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Voitures autonomes : un sondage inquiétant sur les futures habitudes des Canadiens

Voitures autonomes : un sondage inquiétant sur les futures habitudes des Canadiens

Daniel Rufiange

3 octobre 2016

Les voitures autonomes sont à l’essai partout chez les constructeurs. La question n’est plus de savoir si elles feront partie de notre quotidien un jour, mais bien de savoir quand. Si pour tous ceux passionnés par la conduite l’idée de se laisser conduire par une voiture robotisée est hors de question, pour d’autres, il s’agit d’un salut; tous ne sont pas friands de la conduite d’une automobile.

Le problème, c’est l’interprétation que feront les gens du rôle de la voiture autonome, et par ricochet, de leur propre rôle à bord d’un tel véhicule. Un récent sondage réalisé par la Traffic Injury Research Foundation, un organisme à but non lucratif qui concentre ses efforts sur la sécurité routière, nous révèle d’inquiétantes informations sur la perception des conducteurs canadiens.

Ce dernier nous apprend que plusieurs auront tendance à se déresponsabiliser. Les résultats du sondage nous laissent croire que les routes pourraient être plus dangereuses en raison des comportements qu’adopteraient les gens.

Concrètement, voici quelques-unes des conclusions de l’analyse qui s’est intéressée aux opinions de 2600 Canadiens.

9 conducteurs sur 10 ont mentionné qu’ils pourraient prendre un verre avant de monter dans leur voiture autonome.

17 % disent qu’ils feraient autre chose au volant, plutôt que de surveiller le comportement du système.

Selon 16 % des gens recensés, il ne sera pas important de porter attention à ce qui se passe.

24 % affirment qu’ils monteraient à bord de leurs véhicules dans un état de fatigue avancé.

Une personne sur 10 est convaincue qu’elle pourrait faire des siestes en se laissant conduire.

9 % des gens n’hésiteraient pas à faire confiance à la voiture s’ils étaient en état d’ébriété.

S’ils réalisent qu’ils sont en retard, 35 % des sondés ont mentionné qu’ils désactiveraient les contrôles automatisés pour prendre le volant et conduire plus rapidement.

13 % vont même jusqu’à dire qu’ils brûleraient les feux rouges pour arriver à l’heure.

Un conducteur sur trois dit qu’il se sentira en sécurité à bord d’une voiture autonome.

La même proportion croit que la voiture autonome réagira mieux qu’eux lors d’une situation d’urgence.

Ces données démontrent une chose; l’éducation devra être au cœur des préoccupations le jour où la voiture autonome sera à nos portes. Déjà, les gens ne connaissent pas toujours de quelle façon fonctionnent les dispositifs de sécurité de leur véhicule actuels. Ils devront être informés davantage sur les nouvelles technologies.

Et quand sera-t-il temps de s’occuper de ces enjeux? Le plus rapidement possible, répondent plusieurs intervenants du milieu, dont Stephen Beatty, vice-président chez Toyota Canada. Cependant, quantité d’observateurs de l’industrie automobile affirment que la voiture autonome ne sera pas parmi nous avant une décennie ou plus, même si cette dernière semble frapper à nos portes.

Pour l’instant, toujours selon le sondage de la Traffic Injury Research Foundation, 70 % des gens ne feraient pas appel à une voiture à conduite autonome si elle leur était proposée aujourd’hui.

En bout de piste, c’est le consommateur qui aura le dernier mot.

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