Mercedes-Benz Classe C Berline 2018 - Alfa Romeo Giulia 2018 - messages.columnarticles-details.Columns

Comparo

Mercedes-Benz Classe C Berline 2018

Alfa Romeo Giulia 2018

Essai comparatif entre le Mercedes-AMG C63 S et la Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio

Antoine Joubert

30 janvier 2018

Mercedes-Benz Classe C Berline 2018

Alfa Romeo Giulia 2018

Performances élevées

Mode race efficace 

Design distinctif

Finition intérieure

Design distinctif

Performances grisantes

Sonorité typiquement Ferrari

Comportement routier équilibré

Coût d'entretien élevé

Absence de toit panoramique

Craquements à l'interieur 

Finition intérieure simpliste

Fiabilité mécanique à démontrer 

Valeur de revente inconnue

Comparo

Données techniques

Mercedes-Benz Classe C Berline 2018

Alfa Romeo Giulia 2018

Marque

Mercedes-Benz

Marque

Alfa Romeo

Version

97 000 $

Version

101 245 $

Version à l’essai

Mercedes-AMG C63 S

Version à l’essai

Quadrifoglio

Consommation annoncée (combinée)

11,7

Consommation annoncée (combinée)

11,8

Garantie de base

4 ans/80 000 km

Garantie de base

4 ans/80 000 km

Se faire plaisir au volant d’une berline sport de luxe ou d’un coupé de haute performance? Pourquoi pas ! Et il faut croire que ce marché pourtant exclusif gagne en popularité, puisque plusieurs constructeurs prennent aujourd’hui part à l’aventure. Audi, BMW, Cadillac, Lexus et Jaguar sont notamment au nombre des constructeurs qui proposent des offres très alléchantes aux amateurs. Maintenant, puisque Mercedes-Benz nous sert depuis fort longtemps une version AMG de sa Classe C, et que celle-ci passe désormais le cap des 500 chevaux, il nous fallait lui trouver une rivale de taille. Voilà pourquoi nous avons eu l’idée de la mesurer à une nouvelle venue qui pourrait bien chambouler l’ordre établi. En effet, la nouvelle Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio débarque cette année avec une audace et une arrogance jamais égalée, surtout venant de la part d’un constructeur qui doit se rebâtir une réputation.

Chez Mercedes-Benz, la performance est non seulement plus présente que jamais, mais également très lucrative. Voilà pourquoi il existe aujourd’hui plus de versions AMG que de modèles réguliers au sein de la gamme de Classe C, du moins en Amérique du Nord. Vous y retrouverez chez les modèles AMG la C43, la C63 et la C63 S, laquelle fait l’objet de notre comparatif. Celle-ci se décline non seulement en coupé et en berline, mais se démarque d’une version régulière par un look beaucoup plus costaud. Capot à nervures, ailes élargies, calandre agressive et diffuseur arrière sont au nombre des modifications apportées à la carrosserie, excluant bien sûr les jantes AMG exclusives.Du côté d’Alfa Romeo, l’approche est plus simpliste. La version Quadrifoglio se hisse au sommet de la gamme, en proposant une seule configuration. Les lignes sont splendides, très originales, plus à l’avant qu’à l’arrière, ou l’essence italienne est moins marquée. Comme le C63 S, on remarque ici des ailes élargies, une calandre distinctive, mais également un capot avec prises d’air et un gigantesque diffuseur arrière.

Sans l’ombre d’un doute, Mercedes-Benz remporte la palme de la plus belle finition intérieure. Cela ne signifie pas que celle d’Alfa Romeo soit moche, au contraire, mais la qualité générale des matériaux tout comme l’assemblage donne l’avantage à notre joueuse allemande. Maintenant, on se sent un peu plus à l’étroit chez Mercedes-Benz. La console centrale très large, le manque de dégagement et l’étroitesse des sièges sport font en sorte qu’on se retrouve dans un environnement certes très riche et élégant, mais tout de même chargé. À l’opposée, l’habitacle de la Giulia est épuré. L’espace est le dégagement est supérieur et l’ergonomie est nettement plus efficace. D’ailleurs, l’ensemble des commandes est intuitif, même au chapitre du système d’infodivertissement. Quelques gadgets de luxe offerts chez Mercedes-Benz brillent toutefois par leur absence, notamment le toit ouvrant panoramique, qui n’est pas offert, même en option.

Chez Mercedes-Benz, un vrombissant V8 biturbo de 4,0 litres permet d’obtenir 503 chevaux de puissance, mais aussi une sonorité mécanique d’une telle violence, qu’on la comparerait à celle d’un muscle car américain. Pour acheminer la puissance aux roues arrière, une boîte automatique à sept rapports Speedshift est offerte de série. Alfa Romeo fait de son côté les choses différemment. Bien sûr, la turbocompression est de mise, mais se livre via un petit V6 de 2,9 litres, qui dérive en fait du petit V8 Ferrari (California T). Notez que ce moteur est équipé de la désactivation des cylindres et comme chez Mercedes-Benz, du système arrêt-démarrage. L’Alfa Romeo se démarque aussi de sa rivale germanique par un poids inférieur de 135 kilos, conséquence d’un toit, d’un capot et d’un arbre de transmission faits de fibre de carbone, mais aussi d’une très forte utilisation de l’aluminium.

