Une BMW i8 usagée de 88 000$ est-elle un bon achat? - Chroniques

Question du jour

Une BMW i8 usagée de 88 000$ est-elle un bon achat?

Un lecteur est intéressé par une BMW i8 usagée de 88 000$. Il veut savoir si c’est un bon achat.

10 janvier 2019

BMW

Je regarde pour acheter une BMW i8 usagée d’environ 17 000 km. Est-ce un bon achat ou pas pour 88 000$?

- Romain

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Bonjour. La i8 fut un exceptionnel coup d’éclat de la part de BMW. Bien que plusieurs véhicules concepts l’avaient annoncé, personne ne croyait que BMW irait de l’avant avec cet audacieux projet. Ils l’ont fait et ce fut un succès instantané. Malheureusement, cette réussite fut de courte durée, car l’attrait des acheteurs s’est vite estompé au profit de véhicules plus verts et, surtout, plus pratiques comme ceux de Tesla qui a toujours le vent dans les voiles.

Quoi qu’il en soit, la i8 demeure une expression de hautes technologies pour BMW. Que ce soit sa conception presque entièrement en fibre de carbone ou son usine d’assemblage, qui n’émet aucun déchet et émission, tout y est pour que l’on sauve la planète. Le tout est habillé avec un design spectaculaire qui ne laisse personne indifférent à son passage.

Bien que la robe soit singulière, elle apporte son lot de concessions. L’accès à bord est très difficile, et j’insiste sur le TRÈS difficile. Les portières en élytres offrent peu de dégagement et le seuil, en raison de la conception de la voiture, est très large. On doit donc se tordre dans tous les sens pour y prendre place. Une fois en position, les sièges n’ont que peu de dégagements, l’habitacle étant étroit. Si physiologiquement vous pouvez entrer dans la i8, vous y trouverez des sièges très confortables. BMW l’annonce comme un 2+2. Oubliez l’usage des places arrière : impossible d’y asseoir un humain.

Mécaniquement, c’est magnifique. À l’arrière, pour le train arrière, BMW y a greffé un petit moteur de trois cylindres de 1,5 litre turbocompressé. Il s’agit d’ailleurs du même moteur que celui de la Mini Cooper. Toutefois, ici, les ingénieurs poussent sa puissance à 231 chevaux. À cela, on ajoute un moteur électrique sur le train avant de 131 chevaux. Au compte, la i8 devient un rouage intégral et ne donne rien de moins que 362 chevaux combinés. Fait intéressant, avec ses modes de conduite, elle passe de la voiture de grand tourisme à la sportive par la simple pression d’un bouton. Bien qu’elle soit techniquement une traction intégrale, je ne me risquerais pas l’hiver. Ses roues ont un diamètre singulier et coûteront une fortune à chausser surtout que la voiture est très basse. À moins que vous n’ayez le contrat de déneigement de votre rue, la i8 n’est pas la meilleure exotique d’hiver.

Sur la route, l’expérience est assez unique. Bien évidemment, la visibilité est totalement nulle (le design a pris le pas sur la fonction), mais dans son cas, on vit avec. Ce que l’on apprécie le plus est évidemment l’apport de la technologie. On peut rouler dans les meilleures conditions jusqu’à 37 kilomètres en mode 100 % électrique. Une fois la pile vide, elle devient un hybride « conventionnel ». De cette manière, la consommation demeure toujours limitée, même en mode Sport. Inutile d’insister sur le fait qu’elle est agréable à conduire.

À 88 000 $, elle est dans les prix du marché ; pas une aubaine, ni trop chère. Par contre, sachez que les coûts d’entretien de base de la i8 sont assez semblables à ceux des autres BMW. C’est en cas d’impact, même léger, que les problèmes arrivent. Sa conception en fibre de carbone ne peut pas être réparée dans tous les ateliers BMW. Seuls quelques concessionnaires pourront en effet le faire. De manière générale, la voiture a démontré une fiabilité intéressante mécaniquement. Pour l’électronique, c’est un peu plus hasardeux, mais rien de suffisant pour m’en éloigner.

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