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Comparo

Subaru Forester 2018

Jeep Compass 2018

Face à face entre le Subaru Forester XT 2018 et le nouveau Jeep Compass 2018. Est-ce que la réputation de Jeep sera à la hauteur des compétences du Forester?

Antoine Joubert

12 janvier 2018

Subaru Forester 2018

Jeep Compass 2018

Capacité hors route

Fiabilité

Performance mécanique

Design purement Jeep

Capacité hors route

Choix de versions

Cout d'entretien

Design sobre

 

Mécanique mal adaptée

Finition intérieure

Fiabilité

Comparo

Données techniques

Subaru Forester 2018

Jeep Compass 2018

Marque

Subaru

Marque

Jeep

Le segment des VUS compact est aujourd’hui le plus populaire au pays. Il faut d’ailleurs être pratiquement aveugle pour ne pas s’en rendre compte, considérant la quantité faramineuse de CR-V, Escape, RAV4 et autres qui sillonnent nos routes. De ce fait, certains joueurs tentent de se démarquer pour charmer une clientèle. Subaru le fait de belle façon depuis maintenant vingt ans, en proposant un Forester dont la formule diffère de celle de ses rivaux. Reconnu pour sa conduite plus animée, mais aussi pour ses capacités hors route, le Forester n’a toutefois presque plus de rivaux directs, la compétition ayant prix une tangente moins aventurière.

Chez Jeep, la refonte du Compass s’est toutefois dirigée davantage dans la direction du Forester. Pas question d’embourgeoiser le produit même si ce dernier se veut plus raffiné que son devancier. Non seulement le Compass prend donc du coffre, mais propose aujourd’hui de meilleures capacités hors route que par le passé. Il s’agissait conséquemment du rival de choix pour se mesurer au Subaru Forester.

Nous avons choisi de comparer le nouveau Jeep Compass en version Trailhawk, face au Subaru Forester XT Limited. La motorisation diffère, la puissance aussi. Mais puisque la facture des deux véhicules était à peu près identique, la comparaison allait de mise. Évidemment, personne n’a craqué pour le style très « poli » du Subaru Forester. Même en version XT, et même si certains artifices esthétiques tentent de lui donner une allure plus musclée, ce véhicule s’efface sur le plan esthétique. À l’opposé, le Compass Trailhawk en met plein la vue. Le contraste des teintes, les jantes exclusives montées de pneus conçus pour le hors route, ainsi que les multiples éléments décoratifs peints en rouge, lui donnent une allure beaucoup plus inspirante. Sachez cependant que si la version Trailhawk est particulièrement aguichante sur le plan esthétique, il en va autrement pour le modèle d’entrée de gamme (Sport), aux allures dénudées.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’originalité ne fait pas partie du vocabulaire de Subaru lorsqu’il est question de concevoir un habitacle pour le Forester. Depuis toujours, ceux-ci sont efficaces, ergonomiques, mais franchement ennuyants sur le plan esthétique. Et non, l’édition 2018 n’échappe pas à cette règle. En fait, on apprécie la grande surface vitrée, la grande luminosité de l’habitacle ainsi que le dégagement généreux à tous les niveaux. En revanche, la position de conduite ne fait pas l’unanimité. Le siège hautement positionné agace en raison d’une planche de bord très basse, laquelle est directement empruntée à la Subaru Impreza de précédente génération. Bonne nouvelle toutefois, l’espace est plus généreux que jamais et le volume cargo est facilement exploitable.

De son côté, le Compass propose un environnement plus joli, et où la finition est plus riche que par le passé (ce n’est pas difficile…). Or, l’espace y est drôlement plus compté. Certes, la présentation est plus soignée et on s’y sent plus enveloppé, en plus de bénéficier de plusieurs gadgets de luxe, mais le dégagement est nettement moins généreux. Il en va de même pour les places arrière, où la banquette est inconfortable et ou l’espace aux jambes est davantage réduit. L’espace cargo est heureusement généreux, et sachez qu’il est possible de rabattre non seulement les sièges arrière, mais également le dossier du siège du passager avant, afin de bénéficier d’un volume cargo encore plus impressionnant.

Deux choix mécaniques sont proposés du côté du Forester. D’abord, le sempiternel quatre cylindres de 2,5 litres (170 chevaux) dont la conception est plutôt vieillotte, puis l’excellent moteur 2,0 litres turbocompressé de 250 chevaux, qu’on jumelle d’emblée à une boîte automatique à variation continue. Disponible sur un modèle XT à partir de 34 000$, cette motorisation domine largement par rapport au moteur 2,5 litres, parce que plus puissante, plus agréable, mais également plus économique à la pompe. Celle-ci nécessite du carburant à taux d’octane plus élevé, mais procure un rendement exceptionnel. La boîte CVT dotée de sept rapports simulés contribue également au plaisir de conduire de ce modèle, mais aussi à son excellent rendement énergétique.

