Jaguar XE  2018 - Alfa Romeo Giulia 2018 - messages.columnarticles-details.Columns

Comparo

Jaguar XE 2018

Alfa Romeo Giulia 2018

Cette semaine, la Jaguar XE R-Sport 2018 affronte l’Alfa Romeo Giulia 2018. Laquelle se débrouille le mieux face aux allemandes?

Jaguar XE 2018

Alfa Romeo Giulia 2018

Grand nombre de choix mécaniques

Allure classique 

Solide

Aucune vibration

Agrément de conduite

Style audacieux

Risque de ne pas être fiable

Longue distance de freinage

Manque de puissance à laccélération

Risque de ne pas être fiable

Grande distance de freinage

Qualité décevante de la finition de la peinture

Comparo

Données techniques

Jaguar XE 2018

Alfa Romeo Giulia 2018

Marque

Jaguar

Marque

Alfa Romeo

Échelle de prix

43 900 $ à 63 900 $

Échelle de prix

48 995 $ à 87 995 $

Moteur

L4 turbo 2,0 litres de 247 ch à 5 500 tr/min, 269 lb-pi entre 1 200 et 4 500 tr/min

Moteur

L4 Turbo 2,0 litres, injection directe, tout aluminium, SACT, 280 ch @ 5 200 tr/min, 306 lb-pi @ 2 800 à 4 800 tr/min

Consommation annoncée (combinée)

8,5 litres/100km

Consommation annoncée (combinée)

9,05 litres/100 km

Poids à vide

1 594 kg

Poids à vide

1 530 kg

Garantie de base

4 ans/80 000 km

Garantie de base

4 ans/80 000 km

Les berlines compactes sont un segment de plus en plus lucratifs pour l’industrie automobile. Devant l’hégémonie des constructeurs allemands, plus particulièrement de Mercedes-Benz et sa Classe C, les autres fabricants de voitures de luxe désirent plus que jamais avoir leurs parts du gâteau. En plus des BMW Série 3, Audi A4, Infiniti Q50, Lexus IS et Cadillac ATS, deux autres joueurs se sont invités dans la danse : la Jaguar XE et l’Alfa Romeo Giulia. La première a été réintroduite en 2017 par Jaguar, alors que la Guilia se veut le fer de lance de la marque italienne dans le cadre de son grand retour en Amérique du Nord. On met ces deux nouveautés face à face afin de savoir laquelle se débrouille le mieux, en particulier face aux allemandes.

Jaguar a de tout temps proposé des berlines aux carrosseries élancées, athlétiques et félines. La nouvelle génération de Jaguar sous l’égide d’Ian Callum ne fait pas exception à la règle, notamment avec les XJ et XF. Sous le signe de la continuité, la petite XE suit cette tendance d’esthétisme affirmé. On reconnaît tous les traits propres à Jaguar, dont le regard perçant, la ligne de toit basse et les larges feux à l’arrière. Dans le cas de la XE, il y a plusieurs niveaux de finition avec autant de personnalités. On peut aller de l’allure classique au style sportif, selon le modèle que l’on choisit. Pour ce match, on opte pour la version R-Sport, laquelle ne contient aucun chrome, mais plutôt des appliques décoratives noires lustrées. La gamme XE propose une multitude de possibilités en matière de roues avec plus d’une dizaine de jantes.

Un peu plus tôt cette saison, nous avons présenté la version Quadrifoglio de la Giulia, la gamme brutale et surpuissante. On se tourne maintenant vers un modèle plus accessible, et surtout moins ostentatoire dans son approche. En effet, celui-ci délaisse les accessoires décoratifs en fibre de carbone pour une carrosserie plus lisse et moins garnie. En fait, avec ce véhicule, c’est comme si le constructeur revenait à ses principes de base en nous offrant une automobile avec un véritable « sex-appeal ». On ne peut rester indifférent devant l’audace de ses lignes. Chez Alfa Romeo, il y a toutefois beaucoup moins de choix et de possibilités que chez Jaguar. On ne propose que trois versions : « base», « Sport » et  « Lusso ». Selon le modèle, les jantes iront de 18 à 19 pouces. Tout comme la Quadrifoglio essayée en début de saison, la Giulia déçoit par la qualité de la finition de la peinture, malgré les 2 500 $ qu’on en demande.

