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La conduite semi-autonome est mal comprise

Deux études américaines démontrent que les systèmes de conduite semi-autonome ne sont pas bien compris des automobilistes.

L'équipe RPM

21 juin 2019

Cadillac

Les voitures deviennent de plus en plus sophistiquées, notamment grâce à l’ajout de systèmes d’aide à la conduite. Mais l’automatisation des véhicules a ses limites et plusieurs automobilistes ne comprennent pas bien son fonctionnement, selon deux nouvelles recherches de l’IIHS (Insurance Institute for Highway Safety).

Deux mille conducteurs ont participé à ces recherches dirigées par l’Institut des assurances pour la sécurité routière. Le principe était d’observer, dans un premier temps, leur reconnaissance des noms de systèmes d’automatisation, sans mentionner la marque automobile derrière leur conception. L’IIHS a donc choisi Autopilot (Tesla), Traffic Jam Assist (Audi), Super Cruise (Cadillac), Driving Assistant Plus (BMW) et ProPilot Assist (Nissan).

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Pour mener leurs analyses, les intervenants ont choisi au hasard deux de ces cinq technologies. Une fois celles-ci sélectionnées, les participants devaient répondre à une série de questions sur la sécurité de ces systèmes d’automatisation. Par exemple : est-il sécuritaire d’enlever les mains du volant lorsque la technologie est active?

En réponse à cette question, pas moins de 48 % ont affirmé qu’il est sécuritaire de retirer les mains du volant avec le système Autopilot de Tesla. Concernant les autres systèmes, le taux d’affirmation était plus bas – 33 % ou moins.

L’étude révèle d’ailleurs qu'Autopilot est considéré par la majorité comme étant le système le plus sécuritaire. En effet, la proportion de répondants qui pensent qu’en roulant avec le système de Tesla on peut regarder le paysage, lire, parler au téléphone ou encore de clavarder en toute sécurité, est plus élevée qu’avec les autres programmes. D’ailleurs, 6 % des répondants croient qu’il est convenable de siester avec l’Autopilot activé, comparativement à 3 % pour les autres systèmes.

La deuxième recherche, quant à elle, conclut que les automobilistes ne comprennent pas toujours l’information communiquée par les ordinateurs de bord. David Harkey, président de l’IIHS, estime que si les instructions émises dans le tableau de bord ne sont pas comprises au moment où il se doit, le manufacturier devrait trouver de meilleures façons d’aviser les conducteurs.

« À moins que le conducteur ait une certaine compréhension du système, ces nouvelles fonctions ont tout de même le potentiel de créer de nouveaux risques. [Par conséquent], les manufacturiers devraient examiner la signification du nom de leur système et ce qu’elle représente pour les gens », a d’ailleurs ajouté Monsieur Harkey.

SAE International a classé les systèmes d’automatisation en cinq catégories. Actuellement, sur le marché, les voitures peuvent inclure un système de niveau 1 ou 2. Ces niveaux correspondent aux véhicules capables d’accomplir une ou plusieurs tâches, mais avec la supervision du conducteur. En d’autres mots, dans un véhicule de cette catégorie, le conducteur doit être en mesure de comprendre et d’analyser son environnement. Le niveau 5 équivaut à un véhicule complètement autonome.

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