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Toyota RAV4 2019 - Le VUS est en mission

Avec une gamme encore plus complète, le Toyota RAV4 2019 a désormais les outils pour dominer son segment.

Vincent Aubé

20 novembre 2018

Une gamme encore plus étoffée

Capacités hors route améliorées (Trail)

L'hybride est plus alléchant

Disponibilité tardive du système Android Auto

Pourquoi pas une version hybride rechargeable?

Premier contact

Données techniques

Marque

Toyota

Échelle de prix

De 27 990 $ à 40 690 $ (Limited Essence)

Marque

Moteur

4-cylindres 2,5 litres à cycle Atkinson, 203 ch, 132 lb-pi de couple

Transmission

Boîte automatique à 8 rapports avec changements manuels ou CVT (Hybride)

Autres moteurs

4-cylindres 2,5 litres à cycle Atkinson, 219 ch, couple inconnu pour le moment

Capacité de remorquage

680 kg ( 1587 kg Trail)

Monterey, CA – L’évolution fulgurante des VUS compacts depuis quelques années n’aurait jamais été possible sans la vision de quelques constructeurs qui ont bien vu qu’il y avait un créneau à combler sous les catégories traditionnelles de 4x4. C’est le cas de Toyota et de son RAV4 qui, à sa première année en 1996 au Canada, s’était écoulé à 1 900 exemplaires.

Plus de vingt ans plus tard, le petit utilitaire n’est plus qu’une simple curiosité stationnée dans une salle d’exposition de concessionnaire; le RAV4 est devenu le fer de lance de la marque en Amérique du Nord, avec plus de 46 000 unités déjà écoulées en 2018 au pays. Et il est question ici du modèle sortant qui, sans être un mauvais véhicule, n’était peut-être plus aussi dans le coup qu’en 2013, à son arrivée sur le marché.

Pour 2019, le constructeur nippon arrive avec une gamme encore plus garnie de son populaire véhicule, un signe qu’il n’entend plus à rire : le RAV4 a toujours été dans le peloton de tête, mais, à partir de maintenant, Toyota veut littéralement dominer le segment.

Présenté plus tôt cette année, le nouveau Toyota RAV4 2019 délaisse sa silhouette de VUS aérodynamique au profit d’une carrure plus proche d’un bon vieux 4x4. Disons seulement qu’il se dégage une impression de robustesse, une approche tout simplement absente de l’ancien modèle.

Le département de design a même décidé de segmenter la clientèle visée avec trois styles distincts pour le modèle : Essence, Hybride et Trail. Ce dernier est certainement le plus approprié pour les aventuriers avec son bouclier exclusif qui rappelle étrangement le museau de la camionnette Tacoma, ses jantes de 19 pouces et son pare-chocs arrière plus agressif. Disponible avec des coloris uniques, le RAV4 Trail se veut un clin d’œil au FJ Cruiser avec son toit blanc.

Toyota veut augmenter le nombre de véhicules hybrides sur nos routes et, pour y arriver, il devra chasser cette image de véhicule moins sportif, un peu comme il l’a fait avec la Camry Hybride, il y a quelques mois à peine. Le modèle le plus attrayant à ce chapitre est le RAV4 Hybride XSE qui ajoute une dose d’adrénaline à l’extérieur avec des jantes et un toit de couleur noir. Notez qu’il y a d’autres choix de couleurs.

Le modèle Essence, quant à lui, s’adresse au consommateur qui ne veut pas faire de vagues, la portion avant étant semblable à celle du modèle hybride, à cause notamment de la position surélevée de l’écusson Toyota. Disponible en livrées LE, XLE, XLE Premium et Limited, celui-ci est moins éclaté à cause de son toit de la même couleur que la carrosserie.

La métamorphose est encore plus étonnante à l’intérieur, alors que les concepteurs ont réellement changé l’ambiance du RAV4. La ligne de conduite ici est de donner l’impression d’être au volant d’un véhicule prêt pour l’aventure. L’abondance de surfaces moelleuses, les caoutchoucs omniprésents et cette planche de bord beaucoup plus jolie que l’ancienne sont tous des éléments qui plaisent dès le premier coup d’œil. De plus, le constructeur offre beaucoup plus d’agencements de couleur à bord de son nouvel utilitaire. Ici aussi, Toyota cherche à différencier les modèles : le Trail a droit à des bandes orangées un peu partout, tandis que l’Hybride privilégie le bleu. Finalement, le modèle Essence est plus sobre.

J’aime bien la planche de bord, et ce, même si le design est semblable à celui d’une majorité de véhicules récents. L’écran tactile ressort de la portion centrale, à la manière d’une tablette intelligente. Les boutons qui permettent de naviguer plus facilement à travers les menus du système d’infodivertissement sont à mon avis trop petits. Mais bon, un conducteur doit aussi garder les yeux sur la route, et non pas seulement sur son écran! J’aime également la position du levier de vitesse (à droite) qui libère de l’espace pour la molette de gestion de motricité et/ou les boutons de modes de conduite Eco, Normal et Sport situés plus près du conducteur. D’ailleurs, on remarque la présence d’un frein à main électrique.

Les sièges de la première rangée sont très confortables et procurent même un bon support dans les courbes. À l’arrière, la banquette 60/40 est assez moelleuse pour les longs trajets, mais celle-ci ne se replie pas complètement à plat pour le chargement d’objets plus encombrants. Finalement, le coffre gagne quelques litres par rapport à la génération précédente, et ce, malgré les dimensions similaires du RAV4. Franchement, je dois lever mon chapeau aux concepteurs de l’habitacle du RAV4. Il règne une impression de qualité à bord et c’est tant mieux ainsi! 

