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BMW Série 7 2016

Essai de la BMW Série 7 2016

Daniel Rufiange

22 mars 2016

Niveau technologique impressionnant
Niveau de confort
Expérience de conduite relevée
Lignes intemporelles

Historique de fiabilité peu invitant
Prix des options
Trop de technologie ?
Une seule version (d'autres suivront, toutefois)

Standard

Données techniques

Marque

BMW

Version

750Li xDrive

Options

Ensemble exécutif (5500 $); ensemble aides à la conduite (4200 $); ensemble conduite dynamique (4500 $); ensemble design intérieur (1950 $); ensemble salon exécutif (7750 $); chaîne Bowers and Wilkins (4900 $); toit panoramique Sky Lounge (1000 $); contrôles céramiques (600 $); ensemble pour fumeurs (100 $)

Échelle de prix

148 400 $

Version à l’essai

750Li xDrive

Marque

Moteur

V6, 4,4 litres, DACT biturbo, 445 ch @ 5500 tr-min, 480 lb-pi @ 2000 tr-min

Transmission

Automatique à 8 rapports

Autre conduite

Traction intégrale à prise constante

Consommation annoncée (ville)

15,2 litres aux 100 kilomètres

Consommation annoncée (route)

9,8 litres aux 100 kilomètres

Consommation enregistrée

10,1 litres aux 100 kilomètres

Garantie de base

4 ans / 80 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

4 ans / 80 000 km

Chaque bannière prestigieuse propose un produit à travers lequel elle se définit et étale son savoir-faire. Chez Mercedes-Benz, c’est la Classe S. La A8 fait ce travail chez Audi, Jaguar compte sur sa XJ, etc.

Chez BMW, la tâche incombe à la Série 7. Entièrement repensée pour 2016, elle repousse ses propres limites.

Nous pourrions discourir longuement sur tout ce qu’elle propose d’extraordinaire, mais savez-vous quoi? L’espace infini du Net nous manquerait… ou du moins risquerions-nous de vous perdre en cours de route.

On va faire ça autrement, si vous le voulez bien. 

Avant d’y aller avec quelques nouveautés de la nouvelle cuvée, allons-y avec l’essentiel, ce qu’on tient pour acquis avec cette grande dame.

Oui, le niveau de confort est sublime. Les sièges sont parfaits et on profite de tellement d’ajustements qu’il est impossible de ne pas trouver sa zone de confort, à moins d’avoir la stature d’un Zdeno Chara (le géant de 6 pieds et 9 pouces des Bruins de Boston). Et encore…

Oui, la qualité des matériaux qui drapent l’habitacle et le soin apporté à leur assemblage est sans reproche. Lorsqu’on ferme les portes, on se trouve coupé du monde extérieur tellement le niveau d’insonorisation est poussé. Même à haute vitesse, il faut se conscientiser sur le fait qu’on file à toute allure et qu’on peut se casser la gueule.



Enfin, oui, au niveau de l’équipement, rien ne manque. Rien. En vérité, il y a tellement de gadgets qu’on se demande bien si certains sont là parce qu’ils « doivent » y être. J’y reviens.


En 2005, je signais un contrat de location avec BMW. Non, ce n’était pas une Série 7; je serais aujourd’hui endetté jusqu’aux dents. C’était une 325i, plus modeste. N’empêche, cette dernière offrait des caractéristiques qu’on ne retrouvait pas partout ailleurs comme des sièges et des rétroviseurs chauffants. Celui du côté passager s’inclinait même lorsque la marche arrière était sélectionnée.

Ça avait de quoi impressionner.

Une dizaine d’années plus tard, ces caractéristiques sont présentes sur bien des modèles. Des voitures vendues autour de 20 000 $ offrent ce qu’une voiture de luxe de 40 000 $ ou 60 000 $ offrait il y a 10 ans.

Considérant cette réalité, que fait un manufacturier qui mise sur le prestige devant cette démocratisation du luxe? Il se creuse les méninges et revient à la charge avec quelque chose d’encore plus somptueux.

C’est ce que BMW vient de faire.






 

Pour cela, il faut sortir des conventions et en établir de nouvelles.

Des sièges massant? C’est bien, mais pas suffisant, car on en retrouve ailleurs. Ceux de la Série 7 sont très bien, soit dit en passant.

Un siège du passager inclinable vers l’avant pour offrir un fauteuil de première classe au président de compagnie qui peut profiter d’un repose-pied, d’un dossier inclinable et d’une tablette pour le travail, bien installé à l’arrière? Ça commence à être mieux, mais Mercedes-Benz le propose déjà avec sa Classe S. N’empêche, fort agréable pour celui qui monte à l’arrière.

