Porsche 718 Boxster 2019, Mercedes-AMG SLC43 2019 ou Alfa Romeo 4C Spider 2017? - Chroniques

Question du jour

Porsche 718 Boxster 2019, Mercedes-AMG SLC43 2019 ou Alfa Romeo 4C Spider 2017?

Un lecteur hésite entre les Porsche 718 Boxster 2019, Mercedes-AMG SLC43 2019 et Alfa Romeo 4C Spider 2017.

22 février 2019

Porsche / Mercedes-Benz / Alfa Romeo

Je prends ma retraite cet été et je commence à regarder pour m’acheter un bolide dans le but de m’amuser. Je suis indécis. Voici mes choix : Porsche 718 Boxster 2019, Mercedes-AMG SLC43 2019 et Alfa Romeo 4C Spider 2017 neuve (avec de bons rabais). Quelle est la meilleure option considérant que je veux la garder longtemps ?

- Jean

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Bonjour. Voilà un beau problème. Pour faire une réponse courte, sans l’ombre d’un doute, la Porsche 718 Boxster 2019 va vous offrir une plus belle expérience de conduite. Cette voiture frise la perfection d’un point de vue technique. Porsche maitrise très bien l’équilibre nécessaire pour une voiture au tempérament sportif. Par contre, il y a quelques bémols dans ce monde de béatitude. La sonorité du quatre cylindres de 2,0 litres n’est pas très belle, elle est même plutôt décevante considérant le véhicule. De plus, la 718 est offerte à un prix de base de 66 100 $, mais auquel vous allez certainement faire comme la majorité des propriétaires et ajouter 25 000 $ en options pour qu’elle soit réellement à votre goût. Bien évidemment, c’est à votre guise, mais Porsche a la fâcheuse tendance de nous créer des besoins, ce qui fera évidemment grimper le prix total de la voiture. Il suffit d’être vigilant. D’un point de vue général, je vous recommande toutefois la version S qui donne le zeste supplémentaire nécessaire pour une vraie expérience de conduite avec la 718.

Passons au plan B, la Mercedes-AMG SLC43. Telle qu’on la connaît, la SLC commence à prendre de l’âge et, surtout, montrer des signes du temps. Son moteur est tout simplement merveilleux avec une belle puissance de 385 chevaux. Ils sont tous bien là, d’autant plus que le mariage avec la boite automatique à 9 rapports optimise le rendement. Pour la cabine, vous devez savoir qu’il n’y a que très peu de place, l’habitacle étant très étroit. On ne retrouve aucun espace de rangement digne de ce nom à bord et pas tellement plus dans le coffre une fois que le toit y est caché. Tout comme la 718, mais dans une moindre mesure, on doit voyager léger. Autre déception, le toit rétractable est une source importante de craquement, tout comme le châssis. Sur ce point, c’est indigne de Mercedes-Benz. Comme pour tous les produits allemands, il y a une danse avec les options. Ici, on parle d’un prix de base de plus de 73 000 $ ; ce n’est pas donné, même en considérant la puissance. De plus, la valeur de revente du SLC est nettement moins bonne que celle de Porsche.

Dernier plan, la C, l’Alfa Romeo 4C. Quelle belle machine ! Les designers d’Alfa Romeo n’auraient pas pu faire une plus belle voiture. Elle respecte à la perfection les dogmes stylistiques qui ont fait la réputation d’excellence et d’exclusivité d’une sportive italienne. Autre point positif, le dernier, elle offre au conducteur une expérience de conduite d’exception avec une précision chirurgicale grâce à son incroyable tenue de route. Point essentiel à savoir concernant la 4C, elle n’offre pas une direction assistée. Comme on le dit en jargon québécois : « ça prend de l’huile de coude pour la faire virer ». À haute vitesse, on ne s’en rend pas tellement compte, mais, en ville, c’est un tour de force réel. Mécaniquement, tout comme la Porsche, le moteur est à l’arrière et dispose d’une puissance inférieure à 237 chevaux. Par contre, le secret de son agilité passe par une masse très faible qui favorise son rapport poids/puissance. Malheureusement, pour le reste, on arrive en territoire de compromis. Le confort et le luxe y sont totalement absents. L’inconfort est tel qu’après quelques heures, on doit prendre une pause pour s’en remettre. Oubliez l’optique de longues escapades, elle n’est pas faite pour cela. Alfa Romeo essaie tant bien que mal de jeter de la poudre aux yeux avec des surpiqures et un écran multimédia, mais la finition d’ensemble est indigne pour une voiture de ce prix. Même en considérant la baisse de prix, elle reste certainement aux environs des 70 000 $, ce qui est très onéreux considérant son inconfort. En gros, la 4C est une voiture qui est née pour la piste, pas pour la route.

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