Mercedes-Benz nous propose avec la C63 S une conduite finement étudiée. La sonorité, la réaction de la boîte automatique, la puissance brute du moteur V8 et la suspension entièrement réglable ne sont que quelques-uns des innombrables avantages de ce bolide. Solidement construite, elle peut donc nous impressionner par ses performances pratiquement irréelles, mais aussi par un côté civilisé aussi anticipé de la part des acheteurs. Sélectionnez le mode « race » et vous obtiendrez un comportement diabolique, qui incite le conducteur à enfreindre les lois. Passez toutefois au mode « confort » et la voiture calmera ses ardeurs pour vous offrir une conduite plus aseptisée. Retenez toutefois que dans tous les cas, la puissance et les performances sont phénoménales. De son côté, l’Alfa Romeo nous arrive avec une désinvolture et un vent de fraicheur des plus agréables. D’ailleurs, contrairement à la C63 S, envers laquelle le public cible a beaucoup d’attente, la Giulia n’a que peu de pression. Elle présente néanmoins une personnalité imprévisible, mais à la fois très sérieuse, ainsi qu’un niveau de performances insoupçonné. Rapide, nerveuse, légère et raffinée, cette voiture éblouit son conducteur de façon instantanée. Même la sonorité mécanique, bien distincte de celle de la C63 S, à ce je-ne-sais-quoi d’exotisme qui fait qu’on tombe instantanément sous le charme. Retenez toutefois que la Guilia Quadrifoglio possède un avantage non négligeable par rapport à ses rivales germaniques. Elle est plus amusante à conduire, et propose un comportement moins clinique.

Mercedes-Benz Classe C Berline 2018

Alfa Romeo Giulia 2018

Marque

Mercedes-Benz

Marque

Alfa Romeo

Version

97 000 $

Version

101 245 $

Options

Peinture noire Obsidienne (890 $), Jantes de 19 pouces noires (2 000 $), Ensemble Haut de gamme (4 500 $), Ensemble AMG de Nuit (1 000$), Affichage Tête-haute (1 500$), Sièges de performance AMG (2 300 $)

Options

Peinture Blanc Trofeo (2 500$), Ensemble climatisation (300$), Ensemble Assistance dynamique de conduite (1 500$), Ensemble commodités de chargement (150$), Freins en céramique Brembo (6 500$), Volant en fibre de carbone et Alcantara (600$), Système audio Harman/Kardon (1 200$), Jantes 19 pouces à cinq trous en alu foncé (500$)

Échelle de prix

44 000 à 83 000 $

Échelle de prix

48 995 $ à 87 995 $

Version à l’essai

Mercedes-AMG C63 S

Version à l’essai

Quadrifoglio

Transport et préparation

1 995 $

Transport et préparation

2 495 $

Moteur

V8 Biturbo, 4,0 litres de 503 ch. de 5 500 à 6 250 tr/min, 479 lb-pi de 1 750 à 4 500 tr/min

Moteur

V6 biturbo 2,9 litres DACT, 505 ch. @ 6 500 tr/min, 443 lb-pi de 2 500 à 5 500 tr/min

Transmission

Automatique à sept rapportsEDSHIFT MCT) (C63 et C63S)

Transmission

Automatique à 8 rapports

Autres moteurs

C63 : V8 Biturbo, 4,0 litres de 469 ch. de 5 500 à 6 250 tr/min, 516 lb-pi de 1 750 à 4 500 tr/min C43 : V6 biturbo 3,0 litres de 329 ch. de 5 500 à 6 000 tr/min, 384 lb-pi de 2 000 à 4 200 tr/min C300 : L4 2,0 litre, 241 ch. @ 5 500 tr/min, 273 lb-pi de 1 300 à 4 000 tr/min

Autres moteurs

4 cylindres Turbo 2,0 litres, 280 ch @ 5 200 tr/min, 306 lb-pi @ 2 800 à 4 800 tr/min

Consommation annoncée (ville)

13,4

Consommation annoncée (ville)

13,4

Consommation annoncée (route)

9,6

Consommation annoncée (route)

9,8

Consommation annoncée (combinée)

11,7

Consommation annoncée (combinée)

11,8

Consommation enregistrée

10,2

Consommation enregistrée

10,5

Volume du coffre

435 litres

Volume du coffre

481

Poids à vide

1 730 kg

Poids à vide

1 595 kg

Garantie de base

4 ans/80 000 km

Garantie de base

4 ans/80 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

4 ans/80 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

4 ans/80 000 km

Évidemment, ces deux joujoux sont extrêmement onéreux à l’achat comme à l’entretien. La facture de chacune d’elle oscille autour des 100 000$ et s’accompagne d’un carnet d’entretien conçu pour en tirer toujours un peu plus de vos poches. Cela dit, l’achat de ce type de voiture signifie qu’on accepte de jouer cette partie. De ce fait, il faut donc y aller avec son cœur et choisir celle qui sera en mesure de nous faire aimer la route de plus en plus chaque jour.  Et en ce sens, mon choix s’arrête sur l’Alfa Romeo. Rafraichissante, différente, ultra performante, mais surtout, belle comme le jour. Du vrai charme à l’italienne.

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