Le Forester est également pourvu de la traction intégrale à prise constante, particulièrement efficace, ainsi que du système X-Mode, qui lorsque enclenché, resserre les embrayages pour offrir encore plus de mordant sur des surfaces plus difficilement praticables. La consommation d’essence grimpe alors de façon marquée, mais la capacité du système devient réellement impressionnante.

Chez Jeep, la seule motorisation offerte est une quatre cylindres de 2,4 litres doté de la technologie MultiAir, que l’on jumelle dans le cas qui nous concerne avec une boîte automatique à neuf rapports. Il est également possible d’obtenir une boîte manuelle sur certaines versions, et ce même avec le rouage intégral.

 

Hélas, le moteur quatre cylindres n’a rien d’impressionnant. Également utilisé dans le Jeep Renegade avec lequel notre sujet partage aussi sa plateforme, le moteur 2,4 litres manque de souffle, de couple et de puissance pour subvenir aux besoins du conducteur. Conséquemment, l’agrément de conduite en prend pour son rhume et la consommation d’essence déçoit, le moteur étant trop souvent en mode « effort » pour offre un rendement énergétique intéressant.

Bonne nouvelle, le Compass a tout de même droit à un rouage intégral performant, doté de multiples de mode de conduite lui permettant de s’adapter à toutes les situations. Est-il avantageux par rapport à celui de Subaru? Pas réellement, mais on peut assurément considérer cet élément comme l’un de ses points forts.

D’entrée de jeu, le Forester impressionne par la nervosité de son moteur et par sa puissance. D’ailleurs, aucun autre VUS compact ne peut se vanter d’offrir une telle vivacité sur route, ce qui contribue évidemment au plaisir de conduire. Subaru propose à ce propos un dispositif baptisé SI-Drive, lequel permet de modifier les paramètres de conduite pour obtenir un comportement axé davantage sur la performance ou le confort.

Doté d’un châssis solide, d’une bonne direction et d’une suspension capable de procurer un excellent confort, le Forester s’avère également très agréable pour de longues balades. Il n’est pas aussi ouaté que l’Outback, mais propose un comportement certainement plus équilibré que bien des VUS de ce segment. On apprécie également sa grande surface vitrée, contribuant à une excellente visibilité, ainsi que son rouage intégral dont l’efficacité est toujours à la hauteur.

En fait, il n’y a que la puissance des freins qui ne soit qu’un peu décevante, ce qui est toutefois loin d’être aussi désastreux qu’avec le Jeep Compass, avec lequel nous avons enregistré une distance d’arrêt de 45,2 mètres pour le 100-0 km/h.

Le Jeep a d’ailleurs énormément déçu au chapitre de son comportement. Moteur anémique et bruyant, boîte automatique mal adaptée, tenue de cap décevante et visibilité problématique font partie des éléments qui agacent. Ajoutons également le fait que le système Start/Stop soit mal adapté, occasionnant des démarrages saccadés, pour ne pas dire disgracieux. Heureusement, tout n’est pas noir avec le Compass. On profite ici d’un châssis solide, d’une construction nettement plus convaincante que par le passé ainsi que d’une direction communicative et qui permet d’obtenir une excellente maniabilité, notamment en milieu urbain. Mentionnons de surcroit que le Compass possède un système à quatre roues motrices extrêmement efficace, doté d’une gamme basse et d’un système adaptatif selon la surface sur laquelle vous circulez. Qui plus est, la version Trailhawk mise à l’essai se démarque par de meilleurs angles d’attaque que le Forester, et que tout autre VUS de son segment. Un élément convaincant pour l’acheteur aventurier.

Subaru Forester 2018

Jeep Compass 2018

Marque

Subaru

Marque

Jeep

Hélas, malgré de beaux efforts, le Jeep Compass ne fait pas le poids face au Forester. Même vendu à prix moindre, il ne saurait nous convaincre, le Forester s’accompagnant en plus d’une réputation de solidité et de fiabilité dont Jeep ne peut que rêver. Conséquemment, le Forester remporte ce match sans hésitation. Il faudra que Jeep renchérisse minimalement avec une nouvelle motorisation pour convaincre davantage d’acheteurs qui, d’ici là, rebrousseront chemin en très grand nombre.

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