La XE adopte exactement la même présentation intérieure que son frère, le Jaguar F-PACE. Bien qu’elle soit peu inspirée, la planche de bord est tout de même facile d’usage avec une ergonomie agréable grâce à l’apport de son système multimédia. Seule déception, on aimerait que le luxe soit plus présent. On ne ressent pas l’habituelle sensation de prestige que l’on connaît dans les autres produits de la marque. Toutes les technologies de confort et de sécurité sont intégrées. Sur ce point Jaguar ne fait pas de concession, mais l’on doit accepter de débourser 3 170$ pour avoir tous ces jouets. Il resque que la plus grande déception avec la XE est incontestablement l’espace intérieur. On se sent à l’étroit et c’est encore pire à l’arrière avec un accès difficile en raison de la ligne du toit. Pour le coffre, on atteint les 455 litres, soit une vingtaine de litres de moins que le coffre de la Giulia.

Encore une fois, Alfa Romeo joue la carte du style pour ce qui est de la présentation intérieure. Le véhicule propose un environnement plus moderne avec une structure moins conventionnelle que l’anglaise. Premier constat, la finition laisse à désirer. On ne retrouve pas le même sérieux dans la fabrication que la compétition. Les ajustements sont plus ou moins parfaits, ce qui est inacceptable pour une voiture de cette catégorie. Tout comme avec la Jaguar, il est possible d’avoir tous les accessoires de confort et de sécurité. La liste des options se montre particulièrement longue dans notre véhicule d’essai. Parmi les plus significatifs, notons la présence du Groupe Sport à 2 500 $, qui inclut entre autres des sièges plus enveloppants, l’ensemble de conduite statique avec le détecteur d’angles morts et de trafic transversal à 1 000 $ et l’assistance dynamique à 1 500 $ qui intègre le régulateur de vitesse adaptatif. Pour l’espace intérieur, encore une fois, ce n’est pas le principal argument de vente. Les dégagements sont tout aussi limités que dans la Jaguar.

À l’instar des allemandes, Jaguar ne lésine pas dans ses choix de moteurs. La XE offre une multitude de possibilités, comme le quatre cylindres de 2,0 litres de la série Ingenium de 247 et 296 ch, dont le premier est à l’essai. On va plus loin avec un V6 de 3,0 litres de 380 ch et un diesel de 180 ch et de 318 lb-pi de couple. Cette année, Jaguar présente une version exclusive pour les collectionneurs, la SV Project 8 et un V8 de 5,0 litres de 600 ch. N’y comptez toutefois pas trop, car seulement 10 unités étaient prévues pour le Canada. Soulignons que outes les XE arrivent avec une boite automatique ZF à huit rapports et le rouage intégral.

Si Jaguar multiple les options mécaniques, on ne peut pas en dire autant de l’italienne. Ici, on ne retrouve que deux moteurs. Le premier, présenté plus tôt cette année, est le V6 biturbo de 2,9 litres de la Quadrifoglio avec ses 505 ch et ses performances débridées. Plus raisonnable, la version quatre cylindres de 2,0 litres offre 280 ch et 306 lb-pi de couple. Bien que la Giulia soit aussi livrable en propulsion, celle à l’essai était équipée du rouage intégral Q4. Tout comme avec la XE, on reçoit une boite automatique à 8 rapports. La Giulia est offerte avec un important avantage : son poids plus bas que la XE et ce, malgré le fait qu’elle soit presque entièrement construite d’aluminium.     

À l’accélération, on manque de puissance avec les 247 ch. C’est assez étonnant étant donné que la compétition donne de meilleurs rendements avec des cavaleries équivalentes. La XE se montre néanmoins extrêmement solide. Sur ce point, Jaguar a très bien travaillé, car il n’y a aucune vibration et aucun craquement, même en conduite dynamique. On reconnaît l’esprit sportif de la voiture avec sa direction précise et ses suspensions offrant un bon niveau de fermeté. Là où cette Jaguar flanche, c’est lorsqu’il est question du freinage. C’est incompréhensible, car la taille des disques est adéquate. On obtient une distance d’arrêt beaucoup trop longue, voire presque dangereuse.

