 ch @ 6 000 tr-min, 460 lb-pi de couple @ 4 600 tr-min

Transmission

Manuelle à 7 rapports

Autre conduite

Roues motrices arrière

Consommation annoncée (ville)

13,7 l aux 100 km

Consommation annoncée (route)

8,2 l aux 100 km

Consommation enregistrée

10,6 l aux 100 km

Garantie de base

3 ans / 60 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans / 160 000 km

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