Avoir le loisir de créer une ambiance intérieure avec une sélection de couleurs qui sont magnifiquement rendues par les quelque 100 DEL qui ceinturent l’habitacle. Ça se fait aussi ailleurs, mais l’approche de BMW est marquée par un plus grand choix et franchement, l’effet est magnifique lorsque la pénombre s’installe.

Tout ce qui vient d’être décrit est excellent. Cependant, pour faire parler d’elle, la nouvelle Série 7 avait besoin de gadgets inédits. Elle avait besoin de donner une leçon, à son tour, sur la façon de repousser les limites.

Des exemples? Le volume de la radio peut désormais être ajusté avec un simple mouvement du doigt; on tourne vers la droite pour monter le volume, vers la gauche pour le réduire. Un petit geste vers l’écran central avec deux doigts et on coupe le son; on le remet de la même façon. Aussi impressionnant qu’inutile, direz-vous? Ce n’est pas faux, mais après une semaine au volant, voilà une caractéristique qui s’est laissée apprécier. Simple, intuitive, efficace. Attendez-vous à ce que cette technologie soit grandement exploitée au cours des prochaines années. aussi, des parfums peuvent émaner des buses d’aérations. Tiens, pourquoi pas? On peut maintenant écraser des moufettes sans craindre l’odeur.
-    Une tablette, amovible, logée dans la console centrale arrière. Cette dernière permet de contrôler quantité de commandes du véhicule, de l’intérieur comme de l’extérieur.
-    Une clef intelligente (très) qui contient un petit écran doté d’informations, renseignements qu’on peut faire défiler du bout des doigts. Ne la perdez pas! La Série 7 peut même être guidée dans un garage sans l’intervention du conducteur qui peut gérer la manœuvre de l’extérieur. Pour l’instant, c’est réservé à l’Europe, une question de normes. N’empêche, la technologie est là. 

Voir essai routier en video. Le lien est dans la conclusion

La mécanique (moteur et transmission) est sublime et œuvre de façon efficace dans la plus grande des discrétions. L’expérience au volant nous transporte ailleurs, au sens figuré. 

Marque

BMW

Version

750Li xDrive

Options

Ensemble exécutif (5500 $); ensemble aides à la conduite (4200 $); ensemble conduite dynamique (4500 $); ensemble design intérieur (1950 $); ensemble salon exécutif (7750 $); chaîne Bowers and Wilkins (4900 $); toit panoramique Sky Lounge (1000 $); contrôles céramiques (600 $); ensemble pour fumeurs (100 $)

Échelle de prix

148 400 $

Version à l’essai

750Li xDrive

Marque

Moteur

V6, 4,4 litres, DACT biturbo, 445 ch @ 5500 tr-min, 480 lb-pi @ 2000 tr-min

Transmission

Automatique à 8 rapports

Autre conduite

Traction intégrale à prise constante

Consommation annoncée (ville)

15,2 litres aux 100 kilomètres

Consommation annoncée (route)

9,8 litres aux 100 kilomètres

Consommation enregistrée

10,1 litres aux 100 kilomètres

Garantie de base

4 ans / 80 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

4 ans / 80 000 km

Voilà, très brièvement, de quelle façon on redéfinit le luxe, de quelle manière on repousse les limites. Utile, inutile? À vous d’en juger. Ce qui est certain, c’est que pour demeurer dans le coup, un constructeur comme BMW n’a pas le choix d’agir de la sorte. Sinon, il ne fait qu’offrir une voiture de luxe à 115 000 $ qui propose la même chose qu’une autre qui ne coûte que 35 000 $.

Le défi est de taille. Pour l'instant, une seule version est offerte. D'autres suivront et le plus tôt sera le mieux, notamment en ce qui concerne des variantes plus vertes. Tesla est en train de changer la donne dans ce créneau. Ce qui sera maintenant intéressant à surveiller, c’est la réponse de la concurrence.

Après tout, ce que ces grandes berlines proposent, c’est ce que nos véhicules de tous les jours avanceront dans 10, voire 15 ans.
De ce simple point de vue, il est pertinent de suivre ce qui se fait avec un véhicule comme la Série 7.

Et une chose demeure, malgré tout, soit le prestige associé à la possession d’une telle voiture. Ça, ça n’a pas de prix.

EN VIDÉO :
RPM - Essai de la BMW de Série 7 par Antoine Joubert

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