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BMW Série 7 2015

Benoit Charette

19 mai 2015

Confort de roulement
Excellent comportement routier
Finition exemplaire
Mariage du diesel et de la traction intégrale

Historique de fiabilité
Prix / dépréciation
Espaces de rangement symboliques (places avant)
Modèle en fin de carrière

Standard

Données techniques

Marque

BMW

Version

740 Ld xDrive

Options

Ensemble Exécutif (5 950$), Ensemble M Sport (5 000$), Ensemble Confort Arrière (4 500$), Ensemble Technologie (4 500$), Ensemble Multimédia (3 500$)

Échelle de prix

125 050$ + 2 095$ (transport et préparation)

Version à l’essai

740 Ld xDrive

Marque

Moteur

L6 3,0 litres, turbodiesel, 255 ch @ 4 000 tr-min, 413 lb-pi @ 1 500 tr-min

Transmission

Automatique à 8 rapports

Autre conduite

Traction intégrale à prise constante

Consommation annoncée (ville)

10,2 l aux 100 km

Consommation annoncée (route)

7,1 l aux 100 km

Consommation enregistrée

9,3 l aux 100 km

Garantie de base

4 ans / 80 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

4 ans / 80 000 km

Elles se vendent bien au-delà des 100 000$, coûtent une fortune en entretien, ont souvent une fiabilité hasardeuse et déprécient à la vitesse de la lumière. Je parle ici des berlines de grand luxe (Audi A8, BMW Série 7, Jaguar XJ et Mercedes-Benz de Classe S), qui symbolisaient jadis les vitrines technologiques des fabricants. Or, les temps changent, et la clientèle se désintéresse tranquillement de ces navires amiraux au profit de véhicules qui innovent…comme la Tesla. Serez-vous donc surpris d’apprendre qu’avec seulement trois points de vente au pays, Tesla écoulait l’an dernier quatre fois plus de voitures que BMW, avec sa Série 7? Pourtant, l’une était totalement méconnue il y a à peine trois ans, alors que l’autre fêtera bientôt son 40e anniversaire d’existence…

Bien sûr, la Série 7 a vieilli. Malgré de multiples déclinaisons, allant de la B7 Alpina à la version ActiveHybrid, la voiture affiche une allure classique, loin d’être aussi avant-gardiste que celle des Jaguar, Mercedes-Benz, ou même de la Porsche Panamera…une autre rivale. Chaque année, on s’affaire bien sûr à modifier quelques petits éléments esthétiques, histoire de la garder dans la course. Mais après sept ans sans changement d’importance, la Série 7 est franchement mûre pour la refonte.

Salon roulant
Comme avec toute berline du genre, difficile de se plaindre de la présentation intérieure. BMW, souvent critiquée pour avoir coupé dans la qualité de finition de ses modèles plus populaires, continue ici de nous servir ce qui se fait de mieux en la matière. Le mariage magnifique des cuirs, des accents métalliques et des boiseries véritables égayent les sens, confirmant le statut noble de la voiture.

Mis à part une seule déclinaison de la 750i, toutes les Série 7 reçoivent l’empattement long, pour un confort royal des passagers à l’arrière. Naturellement, la banquette réglable de multiples façons permet aux occupants de bénéficier d’un confort de première classe, qui peut bien sûr être agrémenté par un système d’écrans individuels. Ces derniers donnent notamment accès à d’innombrables fonctions du véhicule, ce qui inclut la navigation, les commandes audio et téléphoniques, ainsi qu’à Internet.

Devant, le confort est tout aussi royal. Et franchement, en dépit du fait qu’il s’agisse d’une grosse berline, la position de conduite demeure optimale. Hélas, aussi ridicule que cela puisse paraître, les espaces de rangement y sont extrêmement rares. Vous aurez à peine ce qu’il faut d’espace pour glisser votre portefeuille sous l’accoudoir central, tandis que les vide-poches sont quasi inutilisables, sauf pour disposer…d’un mouchoir ! Heureusement, la présentation est soignée et l’ergonomie, à défaut d’être parfaite, a su s’améliorer au fil des années.  

