Nissan 370Z Coupé 2017 - Subaru BRZ 2018 - messages.columnarticles-details.Columns

Comparo

Nissan 370Z Coupé 2017

Subaru BRZ 2018

La Nissan 370Z affronte la Subaru BRZ. Avec quel produit en a-t-on le plus pour notre argent avec un budget de 30 000 $ ?

Antoine Joubert

23 mars 2018

Nissan 370Z Coupé 2017

Subaru BRZ 2018

Moteur performant

Beau look

Prix bien étudié

Grande fiabilité

Bon espace intérieur

Sensation de légèreté

Bonne communication entre la voiture et le conducteur

Habitacle dépassé

Confort limité

Moteur impuissant

Freinage inacceptable

Comparo

Données techniques

Nissan 370Z Coupé 2017

Subaru BRZ 2018

Marque

Nissan

Marque

Subaru

Version

33 998 $

Version

29 995 $

Version à l’essai

Sport

Version à l’essai

Sport-Tech

Moteur

V6, 3,7 litres, 332 chevaux à 7 000 tr/min, 270 livres-pied de couple à 5 200 tr/min

Moteur

4 cylindres à plat, 2,0 litres, injection directe et multipoint, 205 chevaux à 7 000 tr/min, 156 livres-pied de couple à 6 400 tr/min

Transmission

Manuelle à 6 rapports

Transmission

Manuelle à 6 rapports

Une vraie voiture sport à 30 000$, ça existe toujours? Oui ! Mais elles se font rares. En fait, il n’existe aujourd’hui que deux coupés sport à roues motrices arrière offerts à ce prix, et nous avons choisi de les réunir pour qu’elles se mesurent l’une à l’autre. Il est évidemment question de la Subaru BRZ (jumelle de la Toyota 86) et de la Nissan 370Z, dont la stratégie de mise en marché a été complètement revue en 2016.

C’est en cours d’année 2008 que Nissan présentait sa toute nouvelle 370Z, plus légère, plus performante, laquelle venait remplacer la 350Z. Fortement inspirée de la 240Z de 1970, la 370Z commandait à l’époque un prix de 39 998$, en version de base. Huit ans plus tard, Nissan choisissait toutefois de relancer cette même voiture, sans changement, en réduisant le prix de façon significative. En fait, la nouvelle version de base allait être offerte à 29 998$, soit à 10 000$ de moins que par le passé. Même gueule, même niveau de performance, mais avec un équipement légèrement réduit.

Chez Subaru, l’association avec Toyota pour la production de la BRZ a porté fruit. On doit à Toyota le design de la voiture, toujours très actuel, ainsi que la conception de l’habitacle. Pour sa part, Subaru s’est chargé du développement technique et particulièrement de la mécanique. Lancée en 2013, cette voiture a subi de légères améliorations techniques et esthétiques, mais qui ne lui a permis de gagner en performance.

Bien sûr, la Nissan montre à son bord de grands signes de vieillesse. Toujours très attrayante sur le plan esthétique, on ne peut en dire autant de l’habitacle qui affiche une qualité de finition quelconque et surtout, un style complètement dépassé. L’équipement y est également décevant, le modèle de base n’ayant pas droit aux sièges chauffants, à la caméra de recul, ni même à un écran tactile. On nous sert ici le strict minimum, dans un environ très bon marché. Qui plus est, la Z est désavantagée face à sa rivale par ses deux places assises, un élément qui pourrait bien sûr faire rebrousser chemin à plusieurs acheteurs. En contrepartie, la position de conduite convaincra l’amateur de conduite sportive. Ce dernier appréciera le siège ferme et enveloppant, ainsi que l’instrumentation avec un tachymètre placé au centre de l’instrumentation.

De son côté, la Subaru propose un environnement plus confortable et convivial. Les sièges sont parfaitement sculptés, le dégagement est plus généreux et la visibilité est nettement supérieure. À 30 000$, la version Sportech propose également plus d’équipement que la Nissan, notamment accès et démarrage sans clé, l’écran central tactile avec navigation, la climatisation automatique et bien sûr, les sièges chauffants. Sachez également que cette version propose une sellerie de cuir et suède avec surpiqûres, une touche qui rehausse la présentation intérieure. Évidemment, la BRZ est plus pratique que la 370Z. Les places arrière ne sont évidemment pas très spacieuses, mais peuvent dépanner et surtout, contribuer à augmenter l’espace cargo.

L’habitacle de la Nissan n’est peut-être pas très accueillant, mais le vrombissement de son puissant V6 nous réconcilie à coup sûr avec elle. Il ne s’agit évidemment pour moteur très moderne, mais ce monstre de puissance (332 chevaux) et de fiabilité permet à la bête d’offrir l’un des meilleurs rapports prix/performance du marché. Jumelé à une boîte manuelle à six rapports, ce V6 peut aussi être jumelé à une automatique à sept rapports.

