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1400 investisseurs poursuivent Volkswagen pour 9.2 milliards

1400 investisseurs poursuivent Volkswagen pour 9.2 milliards

Daniel Rufiange

22 septembre 2016

Il y a un an hier, le 21 septembre 2015, Volkswagen admettait ses fautes dans ce qu’il est convenu d’appeler le scandale Diesel. L’annonce survenait trois jours après la publication de la nouvelle par l’EPA (Environement Protection Agency) concernant la tricherie. Rapidement, l’action du constructeur allemand a amorcé une chute spectaculaire qui n’a de toute évidence pas été appréciée des détenteurs d’actions.

Ces derniers avaient un an pour intenter une poursuite contre le manufacturier et tout juste avant la date limite du 18 septembre, les bureaux d’avocats chargés de recevoir les requêtes ont été complètement débordés.

Des locaux additionnels ont dû être réquisitionnés et des employés supplémentaires ont été engagés.

Les requérants, qui proviennent à la fois du domaine privé ainsi que de milieux institutionnalisés, prétendent que Volkswagen n’a pas déclaré assez rapidement qu’elle pouvait faire face à de sérieuses accusations des autorités américaines à propos du logiciel qui permettait de déjouer les tests d’émissions polluantes.

Pour eux, la divulgation plus rapide de cette information leur aurait permis, s’ils l’avaient désiré, de se départir de leurs actions avant que ces dernières n’amorcent leur descente aux enfers.

Volkswagen a pour sa part déclaré, via un communiqué, qu’elle a rempli ses obligations quant à la divulgation des informations en regard des lois qui régissent les marchés capitalistes. Elle affirme même que plusieurs experts en droit le confirment.

Volkswagen prétend aussi qu’elle croyait en arriver à une entente avec les autorités plutôt que d’avoir à se retrouver au banc des accusés. Elle estimait qu’un chèque de 100 millions suffirait pour régler l’affaire.

La firme a plutôt été forcée de mettre 20 milliards de dollars de côté pour faire face à ses responsabilités. Déjà, une somme de 14,7 milliards a été allouée pour régler le dossier aux États unis.

Clairement, le constructeur allemand n’est pas au bout de ses peines.

D’ailleurs, nous apprenions hier que le constructeur a décidé de retirer deux de ses bannières, Lamborghini et Bentley, des activités du prochain Salon de Paris, l’un des plus importants sur la planète.

Il n'y a pas que le gouvernement qui est en mode austérité.

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