Toyota Prius 2018 - Hyundai Ioniq Hybrid 2018 - messages.columnarticles-details.Columns

Comparo

Toyota Prius 2018

Hyundai Ioniq Hybrid 2018

Face à face entre la Toyota Prius et la Hyundai Ioniq Hybrid

Antoine Joubert

12 janvier 2018

Toyota Prius 2018

Hyundai Ioniq Hybrid 2018

Efficacité énergétique

Espace intérieur

Fiabilité

Trois motorisations

Design agréable

Consommation intéressante 

Design

Finition intérieure

Freinage décevant

Transmission saccadée

Espace intérieur

Visibilité 

Comparo

Données techniques

Toyota Prius 2018

Hyundai Ioniq Hybrid 2018

Marque

Toyota

Marque

Hyundai

Pas facile de se mesurer à une icône automobile comme la Prius lorsqu’un constructeur choisit de lancer un tout nouveau produit. C’est pourtant ce que Hyundai a eu l’audace de faire en présentant tout récemment son nouveau trio de voitures vertes, nommé Ioniq. Pourquoi un trio? Parce qu’on propose à la fois une hybride, une hybride enfichable et une voiture 100% électrique, offrant pour l’heure une autonomie d’environ 200 kilomètres.

L’Ioniq se veut donc une toute nouvelle voiture, qui partage ses éléments mécaniques et structuraux avec la Kia Niro. Son but? Mener la vie dure à celle qui a ouvert le bal des voitures hybrides à travers le monde, et qui s’est aujourd’hui écoulée à un peu plus de quatre millions d’exemplaires à travers la planète.

Ce n’est donc pas un hasard si les lignes et le profil de l’Ioniq rappellent directement celui de la Prius. Certes, notre joueuse coréenne n’est pas aussi audacieuse dans son approche esthétique que la Prius, mais elle a l’avantage de plaire ou du moins, de ne pas déplaire. Il faut le dire, la Prius est loin de faire l’unanimité sur le plan esthétique, particulièrement depuis sa refonte de 2016. Ceux qui accrochent sur certains éléments de design comme les phares et les feux arrière verticaux pourront néanmoins se reprendre et opter pour la version Plug-In (hybride enfichable), laquelle a été partiellement revue. Celle-ci se fait un peu plus gracieuse, mais demeure néanmoins « particulière » au chapitre esthétique. Fait intéressant, les deux voitures (la Prius comme l’Ioniq) proposent un excellent coefficient aérodynamique de seulement 0,24, se situant parmi les meilleurs de l’industrie.

La Prius propose un environnement au design particulier, et où les éléments graphiques sont très nombreux. L’instrumentation centrale juchée au sommet de la planche de bord demeure, de même que ce minuscule levier de vitesse qui, une fois engagé, revient toujours à sa position initiale. Très confortable, mais également très spacieux, l’habitacle de la Prius se distingue par des sièges magnifiquement dessinés, et par un volume cargo très généreux, qu’on peut exploiter facilement. Du côté de Hyundai, la présentation est plus standard. Difficile en fait de se rappeler qu’on se trouve à bord d’une hybride, tant la présentation nous rappelle celle retrouvée à bord d’une voiture de grande série comme l’Elantra. Ici, les éléments graphiques faisant référence au mode de fonctionnement du système hybride sont non seulement moins nombreux, mais également, plus discrets. Tout de même, le poste de conduite est parfaitement, conçu, sans aucune lacune ergonomique. La présentation est également plus riche que du côté de Toyota, notamment parce que Hyundai propose une sellerie de cuir avec surpiqûres, alors que Toyota ne nous sert que du cuir synthétique.

Bon an mal an, Toyota peaufine et raffine sa Prius pour en faire une voiture plus agréable et plus écoénergétique. De ce fait, on propose avec la Prius un quatre cylindres de 1,8 litre à cycle Atkinson, jumelé à un moteur électrique, ce qui permet d’obtenir une puissance maximale combinée de 121 chevaux. Évidemment, le tout est jumelé à une boîte automatique à variation continue. Fait intéressant, la Prius de base est équipée d’une batterie à hydrure métallique de nickel, alors que les versions Tech ou Touring nous servent une pile à lithium-ion, plus compacte et surtout, plus légère. Chez Hyundai, un quatre cylindres de 1,6 litre se joint au moteur électrique pour produire 139 chevaux de puissance. Toutefois, le constructeur coréen choisit ici l’option d’une boîte séquentielle à double embrayage à six rapports plutôt que celle de la boîte CVT, normalement adoptée par la plupart des voitures hybrides.

La Prius est une voiture relativement volumineuse. Du moins, plus que par le passé. Toutefois, l’économie de poids finement étudiée fait d’elle une voiture beaucoup plus maniable et intéressante à conduire que par le passé. Bien sûr, les pneus à faible résistance ne lui permettent pas d’offrir une tenue de route digne d’une sportive, mais la direction précise, le châssis plus rigide et le couple généreux font d’elle une voiture qu’on apprécie au quotidien. Le fait que les batteries soient positionnées sous la banquette arrière constitue aussi un avantage, au chapitre de la distribution des masses. La Prius étonne aussi par son confort au quotidien, supérieur à celui de l’Ioniq et comparable à celui de plusieurs berlines intermédiaires. Or, l’élément qui demeure le plus impressionnant se veut l’économie de carburant. Annoncée à 4,5 litres aux 100 km en conduite combinée, la Prius demeure la plus économique de toutes les hybrides. Nous avons d’ailleurs pu obtenir avec elle un résultat de seulement 3,4 litres aux 100 km après un trajet de 200 kilomètres, qui comportait une partie de circuit autoroutier. Carrément imbattable.

De son côté, l’Ioniq est plus sportive, plus inspirante. Les performances sont supérieures et le seul fait d’avoir une boîte séquentielle à double embrayage rend la conduite plus amusante. Les accélérations comme les reprises sont également plus intéressantes, alors que les distances d’arrêt lors de nos tests de freinage étaient plus courtes (41,8 m contre 45,7 m, pour le 100 – 0 km/h). Maintenant, il est plus difficile de maintenir la voiture en mode électrique, même en conduisant de façon très écoresponsable. La consommation demeure tout de même très faible, avec un résultat obtenu à 4,2 litres aux 100 km, mais l’ironie se situe au niveau des cotes annoncées par Hyundai, qui sont plus basses que celles de chez Toyota, avec 4,3 litres aux 100 km.

Toyota Prius 2018

Hyundai Ioniq Hybrid 2018

Marque

Toyota

Marque

Hyundai

L’Ioniq est une voiture sérieuse et avec laquelle un conducteur habitué à une voiture conventionnelle fera moins de compromis en matière de conduite et de comportement. Toutefois, pour son confort, sa technologie, sa fiabilité garantie, mais surtout, pour sa très faible consommation de carburant, la Prius demeure encore aujourd’hui l’hybride à battre.

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