Ici, ça se complique pour l’acheteur intéressé par le modèle Toyota. En effet, le constructeur ratisse plus large avec son modèle 2019, ce qui augmente le nombre de variantes disponibles. Le choix final sera donc plus corsé.

Sous le capot des versions à essence, on retrouve le même moteur 4-cylindres atmosphérique de 2,5-litres de 203 chevaux implanté à bord de la berline Camry. Le nouveau RAV4 2019 repose également sur la plateforme TNGA (Toyota New Global Architecture) déjà utilisée pour la berline intermédiaire. Les modèles à essence sont équipés d’office d’une boîte de vitesses automatique à huit rapports avec mode manuel. Et, bien entendu, les modèles moins onéreux feront uniquement confiance aux roues avant motrices, tandis que les versions plus cossues seront munies du rouage intégral, qui peut même déconnecter l’essieu arrière lorsque les conditions routières le permettent.

Le modèle Trail se distingue des autres versions par cette molette logée à côté du levier de vitesses, celle-ci permettant de modifier la motricité du rouage intégral, soit Normal, Roche ou Boue.

Finalement, le RAV4 Hybride ajoute lui aussi le même groupe motopropulseur de la Camry Hybride, le 4-cylindres étant jumelé à un moteur électrique de 45 kW et un bloc de batteries qui, en plus d’être plus économe à la pompe, injecte une dose de performance à l’équation. En effet, la puissance du RAV4 Hybride est de 219 chevaux, 11 de plus que dans la berline. Comme c’est le cas avec tous les modèles hybrides de la marque, c’est une boîte CVT qui s’occupe d’acheminer la puissance aux quatre roues motrices.

On le remarque de plus en plus à bord des produits Toyota : l’agrément de conduite occupe une place plus importante dans le développement des modèles. Incidemment, le RAV4 n’échappe pas à cette règle. Bon, n’allez pas croire que le nouveau venu est aussi sportif qu’un Audi SQ5 – loin de là même. Par contre, il est clair que les ingénieurs ont travaillé à rendre l’expérience de conduite plus mémorable. On sent le véhicule plus planté que par le passé. La direction, bien que légère, donne plus d’informations au conducteur, tandis que la rigidité du châssis rassure. J’ai tout de même décelé quelques irrégularités du côté de la boîte automatique à huit rapports. Pour le moment, je préfère cependant attendre un deuxième contact pour confirmer le tout. Sans être une foudre de guerre, la mécanique à essence fait le travail sans trop rouspéter, avec une sonorité améliorée par rapport au modèle sortant.

L’édition hybride est plus explosive et, bonne nouvelle, la boîte CVT n’est pas aussi élastique que prévu. À force de peaufiner ces transmissions, les constructeurs ont fini par trouver une recette moins désagréable lors des accélérations.

Nous avons également pu mettre à l’épreuve une variante Trail et une Hybride XSE sur un parcours hors route adapté au RAV4. Autrement dit, outre quelques bosses exigeantes, je pense qu’une variante à roues avant motrices aurait très bien pu se tirer d’affaire. Mais bon, j’ai tout de même apprécié la persévérance du modèle Trail dans la montée du parcours. Même en réduisant la cadence, le rouage intégral faisait tout en son pouvoir pour trouver toute la motricité disponible.

Marque

Toyota

Échelle de prix

De 27 990 $ à 40 690 $ (Limited Essence)

Version à l’essai

XLE AWD Limited, XSE Hybride et Trail

Transport et préparation

1 645 $

Marque

Moteur

4-cylindres 2,5 litres à cycle Atkinson, 203 ch, 132 lb-pi de couple

Transmission

Boîte automatique à 8 rapports avec changements manuels ou CVT (Hybride)

Autres moteurs

4-cylindres 2,5 litres à cycle Atkinson, 219 ch, couple inconnu pour le moment

Longueur (mm)

4 595

Largeur (mm)

1 855

Hauteur (mm)

1 700

Empattement (mm)

2 690

Réservoir d’essence

55 litres

Capacité de remorquage

680 kg ( 1587 kg Trail)

Garantie de base

3 ans/60 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans /100 000 km

Que doit-on retenir de ce premier contact avec le nouveau RAV4 2019? Eh bien, Toyota est vraiment en mission avec ce modèle. À l’ère des VUS et autres multisegments, le RAV4 est primordial pour la marque, d’autant plus que Toyota veut doubler le nombre de modèles hybrides du véhicule sur nos routes. Cet objectif semble réalisable, surtout si les prix sont alléchants pour monsieur-madame-tout-le-monde.

Au moment d’écrire ces lignes, Toyota Canada n’avait pas encore divulgué les prix de toutes les variantes de son utilitaire, mais nous avons tout de même appris que le prix de départ du modèle de base serait sous la barre des 28 000 $.

Le nouveau RAV4 2019 est plus beau, mieux fini, plus amusant à conduire (ce n’est pas rien, ça) en plus de se décliner dans plus de versions que jamais. On pourrait lui reprocher de ne pas être le plus racé du segment, ni même le plus sportif du groupe. En revanche, avec la réputation que s’est forgé le constructeur au fil des ans en ce qui a trait à la fiabilité de ses produits, il est tout à fait juste de penser que le p’tit nouveau sera aussi durable que ses prédécesseurs.

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