À l’image de la Quadrifoglio, on ressent toute la légèreté de la Giulia. Très agile, elle se laisse porter avec une très grande aisance. Il faut dire que la puissance des 280 ch l’avantage face à la Jaguar. L’accélération se montre plus vive. Comme la plupart des autres véhicules italiens, son agrément de conduite fait partie de son ADN. D’ailleurs, on peut jouer avec différents modes qui lui donneront chaque fois un comportement distinct. La direction brille de tous ses feux et les suspensions font un travail remarquable. Le train arrière semble cependant être plus « dansant » que celui de la Jaguar. À croire d’ailleurs que Jaguar et Alfa Romeo se sont parlé avant le match. En effet, les freins de la Giulia ont également posé problème durant l’essai. Ils n’ont pas été aussi catastrophiques que la XE, mais la distance est encore une fois trop longue.

Jaguar XE 2018

Alfa Romeo Giulia 2018

Marque

Jaguar

Marque

Alfa Romeo

Version

59 250 $

Version

63 590 $

Options

Ensemble adaptatif dynamique (1 020 $); Jantes de 19 pouces (1 530 $); Pare-brise chauffant (410 $); Pédalier en acier inoxydable (260 $); Ensemble technologie (3 170 $); Ensemble extérieur noir (360 $)

Options

Peinture Rosso Competizione Tri-coat (2 500 $); Sport Package (2 500 $); Ensemble de conduite statique (1 000 $); Ensemble Assistance dynamique de conduite (1 500$); Dual-Panel Sunroof (1 595 $); Système audio Harman/Kardon (1 200$); Inserts intéreurs en aluminium (300 $)

Échelle de prix

43 900 $ à 63 900 $

Échelle de prix

48 995 $ à 87 995 $

Version à l’essai

XE 25T AWD R-Sport

Version à l’essai

Giulia Ti Q4

Transport et préparation

1 500 $

Transport et préparation

1 795 $

Moteur

L4 turbo 2,0 litres de 247 ch à 5 500 tr/min, 269 lb-pi entre 1 200 et 4 500 tr/min

Moteur

L4 Turbo 2,0 litres, injection directe, tout aluminium, SACT, 280 ch @ 5 200 tr/min, 306 lb-pi @ 2 800 à 4 800 tr/min

Transmission

Automatique à huit rapports ZF

Transmission

Automatique ZF à 8 rapports 8HP50

Autres moteurs

L4 Turbo 2,0 litres de 296 ch à 5 500 tr/min ; L4 Turbodiesel 2,0 litres de 180 ch à 4 000 tr/min; V6 Supercharged 3,0 litres de 380 ch à 6 500 tr/min; V8 Supercharged 5,0 litres de 600 ch. à 6 500 tr/min

Autres moteurs

V6 biturbo 2,9 litres DACT, 505 ch. @ 6 500 tr-min, 443 lb-pi de 2 500 à 5 500 tr-min

Consommation annoncée (ville)

9,8 litres/100km

Consommation annoncée (ville)

10,2 litres/100 km

Consommation annoncée (route)

6,9 litres/100km

Consommation annoncée (route)

7,6 litres/100 km

Consommation annoncée (combinée)

8,5 litres/100km

Consommation annoncée (combinée)

9,05 litres/100 km

Volume du coffre

455 litres

Volume du coffre

481 litres

Longueur (mm)

4 686

Longueur (mm)

4 643

Largeur (mm)

1 967

Largeur (mm)

1 860

Hauteur (mm)

1 425

Hauteur (mm)

1 436

Empattement (mm)

2 835

Empattement (mm)

2 820

Poids à vide

1 594 kg

Poids à vide

1 530 kg

Réservoir d’essence

63 litres

Réservoir d’essence

58 litres

Garantie de base

4 ans/80 000 km

Garantie de base

4 ans/80 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

4 ans/80 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

4 ans/80 000 km

Antoine favorise l’Alfa Romeo en se basant uniquement sur l’agrément de conduite et le style audacieux de la Giulia. Quant à Luc-Olivier, il préfère la Jaguar en raison du nombre de choix mécaniques et l’allure plus classique de la voiture. Par contre, les deux s’entendent pour dire que ni l’une ni l’autre ne sera fiable.   

Appuyez Entrée pour rechercher ou Échapper pour fermer