Effondrement du rouble : GM, Audi, Jaguar et Nissan suspendent leurs ventes en Russie - Actualités

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Effondrement du rouble : GM, Audi, Jaguar et Nissan suspendent leurs ventes en Russie

Effondrement du rouble : GM, Audi, Jaguar et Nissan suspendent leurs ventes en Russie

Daniel Rufiange

23 décembre 2014

Considérée comme un des marchés émergents de la planète dans le domaine automobile, la Russie est aux prises avec une crise financière qui affecte la valeur de sa monnaie, le rouble. Depuis le début de l’année, la devise russe a perdu 60 % de sa valeur face au dollar américain.

Nombre d’entreprises, confrontées à d’importantes pertes, ont décidé de cesser temporairement la vente de leurs produits là-bas. Par exemple, Apple y a suspendu ses activités.

Au hockey, l’autre ligue importante, la KHL, connaît d’importantes difficultés.

Dans le secteur d’activité qui nous intéresse, plusieurs constructeurs ont décidé de cesser leurs opérations en attendant que la situation se redresse.

C’est le cas de General Motors, de Jaguar, d’Audi et de Nissan qui a annoncé que certains de ses modèles ne seraient plus disponibles pour un certain temps. Ces entreprises ne prennent plus de commandes, mais assurent que la livraison des modèles déjà promis aura lieu.

Chez Nissan, on a déjà procédé à une hausse du prix de certains modèles de 5 % à 8 %, mais ça ne semble pas suffisant pour amenuiser les effets de l’hémorragie qui touche le rouble. À l’enseigne Toyota, les prix ont aussi été revus à la hausse, mais pour l’instant, aucune vente n’a été suspendue.

Dans bien des cas, c’est le pourcentage de pièces importées pour la construction d’un modèle qui fait que la compagnie doit décider ou non d’en cesser la vente.

Pour certains, les pertes encourues sont fort importantes. Par exemple, chez BMW, il est estimé que les dégâts pour le dernier trimestre de l’année pourraient atteindre 183 millions de dollars.

Les experts identifient deux événements pour expliquer la dévaluation du rouble depuis le début de l’année. Dans un premier temps, l’attitude du Président Putin à l’égard de la situation ukrainienne, ce qui a entraîné des sanctions économiques des pays de l’Ouest. Dans un deuxième temps, la chute récente du prix du baril de pétrole qui a fortement touché l’économie russe. En effet, 70 % des revenus d’exportations de la Russie proviennent de l’industrie pétrolière.

Enfin, pour vous donner une idée de l’ampleur de la catastrophe, Carlos Ghosn, le grand patron de Renault/Nissan, a utilisé l’expression bain de sang pour expliquer la situation économique là-bas.

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