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Prix de l'essence et délais d'attente : les consommateurs coincés dans une impasse

Le prix élevé du carburant pourrait forcer les consommateurs à se tourner vers des véhicules moins énergivores qui n’arrivent qu’au compte-gouttes dans les concessions.

EN RÉSUMÉ
  • Plusieurs consommateurs qui ont acheté une camionnette ou un VUS doivent maintenant payer très cher leur carburant.
  • Nous observons un mouvement de masse vers les modèles moins énergivores.
  • Les délais d’attente pour les nouveaux modèles, surtout électriques, sont énormes.

L’histoire de l’automobile nous a démontré que les hausses du prix du carburant ont forcé les consommateurs à se tourner vers des modèles moins énergivores. Il y a toutefois un léger problème en 2022 : il ne s’agit pas d’une année normale pour l’industrie de l’automobile. De sérieux problèmes d’approvisionnement causent d’énormes délais dans la disponibilité des modèles. Les consommateurs se retrouvent donc dans une impasse.

Si les tout premiers débuts de la pandémie de COVID-19 ont causé une chute du prix du carburant, nous ressortons de cette crise dans un contexte complètement différent. En effet, le prix du litre d’essence ordinaire au Québec vient récemment de franchir la barre des 2 $, du jamais vu. Rappelons qu’il oscillait autour de 1 $ à pareille date en 2020.

Qu’est-ce qui a causé une augmentation aussi rapide ? L’industrie pétrolière a, elle aussi, été victime de problèmes d’approvisionnement et d’une pénurie de personnel la plaçant dans une situation où la demande était plus élevée que l’offre. L’invasion de l’Ukraine par la Russie n’aide évidemment pas les choses, surtout depuis que le Canada et les États-Unis ont banni l’importation du brut russe. Il s’agit donc d’une situation fâcheuse qui risque d’affecter le portefeuille des automobilistes encore longtemps.

Les automobilistes québécois roulent actuellement en camionnette ou en VUS, des modèles qui constituent aujourd’hui près de 65 % du parc automobile. Si ces modèles sont devenus si populaires, c’est surtout en raison d’un prix du litre de carburant qui est resté bas et stable pendant près d’une décennie, mais aussi d’une volonté de la part des constructeurs d’augmenter la disponibilité de ces modèles, qui sont, on doit le noter, clairement plus profitables.

Ajoutons à cela des achats compulsifs au début de la pandémie, et de nombreux consommateurs québécois, qui disaient n’avoir qu’une vie à vivre, se retrouvent aujourd’hui propriétaires d’une camionnette mue par un moteur V8 qui leur coûte près de 200 $ pour faire le plein. C’est sans compter la quantité monstre de produits récréatifs qui se sont vendus en 2020 et 2021.


La situation ne va pas en s’améliorant


L’augmentation du prix du carburant nous mène tout droit vers un phénomène attendu : celui d’un mouvement de masse vers les modèles hybrides, hybrides rechargeables et électriques.

Au cours des deux dernières semaines, je me réveillais chaque matin avec au moins un message d’un automobiliste qui me demande des conseils pour l’achat d’un de ces modèles. La boîte de courriel de RPM déborde de questions semblables.

C’est le même son de cloche dans les concessions qui se retrouvent avec le beau problème d’une demande élevée dans un contexte où la disponibilité des modèles, surtout les électriques, est quasi nulle.

Pour illustrer la progression rapide de ce mouvement, il y a un mois à peine, les consommateurs se faisaient dire qu’il fallait attendre 6 mois pour la livraison d’une Hyundai IONIQ 5. Déjà, la semaine dernière, on m’informait que ce délai venait de grimper à un an, au minimum. Certains modèles, comme le Volkswagen ID.4, se font attendre pendant 2 ans.


Quoi faire ?


Les consommateurs se retrouvent donc dans un frustrant cul de sac qui les oblige à acheter du carburant coûteux jusqu’à ce que leur véhicule électrique arrive en concession. Hélas, on ne s’en sort pas. Seuls les propriétaires actuels de modèles hybrides, hybrides rechargeables et électriques sont épargnés.

Notre suggestion, si vous vivez une telle impasse, c’est de patienter. Du moins, si votre situation le permet. En effet, si les consommateurs arrêtaient d’acheter des véhicules neufs, cela ferait baisser la demande et monter l’offre, ce qui affecterait également le prix de vente qui ne fait que grimper depuis 2 ans.

Si le prix du carburant vous affecte financièrement, tentez de vendre votre modèle énergivore pendant qu’il a encore une certaine valeur sur le marché de l’occasion. Vous pourriez ensuite vous tourner vers un modèle électrique d’occasion ou un véhicule mû par une motorisation hybride ou par un moteur de plus petite cylindrée.

Certes, le manque d’inventaire est tout aussi problématique dans l’occasion, mais vous risquez tout de même de trouver un véhicule économique plus rapidement que dans le neuf.


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