Où en est-on avec la voiture autonome? - Chroniques

Question du jour

Où en est-on avec la voiture autonome?

Ce lecteur s’interroge au sujet des technologies d’aide à la conduite semi-autonome et de leur degré d’efficacité sur les routes du Québec.

18 septembre 2020

Guillaume Fournier

« Bonjour, j’ai remarqué que certains véhicules comme Tesla ont des fonctions de conduite autonome (Autopilot). Ici au Québec, est-ce légal d’utiliser ces technologies ? En cas d’accident, les assurances couvrent-elles les dommages ? »

Alexandre Grégoire

Bonjour Alexandre,

C’est une très bonne question que se posent de nombreux automobilistes du Québec. Sachez qu’aucune voiture actuellement sur le marché n’est autonome. Même si certains constructeurs comme Tesla témoignent du contraire, les technologies qui équipent les véhicules d’aujourd’hui sont encore considérées comme des systèmes d’aide à la conduite.

Il y a d’ailleurs eu beaucoup de controverses autour de ces systèmes, et certains constructeurs doivent revoir la manière dont ils véhiculent le message. En Allemagne, le terme « Autopilot » de Tesla a carrément été banni pour cette raison.

Les choses sont d’autant plus mélangeantes chez Tesla, car l’option Autopilot n’est pas un système autonome mais bien une assistance à la conduite permettant au véhicule de suivre la circulation ou de rester dans sa voie sans devoir toucher le volant, mais seulement pendant quelques secondes. L’intervention du conducteur demeure néanmoins nécessaire.

 



Tesla offre en prime l’ensemble de conduite entièrement autonome qui permet une conduite sans conducteur pendant un moment un peu plus prolongé. Cependant, ce système n’est pas suffisamment au point pour être considéré entièrement autonome.

Selon la National Highway Traffic Safety Association (NHTSA), aux États-Unis, il existe pas moins de cinq niveaux d’automatisation sur les voitures, le cinquième étant une conduite entièrement autonome, en tout temps, et ce, dans toutes les conditions météorologiques possibles, sans nécessiter d’intervention du conducteur.

Actuellement, l’industrie en serait quelque part entre les niveaux 2 et 3, c'est-à-dire entre l’automatisation partielle et conditionnelle. Étant donné que l’autonomie de niveau 3 ne requiert plus l’attention continue du conducteur, elle demeure un point chaud dans les discussions entourant ces technologies. L’industrie de l’automobile a d’ailleurs pris un peu de recul à cet égard en raison des dangers qu’ont récemment révélés certains systèmes.

Rappelons aussi que les technologies d’aide à la conduite dépendent largement de capteurs et de radars pour bien fonctionner, lesquels peuvent facilement s’embrouiller lors d’intempéries.

Les récents accidents en lien avec des voitures autonomes n’ont également pas aidé la chose. Depuis que ces technologies ont été déployées au grand public, on dénombre pas moins de cinq décès dont quatre qui ont été causés par des véhicules de la marque Tesla.


Pour ce qui est de la légalité de ces technologies sur les routes du Québec, étant donné qu’elles sont encore considérées comme étant des systèmes d’aide à la conduite, le conducteur demeure responsable de contrôler son propre véhicule. Ainsi, les polices d’assurance fonctionnent encore de la même manière pour le moment.

Merci de faire confiance à l’équipe de RPM.

 

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