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Acura MDX 2016

Essai du Acura MDX 2016

Pierre Michaud

8 juin 2016

Confort général
Logeable
Qualité d'exécution


Style anonyme
Des interrogations sur la fiabilité de la transmission
Suspension guimauve


Standard

Données techniques

Marque

Acura

Version

Elite

Échelle de prix

65 250$

Version à l’essai

Elite

Marque

Moteur

V6 3,5-litres, 290 ch @ 6200 tr/min, 267 lb-pi @ 4500 tr/min

Transmission

Automatique à 9 rapports

Autre conduite

Traction intégrale à prise constante

Consommation annoncée (ville)

12,7 L

Consommation annoncée (route)

9,1 L

Consommation enregistrée

10,6 L

Garantie de base

4 ans / 80 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans / 100 000 km

Le segment des multisegments intermédiaires n’est peut-être pas aussi important en matière de ventes pour les constructeurs en Amérique du Nord que celui des modèles compacts, il n’en demeure pas moins que ce créneau est assurément plus vivant que celui des berlines intermédiaires par exemple.

Chez Acura, le MDX, remanié de fond en comble en 2014, continue d’être l’un des plus populaires utilitaires du moment, du moins du côté américain alors qu’il talonnait jusqu’à tout récemment le vieillissant Cadillac SRX, bien en selle au deuxième rang. Le Lexus RX semble quant à lui indélogeable au sommet des ventes chez nos voisins du sud. Sur le point d’être légèrement redessiné pour 2017, nous avons décidé de le conduire une dernière fois avant qu’il poursuive sa carrière avec son museau révisé et l’équipement ajouté. 



Une silhouette effacée
Reconnu pour sa stratégie plus évolutive que révolutionnaire, Acura – c’est le même constat chez Honda à l’exception peut-être de la récente Civic – continue de proposer un véhicule au style effacé. Les non-habitués n’y verront que du feu, les similitudes entre la génération précédente et l’actuelle étant nombreuses. Cette réserve n’est assurément pas aussi originale que sur d’autres véhicules concurrents, mais elle offre au moins l’avantage de demeurer discret dans la circulation lourde. Ce n’est pas tout le monde qui veut s’afficher au volant d’un véhicule cossu.

Comme c’est la tendance depuis quelques années, le plus récent MDX est plus long et plus bas que son prédécesseur, afin d’offrir un habitacle plus logeable ainsi qu’une tenue de route supérieure. À l’avant, la grille de calandre en forme de bouclier est sur ses derniers milles, la division ayant déjà montré ce à quoi il fallait s’attendre. Personnellement, je ne suis pas friand de cette nouvelle approche prévue pour l’an prochain, préférant même ce bon vieux museau qui loge entre les deux blocs optiques au DEL.

L’allongement de la caisse a beau ne pas plaire à tout le monde, il faut l’avouer, cet espace supplémentaire à l’intérieur est plus que bienvenu. Quant à la portion arrière, elle ne risque pas de remporter un concours de design d’ici la fin de l’année, mais bon, l’allure d’un véhicule est un élément d’ordre personnel.

Un moteur et une transmission
Depuis ses débuts, le MDX vient d’office avec un excellent moteur V6 et heureusement, le modèle 2016 ne change rien à cette recette. Contrairement à la livrée précédente, la cylindrée du V6 n’est que de 3,5-litres et perd 10 chevaux par rapport au vieux 3,7-litres pour un total de 290. Par contre, ce changement de la garde n’affecte pas les performances du véhicule. En fait, côté consommation, le groupe motopropulseur n’a rien à envier aux autres engins de la catégorie. En plus de l’injection directe, le V6 a la capacité de rouler sur trois cylindres lorsque l’occasion se présente. Résultat : la consommation moyenne de ce gros pachyderme est exemplaire. Pour ma part, j’ai enregistré 10,6 L aux 100 km en ne ménageant pas la mécanique.
La différence majeure pour 2016 se trouve au niveau de la boîte de transmission automatique qui compte désormais neuf rapports, contrairement à six par le passé. Plus ça va, plus le nombre d’engrenages augmente, mais ce n’est pas toujours pour le mieux.

Cette boîte de transmission extirpée du catalogue de ZF n’a pas reçu une bonne presse à bord de différents véhicules du groupe FCA par le passé et malheureusement, les ajustements apportés par l’ingénierie d’Acura ne réussissent pas à masquer complètement les irrégularités de cette unité.

En théorie, une transmission qui recherche constamment le bon rapport pour épargner le moteur a des répercussions positives sur la facture d’essence et c’est d’ailleurs le cas avec le MDX. Toutefois, au quotidien, c’est une autre histoire. En conduite urbaine par exemple, la transmission change de vitesses comme une vedette de la pop change de robe entre chaque numéro sur scène. De plus, pendant ce bref contact, j’ai pu ressentir des « à-coups » à quelques reprises, un symptôme déjà observé sur une berline Chrysler et un VUS Jeep, tous deux munis de la même boîte.

Espérons seulement que l’édition 2017 apportera son lot de correctifs à ce niveau, car ce fâcheux détail pourrait s’avérer problématique à long terme, un adjectif pas souvent associé aux produits de la marque.

Une vocation plus familiale
Outre le gros point d’interrogation qui trône au-dessus de la transmission, le MDX est fidèle à lui-même. Malgré son appartenance à la catégorie des VUS, sa douceur de roulement a plus de points en commun avec la berline RLX. Conduire un MDX au quotidien, c’est accepter de vivre dans un cocon feutré et confortable au possible.

Par rapport au modèle de deuxième génération, je serais même prêt à affirmer que le MDX a perdu son côté sportif. Non pas que les accélérations sont décevantes, loin de là même, mais le roulis ressenti dans les courbes est prononcé et la direction semble déconnectée à l’occasion. Mon souvenir du modèle précédent était plus joyeux. C’est ce qui arrive quand la vocation d’un VUS est réorientée vers celle d’une familiale de luxe. Pour arriver à reproduire ce dynamisme passé, il faudrait considérer le RDX, plus sportif et tout de même logeable.

Conclusion
Le MDX n’est pas parfait, comme tous les véhicules d’ailleurs! Son style tombe dans l’anonymat et sa boîte de transmission soulève des débats. Heureusement, le confort qui règne à bord de ce VUS conçu pour la famille nord-américaine est digne des meilleures limousines. Il a certainement perdu de son côté sportif, mais pour les longues balades, le MDX est encore dans le coup!
 

Marque

Acura

Version

Elite

Échelle de prix

65 250$

Version à l’essai

Elite

Marque

Moteur

V6 3,5-litres, 290 ch @ 6200 tr/min, 267 lb-pi @ 4500 tr/min

Transmission

Automatique à 9 rapports

Autre conduite

Traction intégrale à prise constante

Consommation annoncée (ville)

12,7 L

Consommation annoncée (route)

9,1 L

Consommation enregistrée

10,6 L

Garantie de base

4 ans / 80 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans / 100 000 km

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