La fin de la voiture à essence en 2050 - Chroniques

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La fin de la voiture à essence en 2050

La fin de la voiture à essence en 2050

Cela se discute depuis 4 ans en Europe. En août dernier, le Québec lançait une alliance qui prévoyait de ne plus vendre aucun moteur thermique à l’horizon 2050. Une initiative qui a fait boule de neige à la récente conférence de Paris. L’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Norvège ont joint le Québec ainsi que les États américains suivants : la Californie, le Connecticut, le Maryland, le Massachusetts, l’Oregon, le Rhode Island et le Vermont. Ensemble, ils veulent mettre fin au règne de la voiture à essence. Plus aucune émission d’ici 2050, pas même d’hybrides que de l’électrique

Une mission plus difficile qu’elle en a l’air
Si technologiquement la chose est possible, il faut toutefois se tourner vers la production d’énergie électrique pour voir dans quelle galère les pays se sont embarqués. En effet, les participants très enthousiasmes annonçaient qu’une telle mesure permettrait de réduire les émissions de CO2 d'un milliard de tonnes par an jusqu'en 2050 avec l'accélération du développement de la voiture zéro émission. Ces mêmes experts ont toutefois fait une grave omission. Personne n’a parlé des modes de productions d’énergie électrique pour alimenter ses voitures apparemment si propres.

Le Québec part avec une longueur d’avance
Chez nous, 99 % de notre énergie électrique provient de l’hydroélectricité, une énergie propre et renouvelable. Nous sommes donc les mieux placés pour aspirer à un avenir plus vert. Mais nous sommes l’exception à la règle. À l’échelle planétaire, l'hydroélectricité fournit environ 7 % de nos besoins énergétiques. Le charbon est encore dominant sur la planète, spécialement dans les pays en développement en raison de son prix abordable. La Chine produit 80 % de son électricité grâce au charbon. Nos voisins du sud produisent près de 40 % de leur électricité avec le charbon, c’est pourtant un pays riche. L’Inde est aussi un grand consommateur de charbon tout comme l’Allemagne. Le charbon est responsable de 44 % des missions polluantes provenant de la production d’énergie dans le monde. L’énergie nucléaire qui produit sans polluer, mais offre en bout de piste des déchets radioactifs pour 10 000 ans produit 5 % de la demande mondiale en électricité. Il y a environ 435 réacteurs fonctionnant dans 31 pays. Les principaux pays producteurs d'uranium sous sa forme brute sont le Canada, le Kazakhstan et l'Australie. Pour la production d'électricité au nucléaire, les États-Unis sont en première place, suivis de la France.

Aller vers des énergies renouvelables
Les sources d’énergies renouvelables comme le solaire, l’éolien ou la géothermie se pointent à l’horizon, mais leur utilisation est encore embryonnaire. C’est pourtant vers ces dernières que les pays devront se tourner pour diminuer leur empreinte environnementale. Le potentiel est énorme. En une heure, la quantité d'énergie solaire qui atteint la surface de la Terre équivaut à la consommation de la population mondiale pendant un an ! Toutefois, ce type d'énergie reste largement inexploité.

Un choix de société
Ce qui semble une décision pour éliminer les voitures à combustion interne de nos routes est en définitive une problématique beaucoup plus complexe. Il faudra que les pays se décident à imposer une politique verte globale pour espérer améliorer la qualité de l’air et opérer des changements profonds. La voiture propre ne devient qu’une simple conséquence d’un geste beaucoup plus grand.





 

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