Les différents types de véhicules autonomes - Chroniques

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Les différents types de véhicules autonomes

Les véhicules autonomes sont loin d'être tous identiques.

Volkswagen

Longtemps associés à la science-fiction, les véhicules autonomes appartiennent maintenant à la réalité. Dans les dernières années, certains constructeurs automobiles ont fait des progrès incroyables dans ce domaine. Il est vrai que le nombre de voitures se conduisant toutes seules au Québec est encore marginal. Par contre, dans les prochaines décennies, on devrait voir de plus en plus de voitures sans conducteur sur nos routes.

Le classement des voitures autonomes

Bien que le nombre de voitures autonomes soit encore petit, il existe déjà un système pour les classer. Selon la Société internationale des ingénieurs de l’automobile, les véhicules autonomes se déclinent en effet en six niveaux différents. Plus le niveau est élevé et plus le niveau d’automatisation va être prononcé.

Le niveau 0, aucune automatisation

Le niveau 0 est le niveau d’automatisation le plus faible. En fait, il n’y en a aucun. C’est le conducteur qui contrôle tous les aspects de son automobile. Votre voiture fait peut-être partie de cette catégorie.

Le niveau 1 ou l’aide à la conduite

Un véhicule de niveau 1 contrôle un seul aspect : la direction ou la vitesse. Il ne peut contrôler deux aspects en même temps.

Par exemple, le régulateur de vitesse adaptatif (ACC), sorte de Cruise control des temps modernes, contrôle automatiquement la vitesse du véhicule. Grâce à ce système, le véhicule peut freiner automatiquement s’il se fait dépasser brusquement sur l’autoroute et reprendre sa vitesse de croisière lorsque la voie est libre.

Le niveau 2 ou l’automatisation partielle

Un véhicule doté du niveau 2 d’automatisation contrôle la vitesse et la direction en même temps. Il utilise des caméras et des capteurs pour brosser un portrait de son environnement immédiat. Ce type de technologie n’étant pas sans faille, le conducteur doit toujours rester attentif et être prêt à intervenir en cas d’erreurs du système ou de problèmes. Il devient en quelque sort le superviseur de son auto.

Certains constructeurs, comme Cadillac, ont commencé à proposer aux consommateurs des modèles de niveau 2. À titre d’exemple, la Cadillac CT6 est livrée avec le système Super Cruise. Lorsqu’il est activé, le conducteur n’a théoriquement plus besoin de tenir le volant ni d’appuyer sur la pédale d’accélération ou de frein. Il doit quand même porter continuellement une attention à la route, comme s’il conduisait lui-même son véhicule.

Dans le cas où il devrait justement reprendre le volant, une barre lumineuse s’allume pour l’avertir. Si l’automobiliste ne reprend pas les commandes, le système peut lui-même ralentir la voiture, l’immobiliser sur l’accotement et même activer les feux de détresse.

Le Super Cruise a toutefois ses limites. Il peut être utilisé seulement dans quelques situations précises, comme sur l’autoroute quand la circulation est faible et les lignes sur la chaussée bien présentes.

Le niveau 3, l’automatisation conditionnelle

Un véhicule de niveau 3 peut se conduire pratiquement tout seul. L’automobiliste n’est donc plus obligé de regarder constamment la route ; il peut momentanément faire autre chose. Cependant, il y a certaines situations qui peuvent encore lui demander son attention. Au Québec, le niveau 3 est le plus haut niveau d’automatisation permis.

L’Audi A8 fait partie des rares modèles à inclure une telle technologie. Son système Traffic Jam Pilot fait appel à 12 capteurs installés tout autour de la voiture et quatre caméras à 360 degrés pour diriger tout seul le véhicule. Ce système a surtout été conçu pour être utilisé lors de congestions sur les autoroutes pour permettre au conducteur de faire autre chose durant ce laps de temps.

Malheureusement, cette technologie ne sera offerte pour le moment qu’en Europe. Pourquoi? Tout simplement parce que les véhicules de niveau 3 ne sont pas permis partout en Amérique du Nord, ce qui complique son déploiement sur notre continent.

Le niveau 4, l’automatisation élevée

Le niveau 4 d’automatisation va encore plus loin. Dans ce cas-ci, l’automobiliste n’a plus besoin d’être attentif. Tout ce qu’il a à faire, c’est d’indiquer au système où il veut se rendre. Le véhicule s’occupera ensuite du reste grâce à des capteurs, des caméras à 360 degrés et des radars.

La marque Tesla a été une pionnière dans ce domaine grâce à sa fonction Autopilot, sorte de pilote automatique intelligent. Ce système peut aussi consulter l’agenda du propriétaire pour déterminer sa prochaine destination, trouver automatiquement une place de stationnement et se stationner. Le propriétaire du véhicule peut même lui demander de venir le chercher à l’aide de son téléphone intelligent.

Même si ce système parait très futuriste sur papier, dans la vraie vie, il n’est pas encore parfait. Il a été impliqué dans plusieurs accidents, dont quelques-uns ont été mortels. Par exemple, en 2016, un conducteur d’une Tesla Model S est mort dans un accident de la route alors que le mode Autopilot était activé. Il regardait un film et n’avait pas vu la semi-remorque qui voulait effectuer un virage en sens inverse. Résultat : sa voiture a foncé dans le camion, ce qui a provoqué sa mort.

Le niveau 5, l’automatisation complète

Les voitures de niveau 5 semblent tout droit sortir du futur. En théorie, elles n’auraient même pas besoin de volant ni de pédale pour fonctionner. Ce type de véhicules donnerait à son utilisateur l’impression qu’il prend un taxi ; il pourrait faire autre chose sans jamais se soucier de son auto.

Ce n’est pas demain la veille qu’on verra sur nos routes ce type de véhicule. Par contre, dans un avenir plus ou moins rapproché, ce genre de voiture pourrait faciliter la vie aux gens incapables de conduire à cause de leur âge ou d’un handicap. Les véhicules autonomes de niveau 5 rendraient également les longs trajets moins ennuyants.

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