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Comparo

Chevrolet Traverse 2018

Volkswagen Atlas 2018

Chevrolet Traverse ou Volkswagen Atlas? Lequel de ces deux utilitaires sport à sept places comblera le mieux les besoins des familles?

Luc-Olivier Chamberland

9 mai 2018

Chevrolet Traverse 2018

Volkswagen Atlas 2018

Le volume intérieur

Meilleure consommation de carburant

Plus puissant

 

Agrément de conduite 

Nombreux gadgets

Rouage plus compétent

Absence de gestion automatique du rouage intégral 

La banquette de la 3e rangée uniquement accessible par un côté

Moins puissant

Distance de freinage plutôt longue

Comparo

Données techniques

Chevrolet Traverse 2018

Volkswagen Atlas 2018

Marque

Chevrolet

Marque

Volkswagen

Version

53 490 $

Version

52 540 $

Moteur

V6 3,6 litres, DACT, 305 chevaux à 6 800 tr/min, 260 lb-pi de couple à 2 800 tr/min.

Moteur

V6 VR6, 3,6 litres, DACT, 276 chevaux à 6 200 tr/min, 266 lb-pi de couple à 2 750 tr/min.

Consommation enregistrée

10,0 litres/100 km (FWD)

Consommation enregistrée

10,2 litres/100 km

Volume du coffre

651 à 2 789 litres

Volume du coffre

583 à 2 741 litres

Capacité de remorquage

2 268 kg (5 000 livres)

Capacité de remorquage

2 268 kg (5 000 livres)

Le segment des utilitaires sport à sept places ne cesse de prendre de l’importance pour la simple et bonne raison que les gens sont de plus en plus nombreux à délaisser les monospaces. Pleinement conscients de ce phénomène, pratiquement tous les constructeurs offrent maintenant ce genre de VUS. En 2018, le Chevrolet Traverse s’est complètement renouvelé, alors qu’un nouveau joueur s’est invité dans la partie : le Volkswagen Atlas. On tente de découvrir lequel de ces deux véhicules, pensés en fonction des besoins familiaux, comblera le mieux les besoins des consommateurs.

Depuis le renouvèlement du GMC Acadia en 2017, GM a adopté des approches singulières pour ses utilitaires intermédiaires. L’Acadia est plus petit, alors que le Traverse et le Buick Enclave restent imposants. Sur le plan esthétique, le Traverse est une vraie réussite. C’est une refonte complète. Et, en plus, il est au goût du jour sans s’éloigner des dogmes de Chevrolet. La calandre s’impose avec ses deux sections retenues par une applique de plastique noire. Les blocs optiques demeurent haut perchés tout en s’étirant légèrement sur les ailes avant. Au profil, on note la présence de jantes de 20 pouces peintes en noir avec des accents rouges. On reconnaît ainsi la version Red Line. Pour l’arrière, cette version propose des lentilles claires, ce qui la distingue des modèles réguliers.

Le Volkswagen Atlas est largement inspiré du concept CrossBlue de 2013. On reconnaît tout de suite les traits audacieux de ce dernier sur l’Atlas. Par contre, comme c’est généralement le cas, la version de production est beaucoup plus sage. Son design est d’ailleurs assez polarisant. On y voit des airs de Jeep Grand Cherokee à l’avant et de Mitsubishi Endeavor au profil, notamment pour ce qui est de l’ampleur des arches de roues. Pour l’arrière, les feux proposent des traits très rectilignes. Volkswagen offre une large palette de couleurs, comme le jaune à l’essai. Difficile de rester discret lorsqu’on conduit un véhicule affichant une telle couleur.

Manifestement, les designers et les ingénieurs qui ont pensé l’habitacle du Traverse avaient une famille. Ici, on retrouve une présentation très agréable à l’œil. On intègre plusieurs astuces, dont le coffret de rangement caché derrière l’écran de navigation. La finition se montre exemplaire avec des matériaux de bonne qualité. Par contre, l’utilisation de plastique noir lustré laisse place à une collection d’empreintes digitales un peu partout. Le plus grand avantage est incontestablement le volume intérieur. On obtient de l’espace pour 7 personnes, dont quatre en tout confort. Fait particulier, on peut accéder à la banquette de la troisième rangée uniquement par un côté. L’autre côté n’offre, en effet, aucun mécanisme pour se rendre à l’arrière.