Six, huit, douze…
Depuis longtemps, BMW propose avec la Série 7 son incontournable trio mécanique. L’infatigable six cylindres de 3,0 litres turbocompressé avec la 740Li, le V8 de 4,4 litres de 443 chevaux (750i/Li) et l’impressionnant V12 de 6,0 litres de la 760Li. Recevant toutes la boîte automatique à huit rapports et le rouage intégral xDrive, ces dernières rivalisent fougueusement avec les A8 et Classe S comparables. Or, aucune version de performance, façon S8 ou S63 AMG, n’est offerte chez BMW. Jamais la firme bavaroise n’a d’ailleurs proposé de « M7 », se contentant d’offrir la B7 Alpina en édition ultra limitée, qui n’a visiblement pas su convaincre les acheteurs.  

Depuis 2011, BMW propose également une version ActiveHybrid, laquelle jumelle le six cylindres de 3,0 litres à un moteur électrique, permettant ainsi d’obtenir une puissance maximale combinée de 348 chevaux. Sans traction intégrale, handicapée par un coffre minuscule et surtout, parce qu’elle est à peine moins gourmande qu’une 740Li xDrive traditionnelle, les acheteurs l’ont carrément boudée. Or, il pourrait en être autrement pour la nouvelle 740Ld xDrive lancée cette année, qui propose un six cylindres de 3,0 litres turbodiesel, extrêmement efficace. Non seulement ce dernier fait équipe avec la traction intégrale, mais son couple généreux de 413 lb-pi, atteint dès les 1 500 tr-min, permet d’obtenir des performances franchement surprenantes.

Pesant plus de deux tonnes (2 125 kg), la 740Ld xDrive est toute une masse à mouvoir. Malgré cela, on parvient à conserver une moyenne de consommation d’environ 9 litres aux 100 kilomètres, qui dépassera à peine le cap des 7 litres sur autoroute. Voilà qui est drôlement plus convaincant que l’ActiveHybrid 7, et ce, sans compromis.

Même en sélectionnant le mode sport, qui vient donner une dose d’adrénaline à l’accélérateur, à la direction et à la suspension, la Série 7 n’est pas aussi amusante à conduire que par le passé. Certes, son moteur diesel propose un couple surprenant, mais la voiture demeure lourde et fardée de technologie, perdant ainsi en agrément de conduite. Bien sûr, à ce compte, on peut en dire autant de ses rivales, ce qui explique peut-être aussi le désintérêt d’une partie de la clientèle, pour ce genre de voiture. En fait, le seul élément qui étonne au volant de la Série 7 demeure sa maniabilité, puisque le conducteur n’a aucunement l’impression de conduire une voiture longue de 5,2 mètres.

Le prix d’achat…et la suite
À 125 000$, ce joujou n’est bien sûr pas accessible à toutes les bourses. Mais au-delà de la facture initiale viennent aussi les coûts d’entretien, faramineux. Qui plus est, la Série 7 demeure l’une des pires berlines, toutes marques et catégories confondues, au chapitre de la fiabilité. Un bilan tout simplement désastreux, qui ne s’est jusqu’ici hélas pas amélioré. Pas surprenant que la clientèle l’ait délaissée.

Dans le créneau des berlines de grand luxe, la nouvelle Classe S de Mercedes-Benz vole pour l’instant la vedette, malgré le fait qu’on ne propose aucune motorisation diesel BlueTEC. Parallèlement, Tesla déstabilise le marché avec une voiture 100% électrique qui, contre vents et marées,  convainc chaque mois des milliers d’acheteurs partout sur la planète. Ajoutez à cela une Porsche Panamera certainement plus sexy et l’arrivée prochaine d’une Cadillac CT6 plutôt impressionnante, et vous comprendrez que les parts de marché de la Série 7 sont aujourd’hui extrêmement symboliques…

 

Marque

BMW

Version

740 Ld xDrive

Options

Ensemble Exécutif (5 950$), Ensemble M Sport (5 000$), Ensemble Confort Arrière (4 500$), Ensemble Technologie (4 500$), Ensemble Multimédia (3 500$)

Échelle de prix

125 050$ + 2 095$ (transport et préparation)

Version à l’essai

740 Ld xDrive

Marque

Moteur

L6 3,0 litres, turbodiesel, 255 ch @ 4 000 tr-min, 413 lb-pi @ 1 500 tr-min

Transmission

Automatique à 8 rapports

Autre conduite

Traction intégrale à prise constante

Consommation annoncée (ville)

10,2 l aux 100 km

Consommation annoncée (route)

7,1 l aux 100 km

Consommation enregistrée

9,3 l aux 100 km

Garantie de base

4 ans / 80 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

4 ans / 80 000 km

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