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Les autorités japonaises débarquent dans les bureaux de Mitsubishi

Les autorités japonaises débarquent dans les bureaux de Mitsubishi

Daniel Rufiange

3 septembre 2016

Après le scandale des moteurs Diesel de Volkswagen, une autre tempête, cette fois concernant les cotes de consommation, a frappé dans l’industrie automobile. En avril dernier, Mitsubishi se retrouvait à son tour au banc des accusés. L’entreprise n’a eu d’autres choix que de reconnaître sa culpabilité.

En gros, elle a avoué qu’elle n’utilisait pas les méthodes reconnues pour calculer la consommation de plusieurs de ses véhicules, et ce, depuis 25 ans. En fait, plutôt que de se fier à des tests balisés, elle se contentait plutôt d’estimation venant de l’interne. Le resserrement des normes de 1991, visant à mieux calculer les cotes de consommation des véhicules en zones urbaines, n’a jamais été pris en considération par Mitsubishi.

Voilà qui met en lumière tout le problème de l’autorégulation.

La nouvelle a fragilisé l’état déjà précaire dans lequel se trouvait ce manufacturier. Puis, il y a quelques jours, on apprenait que Mitsubishi avait aussi menti sur les cotes de plus de véhicules qu’elle ne l’avait mentionné au départ.

Rien pour regagner la confiance de personne. Ce dernier aveu a mené, hier, à un autre chapitre de cette saga alors que les autorités japonaises sont débarquées au siège social de l’entreprise ainsi qu’à son usine de Nagoya afin d’y faire des perquisitions.

« Nous voulons connaître les circonstances qui ont mené à cette situation », s’est contenté de dire le ministre des transports japonais, Keiichi Ishii. Ce dernier a aussi déclaré que son ministère a fait parvenir des documents aux autres manufacturiers pour s’assurer que ces derniers respectent la loi lorsque vient le temps d’effectuer des tests de consommation.

Les actions de Mitsubishi sont demeurées relativement stables hier, malgré cette nouvelle. Il faut cependant dire qu’elles ont drastiquement chuté (plus de 50 %) depuis l’annonce du printemps dernier. D’ailleurs, celle-ci avait forcé le président de la firme, Tetsuro Aikawa, à laisser son poste.

Nissan était aussi venu à la rescousse en prenant le contrôle de Mitsubishi. C’est elle qui avait initialement découvert des irrégularités dans les calculs de Mitsubishi. Il faut savoir que Nissan commercialise au Japon des produits fabriqués par Mitsubishi.

Pour reprendre une expression populaire, disons que l’étau se ressert sérieusement sur la firme japonaise.

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