Tous les habitacles des véhicules Volkswagen ont des airs de famille et l’Atlas ne fait pas exception à la règle. On reconnaît immédiatement la rectitude habituelle du constructeur, qui laisse peu de place à l’originalité. Étant donné que l’intérieur du VUS est fonctionnel et très ergonomique, on ne s’étonne pas que les commandes soient simples et bien positionnées. Les récents produits Volkswagen, particulièrement ceux fabriqués aux États-Unis, comme l’Atlas, n’offrent pas le même niveau de finition que les véhicules assemblés en Europe. On remarque que les matériaux ne sont pas d’une très grande qualité; le plastique y est omniprésent. Malgré cela, Volkswagen intègre sur la Execline, la version à l’essai, ses plus innovantes technologies, comme l’instrumentation entièrement numérique qui permet plusieurs configurations, dont l’affichage d'une carte routière complète. On obtient des dégagements amples à l’arrière et à la troisième rangée. On y accède avec aisance grâce aux mécanismes présents sur les deux côtés. Pour ce qui est du coffre, l’Atlas propose un espace de rangement de 583 à 2 741 litres contre 651 à 2 789 litres pour le Traverse.

Chevrolet est généreux en matière d’offres mécaniques. Toutefois, seul le V6 est réellement intéressant et bien adapté. C’est le V6 de 3,6 litres de 305 chevaux et 260 lb-pi de couple qui est inclus. Ce dernier est jumelé à une boite automatique à 9 rapports. GM, dans un souci de faible consommation, propose deux moteurs quatre cylindres : un de 2,5 litres de 193 chevaux et un autre de 2,0 litres turbo de 255 chevaux. Étonnamment, bien que ce soit un utilitaire sport, on doit engager manuellement le rouage intégral à partir d’une molette à la console. Si les conditions se détériorent, le conducteur doit lui-même assurer le passage de la traction à l’AWD. Bien que GM considère que cela procure une économie de carburant, la gestion automatique aurait tout aussi bien fait l’affaire, à notre avis.

Volkswagen propose une stratégie semblable à tous les autres constructeurs. D’entrée de jeu, on découvre un quatre cylindres de 2,0 litres turbo de 235 chevaux. Tout comme le moteur du Traverse, celui-ci vise l’économie de carburant, sans offrir le rendement nécessaire à la taille du véhicule. Le constructeur allemand offre l’éternel et vieillissant V6 de 3,6 litres que l’on connaît depuis des années. C’est ce moteur de 276 chevaux et 266 lb-pi de couple qui équipe notre véhicule à l’essai. Notons qu’il est moins puissant que le moteur du Traverse. Chez Volkswagen, les versions comprenant la traction intégrale sont dotées du réputé système 4Motion. Sur ce point, ce rouage est plus compétent que celui de Chevrolet. Pour la capacité de remorquage, on atteint les 5 000 livres avec l’Atlas et le Traverse. Pour ce qui est de la consommation de carburant, c’est presque un match nul : le Volkswagen arrive à 10,2 litres/100 km contre 10 litres/100 km pour le Chevrolet.

Le Traverse a du mordant à l’accélération avec un temps de 7,4 secondes pour atteindre les 100 km/h. Les reprises sont toutes aussi bonnes (5,1 secondes pour le 80-120 km/h). Malheureusement, on sent un effet de couple étant donné que c’est la traction qui est favorisée. Il faut néanmoins souligner la qualité de la gestion de la transmission qui passe les rapports avec aisance et dynamisme. Contrairement à l’Atlas, GM ne propose pas de mode de conduite proprement dit, à l’exception des types de surfaces. Les mouvements de caisse sont perceptibles, mais on réussit malgré tout à bien contrôler l’assiette. La distance de freinage est, pour sa part, de 42,7 mètres quand le véhicule atteint une vitesse de 100 km/h. C’est assez long, mais considérant la taille du véhicule, on reste dans la norme.

