Systèmes d'assistance à la conduite défaillants en hiver : que faire? - Chroniques

Question du jour

Systèmes d'assistance à la conduite défaillants en hiver : que faire?

Une consommatrice se dit déçue du rendement des systèmes d’assistance à la conduite lorsque les conditions climatiques sont moins clémentes.

Honda

Je vous écris pour vous faire part d’une déception que j’ai à l’égard de mon véhicule : un Honda CR-V Touring 2016. Les capteurs pour les divers systèmes d’assistance à la conduite sont facilement obstrués par les conditions climatiques, comme la pluie, la neige et la gadoue. Je dois alors m’arrêter et essuyer le capteur pour que le système fonctionne à nouveau. Que faire?

– Lise

Bonjour Lise,

Hélas, cette situation est loin d’être unique à la marque Honda. Presque la majorité des systèmes d’assistance à la conduite – peu importe le manufacturier – devient inutilisable par mauvais temps.

Comme vous l’avez souligné, c’est l’accumulation de neige ou de gadoue devant le capteur radar qui obstrue son champ d’action et l’empêche de bien interpréter ce qui se passe devant le véhicule. En réponse à cette obstruction, il se désactive carrément afin d’éviter toute confusion dans le système qui pourrait compromettre la sécurité. Compte tenu du climat dans lequel nous vivons au Québec, c’est malheureusement une réalité avec laquelle nous devons composer.

Par exemple, imaginez que le système de détection de collision imminente interprète mal ce qui se trouve devant votre voiture en raison d’une obstruction, donnant l’impression qu’il y a un obstacle à éviter. Il pourrait alors freiner brusquement – même si ce n’est pas nécessaire – et créer une situation assez embarrassante, voir même dangereuse. S’il y a de la neige sur le capteur, il y en a aussi forcément sur la chaussée, et un freinage rapide pourrait compromettre la stabilité du véhicule, augmentant les risques d’accident.

Il faut garder en tête que ce sont des systèmes d’assistance à la conduite. Leur but premier est donc d’assister le conducteur dans certaines situations. Ils ne devraient pas être considérés comme des systèmes de conduite autonome ou semi-autonome. Quand ils sont inutilisables, peu importe la raison, le conducteur doit prendre le relais et user de sa vigilance naturelle. Il est d’ailleurs inscrit dans chaque manuel du propriétaire que ces systèmes ne remplacent pas l’attention du conducteur et que ce dernier est le seul maître à bord.

Ceci étant dit, il est vrai que certains systèmes sont plus prompts à la désactivation que d’autres, devenant pratiquement inutilisables au moindre flocon.

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Quelques constructeurs ont cependant usé de stratégie pour limiter l’obstruction des capteurs. Je pense notamment au système EyeSight de Subaru, dont les capteurs sont positionnés près du rétroviseur central, dans le haut du pare-brise. Leur champ de vision est donc toujours dégagé grâce au passage des essuie-glaces.

D’autres ont aussi œuvré à limiter les désagréments liés à l’obstruction des capteurs. Par exemple, le régulateur de vitesse intelligent peut être transformé en régulateur de vitesse régulier si désiré. Ainsi, on ne se ramasse pas sans régulateur de vitesse quand une fine neige vient couvrir le paysage.

Bonne route, en toute sécurité!

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