Chez Subaru, la motorisation est plus timide. Il s’agit d’un quatre cylindres de 2,0 litres, à cylindres opposés, qui produit un maigre 205 chevaux et qu’on jumelle également, à une manuelle à six rapports. Notez que la BRZ n’est pas dotée du rouage intégral, un élément souvent associé aux produits de la marque. Il s’agit donc comme du côté de la 370Z, d’une voiture à roues motrices arrière.

La Nissan Z est une voiture radicale. Sans compromis. Inutile de chercher une quelconque forme de confort à bord de cette voiture. Les sièges sont fermes, la suspension aussi, et l’insonorisation est déficiente. Maintenant, le niveau de performance est honorable. Le 0-100 km/h s’effectue sous la barre des 6 secondes, les reprises sont magiques et la direction très communicative permet d’obtenir un plaisir de conduite exceptionnel. On prend d’ailleurs plaisir à pousser la machine, à faire révolutionner la mécanique et même, à faire décrocher l’arrière. En fait, le danger de cette voiture réside dans la difficulté à calmer ses ardeurs à son volant, puisque la Z nous incite à enfreindre constamment les lois pour la pousser toujours un peu plus. Bref, une authentique sportive, très performante et amusante, mais qui ne fait aucune concession.

Vous aurez bien sûr compris que la BRZ est plus conviviale. Drôlement moins rapide, les 205 chevaux se font timides, comme en témoigne un 0-100 km/h en 7,6 secondes. En fait, la plus grande déception se situe au niveau du couple, inexistant, qui oblige constamment le conducteur à rétrograder pour aller chercher le maximum de puissance. Le freinage déçoit également de façon marquée, avec une distance d’arrêt beaucoup trop longue et un niveau d’endurance complètement inadéquat pour une voiture à vocation sportive. Donnons-lui tout de même l’avantage d’un plaisir de conduire surprenant, en raison de sa direction précise, de son châssis rigide et de son centre de gravité très bas. Il faut aussi mentionner qu’à vitesse légale, l’agrément de conduite demeure au rendez-vous, un avantage qu’on accorde aussi à la Mini Cooper et à la Mazda MX-5.

Nissan 370Z Coupé 2017

Subaru BRZ 2018

Marque

Nissan

Marque

Subaru

Version

33 998 $

Version

29 995 $

Échelle de prix

29 998 à 48 298 $

Échelle de prix

27 995 à 32 695 $

Version à l’essai

Sport

Version à l’essai

Sport-Tech

Transport et préparation

1 750 $

Transport et préparation

1 650 $

Moteur

V6, 3,7 litres, 332 chevaux à 7 000 tr/min, 270 livres-pied de couple à 5 200 tr/min

Moteur

4 cylindres à plat, 2,0 litres, injection directe et multipoint, 205 chevaux à 7 000 tr/min, 156 livres-pied de couple à 6 400 tr/min

Transmission

Manuelle à 6 rapports

Transmission

Manuelle à 6 rapports

Autres moteurs

NISMO : V6, 3,7 litres, 350 chevaux à 7 400 tr/min, 276 livres-pied de couple à 5 200 tr/min

Autres moteurs

Automatique : 4 cylindres à plat, 2,0 litres, injection directe et multipoint, 200 chevaux à 7 000 tr/min, 151 livres-pied de couple à 6 400 tr/min

Consommation annoncée (ville)

13,3 litres/100 km

Consommation annoncée (ville)

11,1 litres/100 km

Consommation annoncée (route)

9,3 litres/100 km

Consommation annoncée (route)

8,0 litres/100 km

Consommation annoncée (combinée)

11,5 litres/100 km

Consommation annoncée (combinée)

9,7 litres/100 km

Consommation enregistrée

10,4 litres/100 km

Consommation enregistrée

8,0 litres/100 km

Volume du coffre

195 litres

Volume du coffre

196 litres

Longueur (mm)

4 255

Longueur (mm)

4234

Largeur (mm)

1 845

Largeur (mm)

1 775

Hauteur (mm)

1 315

Hauteur (mm)

1 329

Empattement (mm)

2 550

Empattement (mm)

2 570

Poids à vide

1 497 kg

Poids à vide

1 267 kg

Réservoir d’essence

71,9 litres

Réservoir d’essence

50 litres

Garantie de base

3 ans/60 000 km

Garantie de base

3 ans/60 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans/100 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans/100 000 km

Voilà donc deux sportives attrayantes, mais qui ne le sont pas pour les mêmes raisons. Subaru offre évidemment plus de confort et de commodités avec la BRZ, qui propose également un plaisir de conduire surprenant. Or, la Nissan est certainement celle qu’il faut privilégier si l’objectif est d’obtenir les meilleures performances qui soient, ainsi qu’un agrément de conduite ultime. Qui plus est, sa longue carrière de neuf ans a aussi pu nous prouver que cette voiture est solide, fiable, voire indestructible, un avantage non négligeable pour une voiture à vocation sportive, appelée à se faire malmener.

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