Même un véhicule électrique rechargé par de l’énergie «sale» serait plus propre que l’essence et le diesel - Actualités

Environnement

Même un véhicule électrique rechargé par de l’énergie «sale» serait plus propre que l’essence et le diesel

C’est ce que conclut une étude menée par l’organisme de recherche Bloomberg NEF.

L'équipe RPM

21 janvier 2019

Chevrolet

Depuis les dernières années, les véhicules électriques ont la cote auprès des consommateurs. Ils permettent aux automobilistes de rouler sans émettre d’émissions polluantes, en plus de faire des économies substantielles en carburant. Cependant, une question demeure : qu’arrive-t-il lorsqu’on recharge un véhicule électrique avec de l’énergie « sale »? Est-ce qu’on pollue plus qu’avec un véhicule à essence ou diesel? L’organisme de recherche Bloomberg NEF vient de se pencher sur cette question épineuse.

À LIRE AUSSI : Les futurs véhicules électriques pourraient utiliser leur carrosserie comme batterie

Cette question divise les automobilistes depuis des années. Selon certains, recharger un véhicule électrique avec de l’énergie produite, par exemple, par une centrale au charbon serait plus polluant que d’utiliser un véhicule à moteur thermique.

Évidemment, au Québec, cette question se pose moins, étant donné que notre énergie est renouvelable. En revanche, dans des pays comme la Chine, où l’électricité est produite largement par des centrales au charbon, cette question mérite d’être posée.

Selon l’étude de Bloomberg NEF, les véhicules électriques seront toujours plus écologiques que les véhicules traditionnels, et ce, peu importe la source d’énergie utilisée pour recharger leur batterie. Les voitures électriques rechargées par de l’énergie non renouvelable émettent même 40 % moins d’émission de dioxyde de carbone dans l’atmosphère que les véhicules équipés d’un moteur à combustion.

Les analystes de Bloomberg NEF soutiennent même que les véhicules électriques deviendront de plus en plus écologiques dans les prochaines années. Pourquoi? Tout simplement parce que de plus en plus de pays se tourneront vers des sources d’énergie renouvelable, comme le vent et le soleil. Les vieilles centrales au charbon seront progressivement remplacées par des éoliennes ou des panneaux solaires.

D’après les estimations de Bloomberg NEF, 38 % de la production électrique mondiale en 2018 provenait de sources n’émettant pas de CO2. Ce nombre devrait passer à 63 % en 2040.

Gageons que cette nouvelle étude devrait faire plaisir aux constructeurs qui développent des véhicules électriques. Ça leur fera un argument de vente de plus.

Malheureusement, l’étude ne parle pas de l’impact de la fabrication et du recyclage des batteries, un autre sujet sensible dans l’industrie.

Tags associés: Véhicules électriques, Environnement

Pour plus d’informations

Appuyez Entrée pour rechercher ou Échapper pour fermer