L’Atlas étant un produit Volkswagen, on ressent plus de dynamisme que chez Chevrolet. Les suspensions contribuent beaucoup à ce sentiment. Pour l’accélération, c’est plus lent que le Traverse avec un temps de 9 secondes. Même son de cloche aux reprises qui s’effectuent en 6 secondes. Bien que ce V6 fasse le travail, on sent bien qu’il n’est pas le plus moderne du lot. Sa boite de vitesse fonctionne à merveille, une preuve que les constructeurs n’ont pas besoin de multiplier les rapports à l’infini. La direction est plus communicative et précise que celle du Traverse. Ceux qui ont un intérêt pour l’agrément de conduite seront servis. Au freinage, on frise les 44 mètres. Le poids du véhicule y joue pour beaucoup, mais ça commence à être long.

Chevrolet Traverse 2018

Volkswagen Atlas 2018

Marque

Chevrolet

Marque

Volkswagen

Version

53 490 $

Version

52 540 $

Options

Ensemble Red Line (995 $) : Signe chevrolet en noir, Contour de fenestration et rails de toit en noir lustré, grille avant teintée de noir, roues noires, bas de caisse noirs.

Options

Aucune option

Échelle de prix

34 895 $ à 58 495 $

Échelle de prix

35 690 $ à 52 540 $

Version à l’essai

Premier Red Line

Version à l’essai

Execline

Transport et préparation

1 700 $

Transport et préparation

1 845 $

Moteur

V6 3,6 litres, DACT, 305 chevaux à 6 800 tr/min, 260 lb-pi de couple à 2 800 tr/min.

Moteur

V6 VR6, 3,6 litres, DACT, 276 chevaux à 6 200 tr/min, 266 lb-pi de couple à 2 750 tr/min.

Transmission

Automatique à 9 rapports (9T50)

Transmission

Automatique à huit rapports Tiptronic

Autres moteurs

4 cylindres, turbocompressé, 2,0 litres, DACT, 16 soupapes, tout aluminium, injection directe. 255 chevaux à 5 500 tr/min, 295 lb-pi de couple à 3 000 tr/min.

Autres moteurs

4 cylindres, 2,0 litres, turbocompressé, injection directe, DACT, 235 chevaux de 4 500 à 6 200 tr/min et 258 lb-pi de couple de 1 600 à 4 400 tr/min.

Consommation annoncée (ville)

12,9 litres/100 km (FWD)

Consommation annoncée (ville)

13,7 litres/100 km

Consommation annoncée (route)

8,7 litres/100 km (FWD)

Consommation annoncée (route)

10,1 litres/100 km

Consommation annoncée (combinée)

11,0 litres/100 km (FWD)

Consommation annoncée (combinée)

12,1 litres/100 km

Consommation enregistrée

10,0 litres/100 km (FWD)

Consommation enregistrée

10,2 litres/100 km

Volume du coffre

651 à 2 789 litres

Volume du coffre

583 à 2 741 litres

Longueur (mm)

5 189

Longueur (mm)

5 036

Largeur (mm)

1 996

Largeur (mm)

1 989

Hauteur (mm)

1 796

Hauteur (mm)

1 769

Empattement (mm)

3 071

Empattement (mm)

2 979

Poids à vide

2 078 kg

Poids à vide

2 042 kg

Réservoir d’essence

83 litres

Réservoir d’essence

70 litres

Capacité de remorquage

2 268 kg (5 000 livres)

Capacité de remorquage

2 268 kg (5 000 livres)

Garantie de base

3 ans/60 000 km

Garantie de base

4 ans/80 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans/160 000 km

Garantie du groupe motopropulsteur

5 ans/100 000 km

Dans ce comparatif, les deux véhicules nous ont fait hésiter de longues heures pour en arriver à un verdict final. Nous avons tous aimé l’Atlas pour son agrément de conduite et ses gadgets. En revanche, en considérant les besoins de la famille (l’espace, la consommation et les accessoires), le Traverse remporte ce match. Cela dit, nous avons une réserve quant à la fiabilité du produit. On suggère de le laisser vieillir un peu avant de se lancer; même chose concernant l’Atlas. 

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